
8oa MANUEL
mon cabinet le plus grand nombre des espèce» indiquées
dans les croquis, esquisses et dessins terminés de Forster.
Si je n’avais connu que peu d’espèces de ces oiseaux, je
me serais cru en droit d’en faire trois genres distincts ;
mais il y a une série presque sans intervalle assignable et
sans limites fixes des plus grands pétrels aux plus petits
comme des Pétrels aux Puffins; il existe des espèces que
le méthodiste le plus strict serait embarrassé de classer dans
l’un des trois groupes ; la forme de la queue distingue un
peu les grands Pétrels des Pétrets hirondelles ; mais si
l’on se décidé à former des genres pour chaque oiseau
dont les pennes de la queue sont différemment étagées,
alors je ne vois plus de limites aux nouveaux groupes.
Quelques novateurs vont même jusqu’à séparer en des
genres différens les espèces qui portent dés ornemens
accessoires à la tête , tels que buppes et caroncules. Les
Prions ( Pachyptila Ulig.) et les Pélécanoîdes ( Hata-
droma Ilfig. ) forment deux genres distincts aujourd’hui
bien caractérisés.
S E C T IO N .— P É T R E L PR O PR EM EN T DIT.
Bbc gros, tres-crochu, renflé subitement vers le
bout; mandibule inférieure subitement fléchie, souvent
un peu tronquée, formant en dessous un angle.
Nariwes reunies en un seul tube ou fourreau à la
surface du bec. Q u eu e arrondie ou conique.
Ils sont plus diurnes que les suivans; leur nourriture se
compose de chair de cadavres de morses et de baleines,
ainsi que de mollusques et de vers.
PÉTREL FULMAR.
P R O C E L L A R IA G LA CIA LAS. ( L u n . )
Tete, cou, toutes les parties inférieures, croupion
et queue d un blanc puf;^ dos, scapulaires,
D'ORNITHOLOGIE. 8o3
couvertures des ailes et pennes secondaires d’un cendré
bleuâtre pur; rémiges d’un gris brun clair;
queue fortement arrondie formant un cône; bec
d’un jaune brillant, mais teint d’orange sur le tuyau
nasal; iris et pieds jaunes. Longueur, 16 pouces.
Le mâle et la femelle tués en été.
Les jeunes de Vannée, ont toutes les parties du
corps d’un gris clair nuancé de brun ; les plumes du
dos et des ailes terminées par du brun plus foncé ; les
rémiges et les pennes caudales sont d’une seule
nuance de gris brun ; en avant des yeux est une tache
angulaire de couleur noire ; bec et pieds d’un
cendré jaunâtre.
Procellaria glacialis. Gmel. Syst. i. p. 562. sp. 3. —
Latb. Ind. v. a. p. 8a3. sp. g. — Retz. Faun. Suec.
p. i43. n°. 102. — TransacU of. the Linn. Society.
Mem. birds of. greenl. — Le Pétrel fdlhar. Buff. Ois.
V. 9. p. 325. t. 22. --PÉTREL DE L’ÎLE DE SaIHT-KïLDA. Buff.
pt. enL 5g.—Ftjlmàr pétrel. Lath. Syn. v. 6. p. —
Penn. Brit Zool. p. 145. t. M. 2. figure très-exacte. —
Id. Arc. Zool. v. 2. p. 534- n°. 461.
Habite : toujours les écueils et les glaces flottantes du
pôle; ne vient à la côte que pour nicher, ou lorsqu’il y est
poussé par un coup de vent; très-accidentellement sur les
côtes d’Angleterre et de Hollande; excessivement nombreux
sur les mers du pôle arctique, à des distances très-
éloignées de terre ; les écueils en sont couverts ; les habi-
tans de la baie des Baflins et de Hudson les salent; on ne
les voit qu’accidentellement sur nos côtes, mais très-sou-
vent morts sur les bords de la mer.
pourriture : chair de cétacés morts qui flottent sur les