
bragées, telles que la Sierra Bermeja, les feuilles sont flasques, molles, de 3 à 4 lignes de large
sur 3 à 4 pouces de longueur, irrégulièrement sinueuses et un peu denticulées sur les côtés, comme
la figure de la Flore du Péloponnèse les représente. Dans les expositions les plus sècbes, ces feuilles
n’ont plus qu’un pouce et demi de long, sont entières et fortement atténuées à la base, quelquefois
enfin, elles deviennent très-étroites-et n’ont qu’une ligne de large même dans la partie supérieure
; elles sont aiguës dans toutes les formes, à trois ou cinq nervures, munies d’un très-étroit
rebord membraneux, et rarement un peu ciliées sur les bords. Les hampes ont d’un à deux pieds,
sont glabres, un peu scabres et ordinairement plus allongées dans les variétés à feuilles, étroites.
Les folioles extérieures de l’ involucre sont très-brièvement mucronées, toutes les autres sont entourées
d’un large rebord scarieuxet argenté, très-obtuses; rarement la nervure médiane arrive
jusqu’au sommet de ces folioles intérieures et s’y termine par une petite pointe comme dans les ex -
térieures. La corolle est invariablement d’un beau blanc et ses divisions obtuses ou un peu échan-
crées. Le calice est porté sur un pédicelle de moitié plus court que son tube, son limbe est tronqué
et ses nervures se prolongent au-delà en cinq arêtes scabres, qui le plus souvent égalent en
longueur ce limbe, mais sont quelquefois plus courtes. On ne pourrait confondre cette espèce
qu’avec VA. plantaginea, mais cet le dernière a les corolles roses, les folioles intérieures de son
involucre toujours inucronées par le prolongement de la nervure, le pédicelle du calice égal en
longueur à son tube, le limbe divisé en lobes plus aigus et terminés par des arêtes plus courtes, les
pétales arrondis et non écbàncrés. L’A . ' deniiculata Bertol. qui a aussi les feuilles inférieures
denticulées, est extrêmement distincte de noire espèce par ses capitules plus petits, les bractées de
son involucre toutes très-aiguës ou fortement acuminées et ses fleurs roses. Je me suis assuré par
l’autopsie d’échantillons authentiques, de l’ identité des espèces que j’ai réunies dans la synonymie;
la figure de Cavanilles rend assez bien Je port de la plante, celle de la Flore-de Morée exagère la
forme aiguë des braçtées extérieures et les dentelures- des* feuilles inférieures, dentelures qui souvent
disparaissent entièrement. J’ai dû modifier le nom spécifique alliacea qui indique une odeur
alliacée,- tandis qu’on a voulu simplement rappeller la ressemblance des capitules de notre espèce
avec ceux de certains A Ilium.
1399. A RM ER r A PLANTAGINEA Willd.
Staticeplantaginea Allion. P C . Fl. F r .
In areiiosis marilimis regionis calidàe, cop.iosè in dumosis inter Marbellà et Estèpônci.
Fl. Junio.
Hab. in montosis et arenosis Europæ australiens, Galliæ in Cebennis et Delphinatû,
Germanise Rhénan», He.lvetiæ australis et Pèdèmontii in Alpibus, Italiæ totiiis (Bertol.
Ten.), Lusitaniæ, Hispaniæ.
Mes échantillons sont absolument semblables à ceux des Alpes et du midi de la France, sauf
que lès folioles extérieures dè l’ involucre sont en général plus obtuses,
i 4op. A rmeria australis N-.
A . cæspitosa, féliis.planis;angustè linearibus obtusis mucronatismollibus glabris aut'
obsoletè hasi nervosis, seapis erectis aut ascendentibus , capitulas parvis, involucri fo.-
liolis extimis mucronatis interioribus obtusissimis latè membranaceis nervo antè.apicem
evanescente muticis, pedicellislongitudine tubi calycis ad costas solùm hirsuti, petalis
rotundatis intensè purpureis.
A . gracilü,Ten. epcparte— A . iSardoa.Spreng.fr- A . juniperifolia K och F lora 1823,
vol. 2 non Willd. nec R . et Sch.
ITar. splendens. N. Tab. CLIII.
Densè cæspitosa. Scapi i -5 pollicares ascendentes aut inclinati. Folia | - i lineam
lata, pollicem aut ampliùs longa , linearia, mollia,. glabra aut parcè et brevissimè ciliata.
Capitula pauciflora piso paulô majora. Bractearum dorsum colore rubro vividissimo
sufiusum. Calycis limbus purpureo-striatus.
Statice splendens Lag, e tR o d r . An. de Cienc..Nat. Nov. 1802.
In regione nivali copiosissima, Sierra Nevada'm parte superiori usquè ad cacumina
summa. Alt. 85o p '- ip 5bo/. Fl. Aug.
Hab. species in alpinis ferè totius Europæ australioris, Apennini (Ten. Bert,), Siciliæ
(Guss.), Sardiniæ (Moris.), Corsicæ (Salzm.), Pyrenæorum omnium (herb. meum),
montium Asturiæ (Durieu). Varielas in.Pyrenæis orientalibus (herb» meum) , Sierra
Nevada.
Il m’a paru convenable de désigner sous le nom à’A . australis, une espèce répandue dans
toutësJes hautes montagnes du midi de l’Europe et jusqu’ici confondue avec d autres ou désignée
par des dénominations qui ne se rapportent qu’ à telle ou telle de ses nombreuses formes. Tenore
la décrit en la confondant avec des formes naines de VA. allioides; Sprengel sous le nom d A . Sar-
doa, comprend une de ses variétés à feuilles étroites et très-allongées; Koch enfin, croit à tort
reconaître en elle la Statice juniperifolia de Vahl, que cet auteur caractérise ainsi : « Folia semi-
pollicaria triquetra rigida mucrone albo pungentia, » phrase qui se rapporte admirablement à la
Statice cæspitosa Ortega. Notre espèce est très-voisine de VA. Alpina^ Willd ., ses feuilles sont
comme les siennes, d’une largeur uniforme dans toute leur étendue , ses corolles d un rose foncé
et .il pourrait se. faire qu’elle n’en .fût qu’une variété méridionale ; mais au milieu d un genre aussi
naturel que les Armeria^ les caractères distinctifs quelle possède me paraissent suffisants* Ses
feuilles sont de moitié plus étroites que celles de l’A . Alpina, ses tiges beaucoup plus grêles et ses
capitules presque trois fois plus petits, le pédicelle qui porte les fleurs est de la longueur du tubfe-
du calice et non de moitié plus court que lui, et les divisions de la corolle sont arrondies et non
échancrées. Notre variété de la Sierra Nevada,-décrite par Lagasca, sous le nom de St. splendens,
ne diffère.de l’espèce que par ses hampes couchées^ses capitules plus pauciflores enepre, et la belle
teinte rouge de ses bractées, teinte qui se - retrouve dans VA. Alpina. Elle est propre à des localités
très-élevées , et je la possède aussi des Pyrénées*
E x p l . t a b . 1. Capitulum auctum. — 2. Folii pars aucta. — 3. Racemulus. — 4* Bractea.— 5. Calyx cum pedicello. — 6. Corolla.— 7. Ovarium.
14.0.1 A rmer ia f il ig a u l i s . Tab* C L IY .
A. radice lignosâ cæspitosa, foliis subulatis rigidis acutis mucroïiatis supra subcanali-
culatis sublùs convexis, seapis gracillimis erectis lævibus, vaginâ angustâ capitulum par-
vum pauciflprum æquante, involucri squamis omnibus rotundatis obtusis nitidis latè
scariosis’ j calycis pedicello tubum dimidium ad costas villosum vix æquante, limbilobis
obtusis brevissimè nervo excurrente mucronatis, petalis rotundatis albis aut pallidissimè
roseis.
Statice JlUçaulis Boiss. El. n° 172;