
— 7 1® —
J’avais rapporté en fruit cette plante de la localité indiquée plus haut, et, trompé par la ressemblance
du poi't, des feuilles et des graines, je l’avais prise pour le Sarcoc. enneaphylla, dont, sans
parler du caractère générique, elle diffère par des fleurs plus petites, des feuilles moins divisées et
des folioles plus obtuses. Ce ne fut que plus tard que mon ami Reuter aperçut, le premier, sur des
échantillons en fleur reçus de MM. Hænseler et Prolongo, les caractères particuliers à cette espèce.
Le genre Aplectrocapnos tire son nom de l’absence de l’éperon qui le distingue de toutes les Fu-
mariacées, et force à établir dans cette famille une nouvelle sous-tribu ainsi caractérisée:
Subtr. A P L E C T R E Æ .
Corollæ petalum anticum et posticum inter se conformia basi unguiculata ecalcarala.
5g. F umaria parviflora.
La Fumaria densifiora de l’herbier De. se compose de deux échantillons, dont l’un , qui est
celui décrit par l’auteur, appartient bien au F . micrantha, et dont l’autre est une variété du
F . officinalis—F . officinalis densifiora Moris F l. Sard. Quoique le nom spécifique de de Candolle
soit plus ancien que celui de Lagasca, il vaut mieux conserver ce dernier à l’espèce, celui de densifiora
ayant été appliqué à des variétés du Fum. officinalis, et pouvant être ainsi la source de
confusions.
Après le N* 9 0 , ajoutez :
90 bis. Sisymbrium crassifolium Cav. præl.
S. foliis radicalibus sinuato-runcinatis, lobis denticulatis ad costam marginesque
breviter ciliatis carnosulis glaucescentibus, caulinis lanceolato-linearibus acutis, su-
premis integris, caule sparse piloso vel glabro divaricato—ramosissimo, racemis flori-
feris abbreviatis antè anthesin subnu tan tib us, petalis pallidè sulphureis spathulatis sepalis
albo-mavginatis hirsutis duplô longioribus, racemis fructiferis elongatis ftexuosis, si|i—
quis glabris teretibus pedunculo incrassalo brevissimo insidentibus erectis incurvis stigmate
truncato bilobo terminatis, valvulis acutè trinerviis , seminibus oblongis notor-
rhizeis.
Brassica taraxacifblia Boiss. V o y . Bot. N° io 5.
Hab.“in regno Granatensi (Boiss.), Castellâ Nova et Veteri‘ (Cavan. Reut.)
Voyez, N° io5, plus de détails sur cette espèce et ses localités. Je Pavois rapportée aux Brassica
d’après le port et sans avoir pu observer les graines mûres, mais de bons échantillons en fruit,
rapportés par mon ami Reuter, ont tranché la question ; les cotylédons sont incombants, donc la
plante est un vrai Sisymbrium. Les siliques sont disposées en grappe courte, elles sont dressées,
strictes, légèrement courbées et contournées, longues d’un peu plus de deux pouces, cylindriques,
portées sur des pédicelles longs de trois lignes et un peu plus minces qu’elles, les valves fortement
tricostées à côtes aiguës.
9 1 . ërysimum canes cens. Effacez ce nom et remplacez-le par :
E rysimum pallens Koch.
j i i i g | —
Otez aussi le synonyme E . diffusum Ehrh.
Notre plante, identique avecVÊ. pollens, se distingue de VE. canescens en ce qu’elle est vivace et
non bisannuelle* et que sa racine pousse des faisceaux de feuilles stériles. U E . canescens en diffère
en outre par des tiges fortement anguleuses, des fleurs plus petites, inodores, des pédoncules égaux
au calyce et non plus courts que lu i, enfin un calyce à peine bisarqué à la base, tandis qu’il l’est
fortement dans notre espèce.
io 5. Brassica taraxacifolia. Boiss.
Effacez cette espèce, qui est le Sisymbrium crassifolium. Voyez plus haut, N° 9a bis.
Après N° 108, ajoutez :
108 bis. Brassica heterophylla. Boiss.
Sinapis heterophylla Lag. gen. et Sp. N° 265.
In siccis aridis regionis calidæ superioris, ad radices montis Sierra de Mijas, propè
Aïhaurinejo Hænseler.
Hab. in Hispaniâ australi interiori (Lag.).
Très-voisin du Br. adpressa. Sinapis incana L ., dont il diffère par ses siliques pubescentes et
ses feuilles très-hérissées de poils.
124* Alyssum alpestre. Remplacez ce nom par :
Alyssum serpyllifolium Desf.
V ar. aincanum. Forma genuina. — A l . alpestre (3 incanum Boiss. V o y .
Var. (3 alpinum. — Forma glabrescens. — A l . alpestre a vulgare Boiss. loc. citato.
Je nOse plus maintenant me prononcer aussi affirmativement sur la réunion-des A . serpyllifolium
et alpestre. Outre les caractères tirés du port et des poils, la silicule est décidément plus allongée
dans le premier que dans aucune variété du second, et il y a quelque différence dans la forme
des filets d’étamines. Quant à la variété glabrescente, qui est la même que celle des environs de Madrid
, je la laisse aussi avec Lagasca et de Candolle, réunie 'a l’A . serpyllifolium comme forme de
localités plus froides, et par conséquent moins incane et moins suffrutescente. Il sera bon d’étudier
sur les lieux ses passages au vrai A . serpyllifolium.
125. Alyssum montanum. Remplacez ce nom par :
Alyssum Atlanticum Desf.
Var. genuina. — Forma lepidola. —■ A l . montanum car. Atlanticum Boiss-. V oy.
Bot.
V a r . alpina. — Forma glabrescens. A l . montanum var. vulgare Boiss. loc. citât.
Effacez la variété diffusum, et mettez à la place :
125 bis. Alyssum diffusum. Ten.
In summis regionis nivalis Sierra Nevada, ait. 9000'.
Hab. in Alpibus Hispaniæ australis, Pyrenæis orientalibus, Aprutio Neapolitano.
Des observations nouvelles m’ont convaincu que j’avais eu tort de réunir Y A . Atlanticum su.
montanum, dont il diffère, outre un port et des poils différents* par des grappes de fruit plus courtes