
et surtout par son calyce bien plus court que la corolle, et qui, à cause du développement
des poils tomenteux qui le couvrent, a son tube fendu jusqu’à sa base, la membrane qui le
forme se changeant en une pellicule très-fine et que lé développement des dents fait fendre.
Ce dernier caractère paraît très-constant dans ce groupe, et est très-utile pour distinguer
certaines espèces. Il faut aussi retrancher de la synonymie dé VA. aristalus, YAstr. pseu-
dotragacantha Pall, qui appartient à VA. aureusW. ou est peut-être une espèce distincte.
529. Astràgàlus Creticus.
Retranchez de la synonymie A . Caspius M. B., qui est une espèce distincte.
544- Hippocrepis comosà.
Une autre espèce espagnole très-voisine de celle-ci, mais distincte par ses fleurs plus petites,
ses tiges allongées, sa floraison plus tardive d’un mois, ses légumes allongés, très-courbés, et
formant un tour entier, étroits et à sinus presque fermés, hérissés de papilles allongées au-
dessus des graines, est VH. scabra De., qui, à cause d’un échantillon incomplet envoyé
par Lagasca, a été classée dans le Prodromus parmi les espèces annuelles, mais qui est vivace,
Elle se trouve dans le royaume de Murcie (Lag.j, les environs de Madrid (Reuter).
549. Onobrychis argentea.
Effacez la variété B , qui est une espèce nouvelle, On. Madritensis Boiss. et Reut., Bibl.
Univ., 1842, bien différente de VOn. Argentea, outre les fruits, par ses épis beaucoup plus
brièvement pédônculés, allongés et non coniques, ses corolles roses, etc. Effacez, par conséquent,
dans l’habitat, l’Espagne intérieure.
565.* V icia vestita.
Ajoutez à l’habitat, la Grèce, où j ’ai retrouvé cette plante près d’Epidaure.
600. Geum heterocarpüm.
J’ai retrouvé cette belle espèce en Asie mineure, sur la sommité la plus orientale du
Cadmus en Carie, où il croissait à l’ombre du Juniperus sabina Les échantillons étaient parfaitement
semblables à ceux d’Espagne, sauf que tous les carpelles y sont réunis ensemble.
La découverte de cette forme rend moins convenable le nom que j ’avais imposé à cettè espèce,
et je propose de le remplacer par celui de G. umbrosum.
607. Potentilla caulescens var. villosa. Remplacez ce nom par :
POTENTILLA PETROPHILA Boiss.
P. cæspitosa , rhizomate suffrutescenti petiolorum vetustorum vestigiis squamoso,
caule ascendente apice corymboso-multifloro petiolisque pilis patulis villoso , foliis ra-
dicalibus quinatis foliis subsessilibus oblongis basi cuneatis integerrimis apice acirtè
3-9 dentatis dente superiori alios æquanti utrinquè sed subtùs copiosiùs pilis longis
adpressis sericeo-argenteis, stipulis oblongo-lanceolatis integerrimis acuminatis, ca.-
lycis sericei laciniis lanceolatis aculis alternatim subbrevioribus, pelalis albis obo-
vatis calyce longioribus , filamentis parte inferiori dimidiâ hirsulis, superiori glabres-
centibus, carpellis undiquè hirsutis.
P . c a u le s c e n s var. v i l lo s a Boiss. V oy. Bot.
Cette espèce est certainement voisine de la P. caulescens, mais les ayant examinées plus
à fond, j’ai trouvé que la seconde se distinguait spécifiquement par ses feuilles glabrescentes
sur les deux surfaces et soyeuses au bord seulement, ses folioles plus allongées, dont la dent
supérieure est plus courte, ses stipules inférieures dentées vers la base, ses filaments velus
jusqu’au sommet. La P . glauca Moris, P . crassinervia\iv., voisine aussi de ces deux espèces,
en est très-distincte par ses feuilles à nervures très-proéminentes, à indûment très-court, couché,
cendré et un peu visqueux. Les folioles de notre espèce varient beaucoup pour la
grandeur.
637. Tamarix Gallica.
Retranchez de l’habitat, Gallia occidenlalis et Pictavia. Les échantillons de cette localité
appartiennent à une autre espèce très-distincte par la forme et le nombre des angles du
disque hypogyne et la forme de la capsule, le T. Anglica Webb, Ann. sc. nat., 1841 •
658. Paronychia serpyllifolia var. a r e t io id e s . Remplacez ce nom par :
Paronychia aretioides. DC.
J’ai eu,-tort de réunir cette charmante espèce au P . serpyllifolia, elle en est bien distincte
par ses tiges dressées ou couchées, mais jamais radicantes et n’émettant pas des rejetons
stériles, ses feuilles bien plus petites, Linéaires, et fortement imbriquées, les stipules
régulièrement disposées sur deux rangs, oblongues et non ovales, les bractées arrondies et
non ovales-acumïhées. Il faut retrancher de la synonymie la P . imbricata Rchb, et de l’habitat
toutes les localités autres que celles d’Espagne et qui appartiennent à des formes de
la P . serpyllifolia.
662 et suivants.
Les espèces des genres Queria et Minuarla doivent être reportées parmi les Aminées.
Voyez plus haut, n° 282 bis.
670. S e d um A n g l ic u m var. r iv u la r e . Remplacez ce nom par :
Sedum rivulare Boiss. E l. N° 76.
S. perenne glaberrimum, caudiculis cæspitosis basi repentibus, foliis glauco-viren-
tibus teretibus superne subcanaliculatis oblongis, cauübus florigeris non perennantibus
adscendentibus debilibus minute foliosis 1 -3-pollicaribus, cymis laxiusculis recurvis,
floribus roseis, sepalis glaberrimis obtusis corollâ duplo brevioribus, petalis lanceolatis
acutis mucronatis dorso lineâ saturatiori notalis, antheris nigro-violaceis, carpellis
acutis.
Hab. in regione alpinâ et nivali monlis Sierra Nevada ad rivulos.
Comme M. Grisebach le remarque avec beaucoup de raison dans sa Flore de Rumelie,
je me suis trompé en réunissant au S. Anglicum cette espèce, qui en diffère par une racine
décidément vivace, émettant des rejetons stériles, par son calyce deux fois seulement et non
trois fois plus court que la corolle.' On trouverait d’autres différences encore en examinant
ces espèces sur le vivant. J’ai rejeté le nom de S. melanantherum, cité seulement pour mé-
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