
474 MAN U E t ■
multipliées faites siir la nature, prouvent que cette espèce
nominale a été établie d’après un individu mâle du Tétras
des saules en plumage parfait d’été. M. Nilsson est
aussi de cet avis.
Habite : le nord de l’Europe et de l’Amérique ; vit jusque
sous les glaces du pôle; se montre très-rarement sur
les hautes montagnes du centre de l’Europe : vit en Laponie,
en Suède, au Groenland, au Kamchatka et en Islande;
toujours dans les forêts des vallées hautes ou sur le penchant
des Alpes; ne se montre guère plus vers le midi,
que dans la Livonie et l’Estionie; très-rare en Prusse, jamais
en Allemagne ni en Suisse.
~ Nourriture : toutes sortes de baies, de bourgeons et de
feuilles; de la bruyère; des semences du bouleau et du
saule nain.
Propagation : niche à terre, dans les hautes touffes de
bruyère et dans les amas de bouleaux et de saules nains ;
pond jusqu’à dix ou douze oeufs, plus grands que ceux de
l’espèce précédente, d’un blanc terne, ou de couleur rougeâtre
claire, couverte par un grand nombre de taches et
de marbrures couleur de sang figé.
%/%,%> v» V WV W% VXX%r%/%>Vè*
G EN R E Q U A R A N T E -Q U A T R I ÈM E .
GANÇtk.—PTEROCLES*- (Mim.)
Bec médiocre, comprimé , grêle dans quelques
espèces, mandibule supérieure droite, courbée
vers la pointe. Narines basales, à moitié fermées
* En 1809, j’ai publié l’histoire de ces oiseaux sous le nom générique
Pterocles, et en 1817 M. 'Vieillot forme de ce même groupe
son genre OEnas.
D’ ORNITHOLOGIE. 4?5
par une membrane couverte par les plumes du
front, ouvertes en-dessous. Pieds à doigts courts,
celui de derrière presque nul, s’articulant très-haut
sur le tarse; les trois doigts de devant réunis jusqu’à
la première articulation, et bordés de membranes;
le devant du tarse couvert de petites plumes
très-courtes, le reste nu. Ongles très-courts,
celui"<le derrière acéré , ceux de devant obtus.
Queue conique ; dans quelques espèces les deux
plumes du milieu allongées en fils. Ailes longues,
acuminées, la i re. rémige la plus longue.
Ces oiseaux, confondus avec les Tétras, l’ont été également
avec les Perdrix; Lalham range quelques espèces
dans son genre Tetrao, tandis que d’autres figurent dans le
genre Perdix; ils ne sont à leur place dans aucun des
deux genres. Les Gangas vivent dans les plaines et dans
les déserts sablonneux des contrées chaudes ; on ne les rencontre
point en grand nombre en Europe, ils ne fréquentent
que les pays les plus méridionaux. Oiseaux voyageurs
et aimant à se déplacer, ils parcourent d’un vol soutenu
les vastes solitudes ; quelques espèces se réunissent en
bandes de plusieurs centaines, d’autres vivent en famille;
ils nichent à terre dans les herbes et dans les bruyères.
Nous ne pouvons rien dire de positif eu égard à la mue de
ces oiseaux dont plusieurs espèces habitent en Afrique; les
mâles diffèrent toujours des femelles, principalement par
des colliers ou des ceinturons noirs et blancs, dont les femelles
sont le plus souvent privées. On trouve en Afrique,
comme en Europe et en Asie, des espèces qui ont deux
longs filets à la queue et d’autres qui en sont privées.
Remarque. On ne peut guère déterminer une mesure
exacte pour les espèces d’oiseaux qui vivent dans les lieux
arides; leur taille est plus forte ou moindre, suivant l’abon