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O I S E A U X DE P ROI E NOC TURN E S .
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L E C H O U C O U, N”. 38.
E n parlant des oiseaux de proie d'Afrique, nous avons, par un enchaînement
naturel, parcouru toutes les grandes espèces, depuis l’aigle que
j’ai nommé griffard jusqu’aux plus petits oiseaux de cet ordre. Nous allons
maintenant faire connoître les oiseaux de proie nocturnes de ces contrées
lointaines, lesquels semblent tenir à ceux de jour par une espèce que j’ai
nommée Choucou. Cet oiseau participant également et des oiseaux de
proie de jour et des chouettes, est bien propre à remplir l’intervalle qui
paroissoit les séparer. Edwards est le premier qui nous a donné la description
et la figure d’une espèce de ce genre intermédiaire, sous le nom de
caparacochx de la haie de Hudson ou de liawk-o'tvï, chouette épervier (0-
Buffon nous a donné aussi une espèce absolument du môme genre, sous
le nom de chouette à longue queue de Sibérie : espèce qui paroît encore
plus se rapprocher de notre Choucou africain que le caparacochx.
Le Choucou, par sa forme alongée, approche encore plus des oiseaux
de proie de jour que le caparacochx. Il a la gorge, le cou par devant, la
poitrine et généralement tout le dessous du corps , depuis le bec jusque
sous la queue, y compris le dessous des aîles, les jambes, le tarse et les
doigts, couverts de plumes soyeuses d’un blanc éblouissant. Celles qui
recouvrent les jambes sont fort longues et descendent si bas qu’elles
couvrent entièrement les pieds, dont on n’apperçoit absolument qne les
ongles; ceux-ci sont noirs, ainsi que le bec qu’on remarque à peine, tant
il est environné, jusqu’aux narines, de plumes fines qui ressemblent à des
poils. Les yeux ont une couleur orangée très-vive. Le dessus de la tête, le
( i) EtlwarJs, tome I I , page planche LXII.
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