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h , ~ h o u ,-h ,-h ,-h o u t - } u -h o uM -h L Ces tristes accens semblent peindre
ses regrets et sa co ère; mais nn Instant après, quittant cette p re k è re
embuscade, il va loin de là s’établir dans nn autre poste, où 11 se fixe, avec
la ineme patience et la même immobilité , jusqu’au moment o ù , plus heureux
ou moins mal-adroit, il a réussi à se saisir d’un de ces animaux, qu’on
enteiffi a son tour faire des cris affreux, qui jettent tellement l’effroi parmi
ous les damans du voisinage, qu’on les voit alors par-tout se prédpiter
üans Jeurs vastes souterrains, pour n ’en sortir de la journée.
Etant quelquefois moi-même à la chasse du daman dans ces cantons stériles
, o u , manquant do vivres, nous étions obliges de les tuer pour nous en
n o u iiii, SI, par hasard, un Bacha se saisissoit d’un daman dans les envl-
rans de notre chasse , il étoit mutile de s’attendre, de plus de trois à quatre
cures, . en en,.- «enir .»nul le ,|e leum demeures, tant les
crrs de cehu qm avort etc saisi rmprimoient de terreur à tous ceul du canton;
et pour en von- d’autres, il falloit absolument s’éloigner a s s e l l im
arriver dans les endroits ou les cris du malheureux patient n’eussent noiiit
etc entendus. i “
Aussitôt que le daman est s aisi, l’oiseau l’emporte vivant sur une plate-
iorme voisine, et là ¡I semble jouir du plaisir de déchirer les flancs de cet
animaÇ qm est déjà à moitié dévoré qu’on entend encore ses cris douloureux.
A voir cet oiseau de proie dépéccr et déchirer le daman, on le crol-
roit p lutôt animé par la colère et la vengeance que commandé par la faim.
On peut remarquer sur les roches, teintes de sang, toutes les places où
cet oiseau cruel et sanguinaire a immolé une victime; au reste, ce caractère
feroce du Bacha est bien analogue au sol ingrat et stérile où la nature semble
la voir fixé et condamné à vivre. Je ne l’ai jamais vu dans les cantons
rrans et lertiles que j ’m parcourus dans mon premier voyage. Dos habitua
s aussi sauvages annoncent un oiseau là it, comme l’aigle et tous les
etres cruels pour vivre isolé ; aussi le Bacha vit toujours seul, jusqu’au
moment ou la natare semble commander si puissamment à tous les êtres
mune les moins laits pour la société, de se réunir pour multiplier leur
espece. C est donc dans ce seul tems, que le besoin de se reproduire force
le maie a rechercher une femelle, qu’rl s’associe seulement pour passer ensemble
la saison des amours, qni ne commence, pour ces oiseaux, qu’en
décembre, et ne dure que le tems nécessaire au développement de deux ou
tiois petits, qui naissent dans une caverne profonde parmi les rochers et
nont eu pour berceau qu’un amas do branches sèches, surmontées d’un
' T oZ T i '' entassées sans aucun ordre et sans
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