
feuilles munies seulement d’un petit nombre de folioles. V A nthyllis tragacanthoides Desf. dont
je ne suis maintenant à portée d’examiner que la figure, a tout-à-fait le port de la plante d Espagne,
mais les dents de son calice sont très-courtes et ses fleurs paraissent sessiles , caractères probablement
exagérés par le dessinateur.
J’ai pu vérifier le synonyme de Clusius à l’aide d’échantillons en tout point semblables à la
figure de cet auteur, et étiquetés du même nom ; je les ai trouvés dans les herbiers de Toürnefort
et de-Jussieu. Ces échantillons sont défleuris, mais on retrouve encore entre les rameaux de vieux
calices qui ne laissent aucun doute sur l’espèce. Toutes ces circonstances se trouvent dans la description
de Clusius, qui recueillit aussi la plante sans fleur, mais ramassa dessous les mêmes calices
qu’il décrit très-bien par ces mots : « F o lliculis bombycinis sitniles. » L A . Poteriwn
Yahl ou A . Granaiensis Lam. auquel on a rapporté à faux toutes les figures des anciens auteurs
citées ci-dessus, est une plante toute différente dontVahl dit même t( Calycibus minime inflatis. »
Lamarck en décrit les fleurs comme petites, blanches et croissant deux ensemble sur un pédoncule
velu. D’après mon opinion, cet A . Poterium doit être fort voisin de V A . M assiliensis Lam., si
ce n’est pas cette espèce elle-même j en tout cas, V A . Poterium de Cambess. Fl. Bal. et de Brot,
Fl. Lusit. n’est pas autre chose que le M assiliensis.
BISERRÜLA. L .
53i . Biserrula PELECÎNUS. L .
Securidacaperegrina Clus. Hist. Pl. le . pag. 2.38. — Barr. Ic. 1189.
In cultis regionis calidæ, Motnl inter Grazalema et Fonda, c l. Hænseler. F l. vere,
Hab. in Europâ mediterraneâ totâ à Galliâ australi, Africa boreali (Desf. Salzm.).
TR. III. HEDYSAREÆ. DC.
Subtr. I. Coronilleoe. DC.
SCORPIURUS. L.
5 3 2 . SCORPIURUS MURICATA. L .
le. Mor. sect. 2 , tab. 1 1 , fig. 4* — S iliq uo ides siliq ua co ch lea td et asp erd O ly ssip o -
nense Toum. herb.
V a r . (3 lævigata N. — L eguminis coslis inermibus.
S c. læ vigata Sibth. F l. Græc. tab. 718.
In cultis regionis calidæ, en la V ega de M alaga p ropè fluvium Guadalhorce utram-
que varietatem legit am. Proion go. F l. Apr. Mai.
Hab. in regione mediterraneâ australien, Lusitania (B r o t .) , Hispania australi, Sardinia
(Mor.), regno Neapolitano (Ten .), Græciâ (Sibth.).
Cette espèce est bien distincte de la suivante par ses légumes plus gros et plus longs, à tours
très-lâches, et couverts, non de longs aiguillons, mais d’aspérités très-courtes. Dans la var..p ces
aspérités disparaissent tout-à-fait, et des échantillons qui en conservent encore quelques-unes sur
le premier article, établissent bien le passage entre les deux formes.
533. SCORPIURUS SULCATA. L.
Ic. Morison. sect. 2, tab. 1 1 , fig. 1 . — Gærtn. Fruct. tab. i 55.
In arvis regionis calidæ ubique. F l. vere.
Hab. in Europâ mediterraneâ australiori, Lusitaniâ (Brot.), Hispaniâ australi, Africa
boreali (Desf. Salzm.). ;
Il ressemble au S c. subvillosa L. Morisson. sect. 1 1, tab. 2, fig. 2, mais je l’en crois suffisamment
distinct. Dans çe dernier, les légumes sont dès leur jeunesse si fortement et irrégulièrement
contournés et garnis d’aiguillons si rapprochés, qu’ils forment une masse confuse dans laquelle il est
impossible de distinguer les tours. Dans le sulcala au contraire, les légumes sont enroulés à peu
près sur un seul plan, et l’on en suit facilement les circonvolutions, de même qu’on aperçoit le
point d’attache des aiguillons qui sont moins nombreux. Le Sc. subvillosa est bien plus commun
que l’autre ; il habite toute la région méditerranéenne, et se trouvera immanquablement dans le
royaume de Grenade. Je crois que lé S c. sulcata Sibth. Fl. Græca, tab. 719, doit plutôt se rapporter
au S c. subvillosa $ acutifolia Moris. Fl. Sard. — Sc. acutifolia Viv.
5 3 4 » SCORPIURUS VERMICULATA. L .
Ic. Morison. sect. 2 1 , tab. 1 1 , fig. 3.
In cultis regionis calidæ, circà Malaga ad San A nton et propè fluvium Guadalhorce.
Fl. vere.
Hab. in regione mediterraneâ australiori, Lusitaniâ (B ro t.) , Hispaniâ australi, Sar-
diniâ (Mor.), Italiâ ( Ail. et Savi), Græciâ (Sibth.), Africâ boreali ( Salzm.).
CORONILLA. L.
535. CORONILLA JUNCEA. L .
Dorycnium luteum Hispanicum cam osius Barr. Ic. 133, P olyga la V alentina I I I ,
Clus. Hisp. p. 198.
In dumosis et collibus regionis calidæ, propè Coin. Fl. Mai.
Hab. in Hispaniæ australis regno Granatensi, Valentino (Clus. Barr. Duf. Ego.), Gal-
liâ australi circà Telonem et Nicoeam, regno Neapolitano ex Ten.
536. CORONILLA CORONATA. DC.
V a r . major. — C . C lu sii L . Dufour.—— C. coronata Koch. Syn. et Gaud. Helv. —
P o ly g a la V a len tin a \. Clus. Hisp. Ic. pag. 197.
In declivibus collium regni Granatensis à Clusio lecta absque indicatione loci,
Hab. in montosisEuropæ australis, Hispaniæ rëgno Valentino (L. Duf.), Murcico et
Granatensi ( Clus.), Galliâ australi, Valesiâ, regno Neapolitano (Ten.).
M. Koch, dans son Synopsis FI. Germ, croit devoir distinguer spécifiquement cette espèce d’une
autre, qu’il nomme à tort C . minima DC., ce dernier synonyme s’appliquant au C. vaginalis ;
mais qui paraît devoir être la C . minima le Linné. Celte plante ne diffère guère de la nôtre que par
des folioles plus petites , et est très-commune dans les lieux arides de la France méridionale. On