
O I S E A U X S A I N T -M A R T I N .
L’ A C O L i , N". 3 ..
L ’ a c o l i est un oiseau de proie qui peut tenir sa place à côté de l’oiseau
saint-martin (i), avec lequel il a infiniment de rapport : même taille,
mêmes proportions, et les couleurs à peu prés aussi les mêmes, feroient
prendre cet oiseau pour n’être qu’une variété de l’oiseau saint-martin;
mais une particularité qui les distingue l’un de l’autre, c’est que l’Acoli a
la base du bec d’un beau rouge, particulièrement dans ie tems des amours,
et qu’il a le ventre rayé.
L ’Acoli, comme l’oiseau saint-martin, a le corps alongé et svelte, les
jambes et les tarses longs, ainsi que la queue : caractères qui conviennent
également aux éperviers. Ceux-ci n’ont point les ailes longues, comme
les oiseaux du genre de l’A coîi; iis sont, au contraire, de tous les oiseaux
de proie, ceux qui ont les jjennes de l’aîle les plus courtes, si nous en
exceptons pourtant les autours qui ont également les aîles très-petites, et
<[ui se distinguent à leur tour des éperviers, par les tarses qui ne sont pas
si longs que les leurs.
L a couleur principale de l’Acoli est un beau gris-bleu pâle, répandu
sur la tète, le cou et le manteau. Cet oiseau est très-culotté; c’est-à-dire,
que les plumes qui recouvrent les jambes descendent fort bas, quoique le
tarse ne soit point emplumé par lui-même. Toute la partie inférieure du
corps est blanchâtre, et finement rayée, comme celle du faucon chanteur,
avec lequel il ne faut point non plus le confondre. Ce dernier est beaucoup
plus gros : d’ailleurs, sa queue étagée le distingue de l’autre. Il est encore
à remarquer que dans les cantons où ces deux espèces se trouvent en même
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(i) Voyez les plandies enlwumccs de BuiTon, N ° . 409.
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