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que M. Koch, placer la plante parmi les Sisymbrium, si ce n’était son “extrême affinité avec
VE. Orientale.
BRASSICA. N.
Brassica et Sinapis. L . -r? Moricandia, Diplotaxis et Eruca DC.
— Erueastrum Spenn.
Siliqua linearis vel oblong a compressa valvulis uni au t m u 11 i n er viis, vostr o plus minùsve
producfco lerminata. Semina globosa oblonga aut subcompressa uniserialia biserialiave.
Cotyledones incumbenles canaliculato-cpmplicati. Filamenta staminum libéra.
Cette réunion de toutes les Orthoplocées siliqueuses,.dans le genre Brassica et cette fusion en
un seul de tant de genres établis par des autorités imposantes, paraîtra d’abord téméraire» mais
en examinant de plus près les caractères qui ont servi à fonder ces genres, on trouvera quelles
uns n’offrent rien de clairement défini ni de véritablement important, et que les autres séparent
et classent à de grandes distances des plantes intimement liées. C’est ainsi que la découverte du
Brassica moricandioides à graines unisériées et cependant étroitement uni avec le Moricandia
arvensis bisérié, est venu démontrer le cas qu’il fallait faire d’ un Caraclèrè par lequel on avait
sépare Moricaüidîa, Diplotaxis e tErucade Brassica et de Sinapèsrhié/i plus encore, XëB'fasslca
humilis DC. et le jDiplotaxis' saxdtilis DC. se sont trouvés h?être qu’une seule et même espèce
qui présente ainsi indifféremment les deux dispositions. On sent d’ailleurs à priori combien ce
caractère est variable et combien il dépend de la largeur de la silique;:de la grosseur relative
et du nombre des semences.
Passons maintenant au calice bisacqué ou non à la base, ouvert ou étalé, par lequel on a
voulu distinguer Moricandia et Diplotaxis l’un de l’autre et de Brqssiçg, ^ et ce dernier;genre
de Sinapis. Ici je ne suis pas le premier à voir et à prouver que ,.ce ne sont point là des caractères
assez tranchés et assez limités à de certains,;groupes naturels, pour devenir génériques, M. Koch
a très-bien observé déjà que les Brassica çheiranlhQ8>el. olerqçeqt ont* un calice aussi fortement
bisacqué que le Moricandia, et que ces mêmes ,espèç,es sont à peu près les seules de leur genre
ou le caractère du calyx ereelus soit bien visible.
Le caractère des valves uni,o,u multinerves de la silique proposé par Roth, puis par Koch , pour
distinguer Brassica et Sinapis, quoique plus positif que celui de calyx patensiq^,erectus né
vaut guère mieux, à mon avis. Les nervures latérales, surtout quant elles sont marginales,
varient au point qu’il est souvent impossible de décider s’il y en a ou s’il n’y en a pas $ d’ailleurs
en suivant cette classification, on est obligé: de séparer des plantes qui ont la plus grande affinité
entre elles, de sortir par exemple des Sinapis la S. nigra, et d’y faire entrer le Brassica
cheiranthos et surtout le RicJierii.
. Reste encore la forme plus ou moins ronde, ovale ou même comprimée des semences , mais
ici la nature a encore ihoritré, par''dés intermédiaires.sans nombre et des nuances à, embarrasser
tout classificateur, qüè ce caractère'qurdépend de l’épaisseltr ou de la longueur relative des cotylédons,
de la manière plus ou moins serrée dont ils sorit condtipliqués, ne peut avoir grande
valeur.’Je dirai la mêmé chose de la semence un peu émarginée par laquelle on a voulu caractériser
M Mortcà'nâià, fcètté forme 'së retrouve dans plusieurs Sinapis et Diplotaxis, ei c\\e ex\s\e ou
n’existe pas sur le même individu, suivant la plus ou moins grande brièveté dé-la radicule.
H m —
M. \Vebb, II. Hisp. pag. mfà donne encore comme caractère du Moricandia la décurrence
des papilles sligmataires le long du style, mais cette décurrence est à peine sensible, et on la
retrouve à un égal degré dans plusieurs Brassica..
Je ne dis rien du rostrum, qui varie par une longue suite d’ intermédiaires,de manière à prendre
les formes et les grandeurs les plus différentes et dont personne ne s’est servi comme moyen de
classification. Les coupes que je propose ici ne sont destinées qu’à donner une série linéaire aussi
conforme à la nature que possible pour les espèces que j’ai à décrire et deyront être modifiées dans
un ouvrage plus général.
I. Diplotaxis. — Siliqua compressa ferè erostrata soepiîis biserialis valvulis
uninerviis, seminibus globosis.
^3. Brassica viminea. N.
Sisymbrium vimineum L . — Diplotaxis viminea DC.
In arvis et cultis regionis calidæ, circà Molril. Fl. vere.
Hab. in Galliâ media et australi, Germaniâ occidentali (K och), Italiâ omni, Hispaniâ.
94. Brassica Prolongi. N,
B. radice annuâ, foliis radicalibus rosulatis obovato-cuneatis in petiolum angustatis,
integris aut v ix creuato-denlalis, siliquis subpalulis breviter pedunculatis compressis.
Diplotaxis Prolongi Boiss. E l. n° i 5.
Planta annua glabra. Folia ferè omnia radicalia in rosulam disposila obovato-cuneata
integra aut crenata. Caules numerosi subsimplices asçendentes ferè jam à basi siliqui-
feri. Flores lutei. Petala oblongo-obovata aut cuneata sensim in unguem atlenuala ca -
lycem v ix superantia. Siliquæ subpatulæ pedunculo duplp longiores, compressæ
apice basique attenuatæ , obtu&è breviterque mucronalæ. Valvulæ obsoletè uninerviæ.
Semina biserialia ovata subcompr,essa rufa.
.In collibus siccis circà ' Malacam ab amicissimo. D. Pablo Proion go détecta. Fl. Mai,
Hab, quoque in Judæâ prop.è Hierosolymam undè à cl. Aucher relata fuit.
Cette espèce, fort voisine du B . viminea, à côté duquel elle doit être placée, s’en distingue par
ses liges plus longues, plus rameuses et plus dressées, par ses feuilles à peine crénelées et jamais
lyrées ou pinnatifides. Ses fleurs sont un peu plus grandes. Je l’ai semée et elle a conservé tous
ses caractères,
9.5. Brassica erucoides. N.
Diplotaxis erucoides DC. — Sinapis erucoides L . Ic. Jacq. Vindob. tab. 170. ’-_
Sisymbrium erucoides Desf.— Eruca sylvestris flo r e albo Italica Barrel. Ic. i 32.
In cultis regionis calidæ, Malacoe legit cl. Rambur ! Fl. hieme et vere.
Hab. in regione mediterraneâ, Hispaïiiâ, Galliâ australi, Italiâ omni, Asia minore
(Olivier), Barbariâ (Desf.), regno Maroccano (Brouss,).