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D E S M I L A N S .
LE P A R A S I T E , N”. m.
L e milan se caractérise, parmi les races nombreuses et difficiles à recon-
noître des oiseaux de proie, par sa queue fourcluie et par ses longues aîles,
lesquelles atteignent à l’extrémité de cette queue, qui elle-même est fort
alongée. C ’est d’après ces caractères réunis que je rapporte axi genre du milan
d’Europe, l’oiseau que j’ai fait représenter planche 22. L ’ensemble des
différens traits de la conformation des animaux, éclaire le travail qu’on
fait pour les classer, et prévient l’erreur dans laquelle induiroit souvent
la considération d’un seul caractère : non-seulement ceux énoncés ci-dessus
conviennent parfaitement au Parasite ; mais la forme totale du corps de
cet oiseau, son port et ses habitudes , tout se rapporte pour le placer
naturellement à coté de notre milan (1). I l en diffère par sa queue, beaucoup
moins fourchue, et par sa ta ille , car le Parasite n’est pas plus fort
que notre soubuse; par son bec, qui est jaune au lieu d’être noirâtre comme
dans notre milan; par la hase du bec, bleuâtre au Heu de jaune. Ils ont de
commun les pieds jaunâtres et les serres noires. Une courte description
des couleurs du Parasite, jointe à un simple coup-d’oeil de comparaison sur
les ligures qui représentent ces deux oiseaux, suffiront maintenant pour les
faire distinguer l’un de l ’autre.
L a partie supérieure de la tête, le c o u , les scapulaires et tout le manteau
en général, sont, dans le Parasite, d’une couleur brune de tan; la
tige de chacune des plumes de toutes ces parties a une teinte noirâtre ; et
toutes sont lisérées d’ une nuance moins foncée. Les plus grandes couvertures
du dessus des aîles ont leurs bords encore plus lavés. Les grandes
pennes de l’aîlc sont noires, les moyennes moins foncées et les dernières
(1) Voyez les planches enluminées de Bull'on, N®. 422.