particulière et distincte dont nous ne connoissons point encore l’espèce
dans son état parfait. Ceci nous prouve combien il seroit essentiel que les
voyageurs s’attachassent à nous donner l’histoire suivie de chaque oiseau
en particulier, depuis son enfance jusqu’à l’age fait. La connoissance
parfaite, ne fut-elle que d’une seule espèce , bien étudiée dans les divers
états par où elle passe successivement, depuis le premier âge jusqu’au
moment où elle a acquis tout le développement qui lui est propre, seroit
bien plus utile, pour composer par la suite une histoire générale des
oiseaux, que ces nombreuses collections formées de beaucoup d’individus
isolés, sur lesquels on ne nous apprend absolument rien de particulier.
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