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radicales orbiculaires ou ovales, presque entières et couvertes de poils grisâtres qui deviennent
très-abondants le long des pétioles. Les fleurs sont brièvement pédicellées. Les pétales sont d’un
blanc bleuâtre et plus courts que; le calice, les supérieurs sont oblongs, les latéraux obovés, l’ inférieur
presque orbiculaire, tous un peu jaunâtres et striés à la base. Les sépales sont plus larges que
les pétales, aigus, ciliés sur les bords, et leurs appendices cachent entièrement l’éperon. Après la
floraison et dans un terrain plus fertile, la plante s’allonge un peu en une tige d’un à deux pouces
de haut, dressée et quelquefois rameuse; les feuilles caulinaires deviennent lancéolées, atténuées
en pétiole et les stipules se divisent profondément en quatre à cinq lanières linéaires et aiguës dont
la supérieure n’est pas de beaucoup plus grande que les autres. Cultivée, cette Violette devient
presque glabre, mais conserve tous ses caractères; elle a du rapport avec le V . occulta Lehm,
qui s’en distingue par le grand développement de ses sépales et de leurs appendices.
RESEDACEÆ. DC.
RESEDA. L .
214. Reseda lanceolata. Tab. X IX.
R. bisannua, caulibus erectis, foliis ovalo-lanceolatis oblusis integris, racemis pyrami-
datis , pedicellis flore longioribus subpatulis, calÿcis 7-partiti laciniis oblongis, petalis
septem multifidis calycem æquantibus , stigmatibus tribus , capsiilis subpollicaribus
triangularibus sulcatis apice tridentatis, seminibus nitidis.
Reseda lanceolata Lag. Gen. et sp. N° 220.
Planta bisannua. Caules erecti ramosi bi aut tripedales. Folia petiölata ovato-lanceolata
obtusiuscula. glaberrima integerrima, inferiori uno alterove rarius irregulariter bi aut tri-
lobo. Racemi terminales in anthesi pyramidati dein elongati. Pedicelli flore longiores
subpatuli. Petala septem alba calycem æquantia, superiora rotundata in lacinias 3-5
apice irregulariter divisa; lateralia sensim minora bifida integrave ; inferiora minima li-
nearia basi latiorarotundata. Nectarium obtusum margine papillosum petalis süperioribus
duplo brevius. Stamina lutea petala excedentia. Stigmata tria. Capsulæ erectæ longis-
simæ aliquandô subpollicares, triangulares, ‘ ad angulos acutæ, secùs facies médias
sulcatæ, apice breviter tridentatæ. Semina ova ta compreSsiùsçula nitida.
In agris incultis regionis montanæ, in ditione A,lpujarras dicta propè Lànjaron et
inter Cadiar et Ujijar, in parte inferiori montis Sierra de Gador. Alt. 2000/—4000^. Fl.
Jul. et Aug.
Cette belle espèce est bien distincte dé toutes celles du genre, par lé nombre dé ses parties florales,
par la longueur de ses capsules. Poür le port, elle a quelque chosé du 72. lutea, mais’ ses
tiges sont plus droitèset moins rameuses, ses feuilles entières, ses fleurs plus grandes et disposées
en épis bien plus lâchés.
Expl.T ab. 1 et. 2. Flos auctus.— 3.' Idem parte inferiori visus. — 4* Nectarium. — 5. Petala
superiora.— .6. Petala interniedia.— 7. Petala inferiora.— 8. Capsula aucta. — 9. Eadem longitu-
dinaliter secta.— 10. Semen auctuin.
2 15. Réséda lutea. L .
Ic. Jacq. Austr. tab. 353.
Ad vias et in ruderatis regionis calidæ et montanæ inferioris, M c la g a , Ron d a , etc.
Alt. o -3ood/.
Hab. in Europâ media e t auslrali ab Angliâ (H o o k .) , Galliâ, Germaniâ australi
(Koch), Italiâ, Græciâ (Sibth.), Hispaniâ et Lusitaniâ (Brot.), Africa boreali (Desf.).
Les échantillons de celte espèce qui viennent des montagnes de Ronda, ont les feuilles plus dé-
veloppées'/et plus régulièrement trifîdes, les pétioles plus ailés et les tiges plus couvertes de poils
papillaires,' mais cé n’est qu’uue forme produite par un climat plus humide et moins chaud.
Une autre espèce espagnole du même groupe, dont je dirai quelques mots parce qu’elle est
peu connue, est le 72. erecla Lagasca Gen. et sp.— 72. stricta Pers? Elle croît dans la Nouvelle-Castille
dans les terrains gypsacés et u n peu salins, près de la Guardia et de Tembleque, où je l’ai cueillie
encore en fleur au mois de novembre 1837.' Elle se retrouve en Catalogne près de Tarragone
(Webb).
Le 72. erecta a des tiges dressées et presque simples, d’un pied environ. Ses feuilles sont glauces-
centes et un peu charnues; les radicales sont longuement pétiolées, trifîdes, à lobes ovales, courts,
irrégulièrement sintiés et quelquefois profondément divisés eux-mêmes en deux ou trois parties,
rarement une où deux de ces feuilles est entière. Les feuilles caulinaires sont aussi trifîdes, mais à
lobes plus allongés et presque linéaires. La plante est bien caractérisée par ses grappes longues,
très-grêles et point pyramidées, par ses pédicelles sétacés recourbés pendant la-floraison et à peine
aussi longs que la fleur, qui est plus petite et d’un jaune plus'pâle que celle du 72. lutea. Les sépales
et les pétales sont au nombre de dix, et les capsules dressées , triangulaires à angles- aigus,
sans dents apparentes et-comme tronquées au sommet ; elles sont un peu plus longues à proportion
que celles du 72. lutea.
216. Réséda alba. L .
Ic. Sibth. Fl. Græc. lab. 4^9-— Réséda fruticulosa L .— Jacq. Te. rar. vol. 3, tab. 474-
— Réséda undala Auct. non L .— Réséda fo lio calcitrapoe flo r e albo Tourn. herb.
In cultis et ad vias regionis calidæ maritimæ , Malaga , Motril, etc. F l. Apr. Mai.
Hab. in Angliâ hûsti’ali (Hook.)',1' Galliâ mediterrànéâ, Italiâ et Hispaniâ maritimâ,
Græciâ (Sibth.), Africâ boreali (Desf.),
217 . Réséda undata. Tab. X X .
R. caulibus subsimplicibus erectis, foliis pinnatîpartitis lobis undato-dentatis , racemis
longissimis densis , floribus sessilibus, petalis quinque ovatis cucullalis albis ad
medium strangulatis, superioribuS obtusè tridentatis calyce duplo longioribus , stigmatibus
quatuor, capsulâ quadrangulâ basi attenuatâ ad angulos aculâ inter eos plicatâ
papillosâ, seminibus minuté tuberculatis.
Réséda undata L . Spec. p. 644» non auctorum. — Réséda mihor a lbad énia iis folis
Barrel, icon. tab. 588 ! — Réséda bipinnata Willd.