
4o8. Genista aspalathoides.
Ma conjecture, au sujet de l'identité spécifique du G. acanthoclada De. avec-cette espèce, -n’était
point fondée, ses rameaux sont infiniment plus allongés, les calyces plus petits, à dents beaucoup
plus courtes, etc.
413. Genista hirsuta.
Effacez dans l’habitat l’Asie mineure. La plante de cette localité est une espèce bien différente,
Genista Anatolica Boiss. Diagn. pl. orient. N° 2, page 8.
414. Rétama monosperma.
Effacez de la synonymie et de l’habitat la plante de Desfontaines, qui est le Rétama Durioei Wébb.
Effacez de l’habitat la Sicile, dont les échantillons appartiennent au Rétama Gussonei Webb, l’Orient,
l’Arabie et l’Egypte, dont les échantillons appartiennent au Rétama roetam Webb, enfin les
Canaries, où croissent seulement les Rétama microcarpa, Spachii et rhodorhizoides. L ’aire géographique
de notre espèce paraît limitée au Portugal méridional, à l’Andalousie et à la Mauritanie
occidentale. La connaissance des espèces du genre Rétama a été singulièrement perfectionnée et
augmentée par les beaux travaux de M. Webb, dans sa Phylographia Canariensis et dans les An nales
des sciences naturelles, nov. i 843. Ayant à sa disposition des matériaux très-abondants, cet
auteur s’est livré à des investigations approfondies, a rectifié les caractères des espèces et la
synonymie où j’avais commis des erreurs, et enrichi ce joli genre de six espèces nouvelles.
484. Trifolium ochroleucum.
Effacez la localité de la région chaude, et ajoutez :
484 bis. Trifolium Bæticùm Boiss.
Tr. perenne, caulibus ascendentibus glaberrimis parcè ramosis, foliis longèpetio-
latis petiolis pilis deflexis hispidis , foliolis utrinquè adpressè velutinis ovatis retusis
sub lente minuté et obsoletè denticulatis , stipulis glaberrimis lanceolato-oblongis valdè
striatis usquè ad f peliolo adnalis apice breviter triangularibus setaceo-aristatis, c a -
pilulis magnis globosis axillaribus et terminalibus pedunculatis foliis supremis involu-
cratis, foliorum floralium foliolis ellipticis parvis sæpè solitariis, stipulis bracteiformi-
bus latis ovato-rotundis breviter acuminatis calyce paulô brevioribu s, calycis hirsuti
tubo obsoletè striato dentibus setaceis pilosis quatuor superioribus tubum calycinum
æquantibus superantibusve inferiori duplô longiori, corollâ ochroleucâ calyce triplé
longiori, vexilli laminâ oblongo-lanceolatâ alas excedente, alis carinâ longioribus.
In sylvalicis regionis calidæ prope San—Roque, Cadiz.
Tiges hautes de 1 pied à 1 pied et demi, folioles de 8 à 10 lignes de long sur 5 à 6 de large, capitules
presque plus grands que ceux du Tr. Noricum, corolle de 8 à 9 lignes de long, tube du
calyce d’un peu plus d’une ligne, la dent la plus longue de trois lignes.
J’ai à tort confondu cette plante avec le Tr. ochroleucum, dont elle diffère par ses stipules beaucoup
plus larges, plus longuement soudées avec le pétiole, et finissant par deux lobes triangulaires
terminés par une pointe sétacée, tandis que celles du Tr. ochroleucum sont longuement lancéolées;
en outre, l’épi est involucré à la base, il est et reste ovale arrondi même après la floraison, tandis
qu'alors, dans l’autre espèce, il est obeonique et atténué par la base ; enfin, dans mmaa plante, les
dents du calyce sont plus longues que le tube, ce qui est le contraire dans le Tr. ochroleucum. Sa
vraie affinité est auprès du Tr. pratense, et surtout des Tr. expansum W. K, et bracteatum
Schousb. Il diffère du second par ses tiges non prostrées , ses capitules plus gros, ses stipules plus
allongées tout à coup aristées et non atténuées à l’extrémité, ses corolles blanches, dont les
ailes sont plus longues que la carène, et non égales à elle. D’après sa description, le Tr. bracteatum
différerait du mien par des capitules ovales-coniques, et sessiles, des corolles surpassant
peu les dents du calyce; dans un échantillon de l’herb. De. du Tr. bracteatum, et que je
crois authentique, puisqu’il vient du jardin de Copenhague, je trouve, en outre, les dents du
calyce presque égales entre elles, et le tube bien plus long que celui du Tr. Bceticum.
487. Trifolium pallescens. Remplacez ce nom par :
T r. glareosum. Schleicher.
Celte espèce, qui est le Tr. pallescens des botanistes suisses , paraît bien distincte du vrai
Tr. pallescens d’Allemagne. Ce dernier a les folioles plus grandes, les fleurs plus grandes
aussi,, jaunâtres et non blanches, les dents du calyce égales à leur tube et non plus courtes
que lui. Retranchez aussi de l’habitat, « Alpibus Germanicis. »
526. L otus aurantiacus. Remplacez ce nom par :
L otus arenarius. Brot.
Ajoutez à l’habitat, Canariæ insulæ (Webb), Lusitania (Brot.). Mauritania occidentalis
ad Tingidem (Salzm. Webb.)
D’après l’observation de M. Webb, Phylogr. Canar., ces espèces sont identiques, et le
nom de Brotero, plus ancien, doit être adopté.
528. Astragalus aristatus Var. Australis. Remplacez ce nom par :
Astragalus Nevadensis Boiss.
A. fruticosus caulibus prostratis glaberrimis petiolis vetustisvestitis, stipulis amplis nitidis
apice utrinquè triangulari-acutis, foliis 6-7-jugis foliolis adpressè sericeis vel incanis
ovato-oblongis aut oblongo-elliplicis acutis muticis , floribus ad foliorum superiorum
basim capitatis sessilibus , calycis plumosi dentibus setaceis corollam æquantibus tubô
paulô longioribus, vexillo oblongo-lineari obtuso retuso alas superante, alis acutius-
culis carinam superantibus ;
Boiss. Diag. pl. orient. N° 2 , pag. 63. A . aristatus Var. australis Boiss. Voy. loco
citato.
Hab. in Hispanioe australis Sa Nevada et Sa de la Nieve.
Cette espèce, que j’avais confondue avec A . aristatus, en est bien différente par ses rameaux
plus épais, tout à fait couchés, garnis d’épines plus longues, ses feuilles à 6-7 et
non à 9-1* paires, ses fleurs plus grandes, sessiles et disposées en têtes sphériques traversées
par les feuilles terminales, tandis que VA. aristatus a des grappes pédonculées, par
ses dents de calyce bien plus longues, par sa corolle qui est d’un rose plus foncé et dont
toutes les parties-ont des proportions différentes. \ !A . Siculus De. non Rafin— Crelicus De.
non Lam., semblable à mon espèce pour son inflorescence, en diffère par ses fleurs plus petites