
D U B L A G .
L E B L A G , N ”’. 36 e t 37.
S i , comme je 1 ai remarqué nombre defois, plusieurs caractères réunis de
la conformation d’un oiseau facilitent les moyens de reconnoitre la place
qu’il occupe dans l’ordre que nos nomcnclateurs méthodistes ont établi à
leur gré; combien aussi ne se trouve-t-on point embarrassé quand ces caractères
extérieurs ne s’accordent plus avec les babittules et l ’ensemble
total de l’mdividu. que l’on cherche à ranger dans un genre connu? Bien
ne prouve d’une manière plus évidente combien les mctbodes générales
seront peu satisfaisantes avant que nous n’ayons une connoissance plus
parfaite de toutes les espèces, et notamment des moeurs de chacune d’elles
en particulier. Le défaut d’observations exactes sur cette partie des moeurs,
la plus essentielle sans doute pour bien coimoitre la vraie place que tient
chaque espèce dans l’ordre de la nature, a été totalement négligée jusqu'à
ce moment; de-là toutes ces classifications adoptées par les uns, rejetées
par les autres, et sans cesse contrariées et démenties par les ouvrages
mêmes de ceux qui les ont établies. J’ai mainte et mainte fois remarqué
par mot-méme combien le premier coup-d’oeil sur fensemble général d’un
oiseau, quand on est habitué à les voir et à les examiner dans leur état de
nature, étoit décisif, plus certain et moins sujet à erreur, pour le rapporter
à son genre, que la véniîcation détaillée des caractères génériques qu’il a
plu à nos nomenclateurs d'établir, et cela souvent d’après l’examen d’un
seul individu mutilé, dont ils n’ont jamais vu que la peau mal rembourrée,
et ignorant absolument jusqu’à la plus petite particularité de la manière d/
vivre de fespèce dont ils parioient.
C ’est non-seulement d’après ce coup-d’oeil, et que j ’ose dire très-exercé,
que je me refuse de rapporter le Blac au genre du milan; mais encore países
habitudes et sa façon de vivre, qui diffèrent totalement de celles de cet
oiseau, avec lequel il tient cependant par sa queue fourcbiic et par scs longues
ailes. Je lui trouve beaucoup plus d’analogie avec l’oiseau décrit par
Brisson, sons le nom de milan de la Caroline (i). Comme Ini, il a le tarse
proportionnellement plus court que le milan, et sa mandibule supérieure
{0 Nous avons tloja v u , ;t l ’arLÎclo (la milan du Cap, (pie j ’ai nomuni parasite, (jue cet oiseau
etou point 1111 iiiiltin.
Tome T. p g
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