
i l 38. Chlora lanceolata. Koch.
Ch. imperfoliata L . fil. —r- Ch. crenulata Salzm. exs. — Ch. sessïlifolia Desv.
In arenosis regionis calidæ, circà Malaga c l. Rambur !
V a r . serotina N. — Minor, folia basi subconnata, laciniæ calycinæ paulô profundiiis
fissæ.
Ch. serotina Koch. — Ch. acuminata Ten. — Ch. perfoliata var. (3 et y Griseb.
Gent.
Cette espèce se distingue facilement de la précédente à ses feuilles oblongues ou lancéolées, à
peine soudées par la base, à son calice dont les lanières sont soudées par la base, trinerves, beaucoup
plus larges et égalant presque la corolle en longueur ; cette dernière est aussi plus grande. —
La Ch. serotina ne me paraît pas devoir être spécifiquement distinguée de notre plante, et
c’est d’elle en tout cas, et non de la Ch. perfoliata, qu’on doit la rapprocher à cause de ses
feuilles atténuées par la base, de ses divisions du calice larges et à trois nervures. Elle est
surtout abondante dans les pays situés à la limite septentrionale de l’aire de l’espèce qui nous
occupe.
ERYTHRÆA. R e n .
j i 3q. E rythræa major. L . et Hoffm.
Ic. Fl. Portug. tab. 65. — Er. grandiflora Sched. meæ non Biv.
In dnmosis et sylvaticis arenosis regionis calidæ superioris in regno Granatensi
oecidentali, circà Gaucin, San Roque, Estepona. Alt. yoo '-to o o '. Fl. Jun. Vulg.
Cènlaura.
Habv in Lusitaniâ (Brot.), Boeticâ.
Il est impossible, quand on a vu cette superbe espèce croissant mêlée à la suivante, de conserver
le moindre doute sur sa légitimité. Il n’y a pas de différence entre les tiges et les feuilles de ces
deux plantes ; mais VEr. major se reconnaît à son inflorescence dichotome très-lâche, à sa corolle
d’un rose plus intense, trois fois plus grande, dont le tube dépasse d’un tiers seulement les lanières
du calice, et dont le limbe égale au moins le tube en longueur. Le pistil et les étamines sont très-
exsertes et les bractées et le calice parfaitement glabres et lisses. Dans YE. Centaurium, le tube de
la corolle est au moins deux fois plus long que le calice et une fois que son-propre limbe'. On
trouve quelquefois des pieds hybrides, entre ces deux espèces ; ils ont l’inflorescence lâche de VEr.
major et des fleurs un peu plus grandes que VE. Centaurium, mais conservant les proportions
du calice et de la corolle qui caractérisent cette dernière. J’ai cru d’abord VEr. grandiflora
Bivon. de Sicile», identique avec VEr. major, mais j’ai dû changer d’opinion $ elle est intermédiaire
entre elle et VEr. Centaurium, mais c’est de cette dernière qu’il faut la rapprocher comme
variété , peut-être comme espèce distincte. Ses fleurs offrent les mêmes, proportions, mais sont
plus grandes , et elle est surtout remarquable par la scabréité de ses calices et de ses bractées qui
se retrouve quelquefois au reste, mais à un plus faible degré, dans VEr. Centaurium.
i i 4q. Erythræa Centaurium. Per».
V a r . suffruticosa Griseb. — Ch. suffruticosa Salzm. exs. — Ch. Centaurium Desf.
A t l.l
In dumosis et sylvaticis regionis calidæ superioris et montanæ cum præcedenti sed
altiùs ascendens, circà Estepona, San R oque, Gaucin. Alt. yoo'-3ooo'. F l. Jun.
Hab. species in Europâ omni à Sueciâ australi (Wahl.) et Scotiâ (Hook) , varietas in
australioribus, Hispaniâ australi, Africa boreali (Salzm. Desf. h. Atl.),Ægypto et Syriâ
(Delile ! ) , insulis Azoricis (Guthn. !).
Cette variété a un port tout particulier, ses tiges sont élevées, un peu rameuses dans la partie
supérieure seulement, ses feuilles inférieures très-obtuses, parcourues par de fortes nervures et
disposées en rosette. Les fleurs sont disposées en capitules tres-serrés surtout au commencement
de la floraison, elles sont blanches ou roses j les bractées paraissent être très-nombreuses à cause
du rapprochement des fleurs. Je n’ai pu découvrir de caractères particuliers dans le calice ni
dans la corolle. Il se pourrait que lorsqu’on connaîtra mieux ce genre difficile on fasse une espèce
de la forme que je viens de décrire.
n 4t . E rythræa pulchella. Pers.
Chironia ramosissima Pers.
In arenosis subhumidis regionis calidæ et montanæ, quodàm loco in regno Granatensi
lectam vidi in lierbario am. Hænseler.
Hab. in Europâ omni à Scotiâ (Hook.), Galliâ et Germaniâ, Sibiriâ (Ledeb.), Asiâ minore
(Fleisch.), ArabiâPetræâ (Schimp.), Teneriffâ (Holl.). T,
Distincte de VEr. Centaurium par sa tige souvent dichotome dès la base et à rameaux très-allongés,
par l’absence des feuilles radicales, par la brièveté du tube de la corolle qui dépasse à peine le
calice d’ün quart dé sa longueur, de la suivante par ses fleurs toutes pédicellées et dont le tube
n’est jamais rétréci, par ses feuilles jamais disposées en rosette.
1 142. E rythræa tenuiflora. Lin k e tH o fïm .
Ic. F l. Portug. tab. 67. — Guss. F l. Sic. — E r . latifolia (3 tenuiflora Griseb.
In pascuis humentibus regionis calidæ, prop h Malaga cl. Hænseler, in ditione A lpu -
jar ras dictâ inter Berja et Ad ra. F l. Jul. Aug.
Hab. in Lusitaniâ (Brot.) , Galliâ oecidentali propè Burdigalam (Endress) , Hispaniâ
australi, Sardiniâ (Unio itin.), Siciliâ (Guss.).
Cette espèce est très-rameuse et se distingue à ses feuilles ovales ou oblongues, très-arrondies et
dont les inférieures sont disposées en rosette, à ses fleurs presque sessiles. La corolle est rose dans
mes échantillons de Malaga, blanche dans ceux des Alpujarras $ son tube est extrêmement étroit,
presque sétacé, et dépasse d’un quart de sa longueur le calice. La figure de Link et Hoffm. représente
les divisions de la corolle plus aiguës que je ne les ai vues d’ordinaire et pourrait bien avoir
été dessinée d’après des échantillons desséchés. Suivant M. Grisebach, cette plante est une variété
de VEr. latifolia Sm. Si cela est, il faudra ajouter aux localités où l’espèce croît, l’Angleterre
, l’Irlande et la Norwège.
ü 43. E rythræa spicata. Pers.
Ic . F l. Portug. tab. 68. — Gentiana spicata L . Sibth. Fl. Græc. tab. 238. — Centaurium
minus ramosum Barrel. Ic. 1242.
In humidis maritimis regionis calidæ, inter Be rja et A d ra . F l, Jul. Aug.