
coup quant au plus ou moins de développement des rameaux floraux. La forme où ils sont le
plus allongés et où la panicule est la plus pyramidale est YE. Pyrenaicum; dans cette formé, lès
poils qui recouvrent la plante sont blanchâtres, tandis qu'ils sont jaunâtres dahs,d’autres échantillons
dont les rameaux sont aussi plus raccourcis et dont la pubescence est un peu moins rude
au toucher. C’est cette dernière forme qui est YE.Italicum décrit par Lelimann. Il y a du reste
entre ces deux états de nombreuses formes intermédiaires qui obligent à les réunir.
1 1 7 1 . Echium flavum. Desf. •
le . F l. Atl. tab. 45. — E . Valentinum Lag. Gen. e tS p . n° 187! (ex autopsia).
In declivibus regionis montanæ superioris et alpinæ, Sierra B ermeja, montes inter
Estepona et Igualeja, circà Ronda, Sierra Tejeda, Sierra Nevada in vallibus circà
San Gerônimo et ascendit in apricis usquè ad regionein nivalem v. gr. ad speluncam
nivariorum Panderone dictam. Alt. 3ooo/-8ooo/. Fl. Jun. Jul.
Hab. in Hispaniæ regno Granatensi, Valentino (Cavan. h e rb .) , Africa boreali in
Atlante (Desf.).
Cette espèce ressemble à la précédente, surtout à la variété qui a des poils jaunâtres, mais elle
en est bien distincte par son inflorescence. Quelque longue que soit sa tige, et’quelquefois elle dépasse
trois pieds, elle est toujours simple, et porte presque dès sa base des rameaux florifères
très-courts, toujours dressés contre la tige et parfaitement simples, très-recourbés en cime scor-
pioïde dans le commencement de la floraison. L’ensemble de ces rameaux forme un long epi
lâche et non une panicule pyramidale et rameuse comme dans YE. Italicum. Les feuilles dont
les radicales ne dépassent guères un demi-pied de longueur, les tiges et les calices sont couverts
de poils couchés plus courts et bien moins rudes. La corolle, qui est à peu près de même grandeur,
se distingue par son tube sensiblement plus allongé, deux fois plus long que le calice;
elle est couleur dë chair et non jaune comme le dit Desfontaines, qui ne l’a probablement décrite
que sur le sec, divisée en deux lèvres dont la supérieure est un peu plus longue ’, bifide,
et l’inférieure trilobée à divisions égales et arrondies. Le nom de Desfontaines doit être
conservé si ce n’est pour la couleur de la corolle, du moins pour la teinte générale? de
la plante.
1 172 . E chium glomeratum. T ab. CXXIV.
E . perenne, foliis radicalibus rosulalis palulis lanceolatis acutis «trinque velutino-
liirsutis, caulinis brevioribus basi subcordatis infra subcarinatis valdè nervosis earipa
et marginibus longé spinuloso-ciliatis, caule slrigosissimo simplicissimo à basi spicis
dislichis bifidis abbreviatis dense onustolhyrsoideo, bracteis acutis calycibusque pecti-
nato ciliatis, corollâ pailidè carneâ calyce duplo longiori subirregulari, fîlamenlis inæ-
qualibus longé exserlis parle inferiori hirtulis, stylo parte inferiori plumoso apice
bifîdo. J .mjduatI KUiHcid .o ; t t
E . glomeratum Poir. Diet. -— E . Lagascce Boiss. E l. n° i 45 non Ræm. et Sch^p^s
E . albicans Schott non Lagasca.
Radix perennis crassa cylindrica verticalis. Folia radicalia sæpè pedalia etpollicem
aut sesquipollicem lata, humi expansa, lançeolata acuta basi allenuatar subtus carinato-
costata, supra pilis albis adpressis subæqualibus glandulâ insidentibus densè obsita velutina,
subtùs minus hirsuta. Folia caulina b reviora latiora basi subcordata subdecurrenlia
validiùs carinata , ad carinam margineque valdè ciliato-spinulosa. Caulis unicus simplicis-
simus erectus sæpè 4-5 pedalis basi foliosus, jam paulo suprà basin floriferus, teres, c y -
lindricus, vittis alternatim viridibus à marginibus foliorum decurrentibus et albidis ab
eorum petiolo ortis percursus, solùm exsiccatione angulatuSj pilis numerosis patulis albis
subspinosis densè obsitus.Spicæ unilatérales subincurvæ à basi bifurcæpollicem aut sesquipollicem
longæ axillares, superiqres folia floralia multô superanles, omnes approxi-
matæ thyrsum cyliridricum elegantissimum formantes. Flores b racteâ triangulari acuta
margine ciliato-peclinatâ calycem subæquante suffultisessiles.Calycis laciniæ acutæ medio
albo-nervdsæ, utrinque pilis albidis brevissimis adpressis obsitæ, ciliis multô longioribus
ciliatæetapiculatæ. Corolla subincurva extùsadpressè hirta intùsglabra, illaE. vulgaris
minor, tubocarnea, limbo pallidior, quinqueloba ; lobi superiores duo acuti inter se magis
approximati, inferiores 1res obtusiusculi, omnes margine subrevoluti. Tubus præcipuè
infra lobos superiores profundè sulcatus. Filamenta intensè scabra pilis sparsis cilialula,
inferius incurvum corolla ferè duplo longiùs, lateralia b reviora, süperius lobis corollæ
brevius. Antheræ rotundæ cæruleæ. Stylus stamina æquans aut paululùm superans
parte inferiori pilis albidis teneris plumosus, superiori glaber, apice breviter bifidus.
Nuces (immaturæ) luberculatæ, subincurvæ, dorso obtusè carinatæ.
In argillosis regionis calidæ superioris et montanæ ad Colles et eulta derelicta , inter
Malaga et Alhaurin non procul à rivo Guadalhorce, circà Alfamate e t Casarabonella,
cl. Hænseler circa Benalauria et alios pagos ditionis Serrania de Ronda, in planitie
elatâ inter Alhama et Granada. Alt. iooo/-3ooo/. Fl. Mai. Jun.
Hab. in Hispaniæ australi regno Granatensi, Boeticâpropè Gades (herb. Fauché),
Africa borëa liad Algeriam(Bové, i 838, n0209) ét Tingidem (Salzm.), Syria (Poiret).
J’avais d’abord décrit cette magnifique plante comme nouvelle, mais ayant eu depuis l’occasion
d’examiner YE7glomeratum Poiret, j ’ai trouvé qu’on ne pouvait la séparer de cette espèce qui
se trouve ainsi répandue dans la partie la plus australe de la région méditerranéenne. Elle est du
groupe de YEch. Italicum, dont .elle est Abondamment distincte par une foule de caractères tels
que sa tige simple, son inflorescence qui est un épi cylindrique composé d’une foule de petites
cimes distiques et rapprochées les unes des autres, la longueur et la régularité des cils strigueux
qui bordent ses feuilles et ses bractées^- UEch. Lagascoe R. et Sch. est une espèce créée à peu
de frais par ces auteurs qui ne l’ont jamais vue, d’après YE. paniculatum Lag. Gen. et Sp. que
l’on ne connaît pas non plus.
Expl. ta b. 1. Caulis pars aucta. — 2. Folium auctum. — 3. Calyx auctus. — 4 .Corolla
aucta«
1 173 . E chium albicans. Tab. CXXV.
E . perenne foliis radicalibus densè rosulatis lineari-lanceolatis plus minùsve angus-
tis adpressissimè canis prætereà parcè tuberculato-ciliatis, caule simplici undiquè race-
mifero thyrsoideo, racemis unilateralibus simplicibus folia floralia superantibus, bracteis
lineari-subulatis, calycis hispidi plumosi laciniis linearibus angustissimis, corollâ
rubrâ dein violaceâ calyce duplo longiore, antheris subexsertis, nucibus tuberculatis.