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ORDRE DIXIEME.
GALLINACÉS. — G A L L INÆ.
B ec court, convexe; dans le plus petit
nombre des genres couvert d’une cire ; mandibule
supérieure voûtée, courbée depuis sa
base, ou seulement à la pointe. N arines
latérales, recouvertes d’une membrane voûtée,
nue, ou bien garnie de plumes. P ieds,
à tarse long ; trois doigts devant, réunis
par une membrane ; le doigt de derrière
s’articulant plus haut sur les tarses, au-dessus
des articulations des doigts de devant ;
rarement trois doigts divisés ou réunis,
sans doigt postérieur, ou celui-ci très-
petit.
Les oiseaux de différens genres qui composent cet ordre,
sont lourds et ont le corps très-charnu ; le plus grand nombre
a les ailes courtes ; tous grattent la terre et se vautrent
dans la poussière ; ils se nourrissent principalement de
graines et de semences ; un petit nombre d’espèces ajoutent
à cet aliment celle des baies et des bourgeons; la
plupart mangent aussi des insectes ; les alimens subissent
.dans le gésier une première macération. Us construisent à
terre, sans aucun apprêt, un nid caché dans les buissons;
font plusieurs pontes par an, et toutes très-nombreuses;
les petits courent et mangent au sortir de l’oeuf; la mère
les conduit, et ils continuent à vivre en famille, jusqu’au
renouvellement de la saison des amours; les mâles ne
couvent point.
Remarque. J’ai cru ne devoir indiquer, dans ce Manuel,
que les espèces de pigeons et de gallinacés qui se reproduisent
en Europe dans l’état de sauvages, sans faire mention
de celles que les soins des hommes nous ont rendus
tributaires. Pour ceux qui désirent connaître l’histoire de
ces oiseaux, la Monographie des pigeons et des gallinacés
que je viens de publier en trois volumes et sous deux dif-
férens formats, pourra leur fournir les détails qu’ils désirent;
l’édition en in-folio est accompagnée de planches
coloriées*. Les gallinacés paraissent former, en les examinant
superficiellement, une coupe entièrefinent séparée des autres
oiseaux; mais vus avec plus d’exactitude, on trouve aussi
parmi eux des genres qui établissent le chaînon ou la série
de ces êtres: d’une part, les gallinacés tiennent aux P igeons
par les genres Ganga, Pénélope et Crax ; et de
l’autre elles viennent se grouper tout près deg Outardes,
des Casoars et des Autruches par les genres Tinamus et
Hemipodius.
* Les frais que demandent des ouvrages de luxe tel que celui
dont il est fait mention, sont causes que seulement le premier
volume contenant la monographie des pigeons a paru. Les gallinacés
nouveaux paraîtront dans les planches additionnelles de
Buffon.
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