
sessilibus lineari-subulatis, calycis laciniis subulatis capillaceis subpalulis integerrimis
lubo quadruplé longioribus, corolla brevi infundibuliformi calyce longiore.
C. Herminii Link el Hoffin. Fl. Portug. tab 79 (specim. multiflorum). — C. Lusitar-
hica monanthos radicefibrosa repente fo liisp o ly g o n i Tournef. herb. !
Radix fibrosa edens surculos steriles et rhizomala elongala repentia albida nuda. Caules
teretes glaberrimi parte inferiori foliosi sæpiùs simpliees uniflori rariùs parcè ramosi
ramis unifloris 1 -3 pollices longis,à 1 -2 pollicibus ad pedem dimidium et ultrà altis.
Folia glaberrima in surculis sterilibus et parte inferiori caulis obovata aut eiliplica, basi
attenuata, aliquando omnino rotunda, obtusa, integra aut obsoletissimè crenulata. P e -
tioli folio longiores, basin versùs pilis albis ciliati. Folia caulina linearia sessilia acuta eis
C. rotundifolice similia. Flores longé pedunculati eis C. rotundifolioe paulo majores. Calycis
tubus brevissimus obconicus glaber striatüs, laciuiæ quadruplé longiores patulæ,
tenuissimæ, à basi subulatæ, integerrimæ, acutæ, uninerviæ, corolla paulo breviores.
Corolla brevis, infundibuliformis, 5-6 lineas longa, pallidè cyanea , lobi brèves Sub-
triangulares mucronulati. Filamenla corolla dimidio breviora , puberula, basi subdila-
tata. Stigmata sesquilineam longa circinnato-reflexa. Capsulamnon vidi.
In pratis et rupestribus humidis regionis alpinæ superioris et nivalis frequenter ,
Sierra Nevada ad Borreguil de D ilar et San Gerônimo, Barranco de San Juan, Carrai
de Veleta, etc. Alt. ôSoo'-gooo'. Fl. Jul. Aug.
Hab. in Lusitaniæ monté Herminio vulgô Sierra de Estrella (Link et Hoffm.), Hispa-
niæ Sierra de Guadarrama (Cornes A. de Rayneval), Sierra Nevada.
Je regrette de n'avoir pu observer le fruit de cette espèce dans sa maturité. S’il s’ouvre par le*
sommet, l’espèce doit être classée auprès des C. persicifolia et carpathica; si c’est au contraire
près de la base, elle est voisine des C. rolundifolia et linifolia. La forme courte et évasée de sa
corolle la rapproche du premier de ces deux groupes, mais son port, l’ensemble de ses caractères ,
et surtout la forme de ses stigmates, qui atteignent à peine la cinquième partie de la longueur
du style, au lieu d’être de môme longueur que lui comme dans la C., persicifolia, me font croire
que sa vraie affinité est la C. rotundifolia. J’ai dû donner une nouvelle figure de cette espèce,
attendu que celle de la Flore portugaise ne représente pas sa forme habituelle, mais une variété
plus rameuse, plus allongée, à feuilles inférieures moins arrondies, différences qui tiennent à sa
station dans les fentes ombragées des rochers.
Expl. ta b. i b. Stamina stylusque.—-.2,1 * Eadem aucta.
i î ï ô . Campanula RAPUKCULUS. L.
C. elatior et C. verruculosa L ink et Hoffm. Fl. Port. tab. 80 et 81.
In collibus et dumosis regionis calidæ et inontanæ, circà Malaga, A lhau rin, Este-
pond, Sierra Nevada in vallibus. Alt. o -55oof. Fl. æstale.
Hab. in Europà omni ab Angliâ (Hook) e l Suecià meridionali (Wahl.) ad Caucasum
usquè ( M.B. ), Africa boreali (Desf. Schousb. Salzm. ) , Oriente et Syriâ ( Auch. ).
Le tube du calice de cette espèce est plus ou moins couvert de poils papilleux , très-abondants
dans quelques échantillons.du Portugal et dés environs d’Alger, beaucoup moins dans les nôtres
comme dans ceux de Salzmann , ét dont I ç ‘nombre varie de telle'sorte qu’on ne peut s’en servir
pour établir des variétés;
i m . Campanula L oeflingii. T ab. CX X , fig. A.
B rot. Phyt. Lusit. tab. 18 non Link et Hoffm. Fl. Portug. tab. 82. — C. èrinoides
Cavan. An. d.c ien c . et Alph. DC. Mon. et Prodr. VII, pag.' 480 an. Linn. et auct. ?
Ç- Matritensis Alph. DC. ! — C. caule angulato panicuîato foliis ovatis sessilibus
subserratis Læfïl. Itin .|| | C. Broussonedana Roem. et Sch. (speç. majora.)
In arenosis et inter friitices regionis calidæ, montanæ, et eliam alpinæ, in maritimis
inter cistos propè San Roqu e, Estepona et Gibraltar, inter Ronda et Grazalema c 1.
Hænseler, Sierra Tejeda pars superior ad cavos nivales, Sierra Nevada circà San Gerônimo,
Cortijo de là Vibora et usquè ad Prado de la Yegua. Alt. o -65oo/. Fl.
Mai. Jul.
Hab. in Lusitaniâ (Brot. Webb), Hispanjâ in Castel là veteri et nova (Alph. deRay iie-
v a ü ) Boeticà propè Gades ^herb. Fauché), regno Valentino (Èav.)1’ét Granatensi, Africa
boreali o'ccidéntàli usquè' ad Mogador (Brouss. in h. DC.).
Cette plante est très-variable, et on a décrit comme espèces différentes plusieurs de ses formes
représentées’dans les hérbiers par un ou deux échantillons seulement, et dont on ne pouvait,
par Conséquent, étudier1 lès' transitions. Sa taille ét ses fleurs atteignient les plus fortes dimensions
dans certains échantillons du Portugal1 *, bien représentés dans la figure de Broterô ét dans
la C. Bràùssoneliana de Mogador. Ces plantes, qui ont probablement crû dans des localités
fertiles et ombragées, ont aussi les liges rameuses, très-couchées et Iongües d’un pied à un pied
et demi. Mes échantillons et ceux de la C. HJalrilensis ont les tiges ratùètisés aussi, moins
dressées et de 4 à 8 poUces seulement; les fleurs sont plus petites. Les lanières du calice varient
aussi tellement pour la longueur et la largeur, qu’on ne peut guère établir de variétés d’après
leur forme ;9lê plus souvent elles sont entières ^quelquefois ëlles ont qüel'qûes 'dents vers la base,
-û; J’ai laisse^ de côté le nom de Ci erinoides, attendu qu’il indique un rapport qui n’existe pas j
et qu il est très-probable'd^ailleurs, d après la description de Linné et les synonymes qu’il cite,
qu’il n’a point eu en vue notre plante, mais bien quelque Lobelia ou Wahlembergia du Cap. La
figure que je donne représente la forme la plus ordinaire de l’espèce, telle qu’elle croît dans les
environs de Madrid, de Gadiz et dans le royaume de'Grenade.
Les espèces voisines de la C. Loefflingii sont : 10 C. palula L. bien distincte par sa racine vivace
, sa taille, la grandeur de ses fleurs et la forme de ses feuilles dont les inférieures sontpétio-
léés, ramassées en une espèce de rosette et non toutes éparses et sessilesi; — 20 et 3° les C. ramo~
wmma Siblh. et Loreyi Poil, qui ne sont peut-être que des variétés d’une même espèbe, annuelles
aussi, mais dont les fleurs sont beaucoup plus grandes que celles de la C. Loefflingii, et
dont le tube du calice est Irès-évasé, hémisphérique, couvert de poils strigueux abondants, el
cinq ou six fois plus court que ses divisions, au lieu d’être obeonique, allongé-, presque glabre
et des deux tiers plus court que ses lanières. Dans ces deux espèces, les lanières du calicè sont
aussi égales à la corolle et non plus courtes qu’elles.-^-4° G. decumbens Alph. DC. Mon. tab. II,
fig. A , des environs d’Aranjuez, plante distincte par ses tiges faibles, bumifuses, à peine anguleuses,
ses petites corolles, le tube de son calice parfaitement sphérique, d’une ligue de diamètre
couvert de poils blancs et retrorses , son stigmate trifide jusqu’à moitié .de sa l o n g u e u r . C .
Kotschiana A. DC. du Taurus. 6° Enfin, une plante de l’Espagne septentrionale et du Portugal,
déjà figurée par Link el Hoffmansegg, et faussement rapportée par eux au C. Loefflingii. J’en
donne ci-après la description.
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