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(T en . Guss.), Græciâ (Siblh.), Tauriâ (B ie b .) , Asiâ minore (A u c h .) , Africâ boreali
(Desf.).
Il ne faut pas confondre la var. j3 avec V A . incanus L. qui lui ressemble beaucoup pour le port,
mais a un calice plus court et des légumes seulement deux fois plus longs que le calice.
527. Astràgalus nummularioides. Desf. Emend. Fl. Ail.
A . nummularius. Fl. Atl. tab. 204, non Lam. — A . macrorrhizos Cav. Icon. t. i 33
(bona). — A . mxmtanus Brot. Fl. Lus. non L . ex L in k f f i^ . B a rrelieri L . Duf. in Ann.
sc. phys.
In sylvaticis dumosis regionis alpinæ, Sierra de la N ieve cl. Proion go , Sierra Nevada
ad Cartejuela, supra D ornajo et propè V aca res ascendendo ad collum ejusdem nominis.
Alt. ôooo'-Sooo'.
Hab. in Hispaniæ regno Granalensi, Valentino (Ego ad H ifa c ), Casteïlâ Nova propè
Matrilum (Rodriguez), Africa boreali propè Tunetum (Desf.).
Cette espèce est fort remarquable par ses fruits presque ovoides, extrêmement durs, et dont le
péricarpe pulpeux et fort épais enveloppe de partout les semences. La figure de* Desfontaines ne
les représente que très-jeunes.
528. Astragalus aristatus. L ’Her.
A . sempervirens Lam. — A . pseudotragacantha Pall. Astrag. t. 3. — Ten. Fl. Neap.
V a r . fi australiç.— Laciniis calycinis elongatioribus magis plumosis, floribus confer-
tioribus coloratioribus.
A . aristatus Sibth. Fi. Græc. tab. 73y i — A . CreticusD C .P rod . etberb. — Schedul.
meæ. non Lam. Dict. — A . S icu lu s DC. Prod. et herb. non Raf.
In aridis regionis alpinæ, Sierra de la N ieve c l. Can. Lopez, Sierra N evada descen-
dendo a Puerto de V aca res, in convallibus ad planitiem Granatensem spectantibus rarus.
Alt. 5o o o '-8ooo\ Fl. Jul. Aug.
Hab. in Alpibus Europæ austrabs et Asiæ, Helvetiæ, Pedemontii, Delphinatûs, Py re—
næis centralibus, montibus regni Granatensis, Aprutio Neapolitano (Ten.), Siciliâ (Guss.),
Parnasso et montibus Peloponnesi (Sibth.), Cypri (idem), montibus Hyrcaniæ (Pa ll.) ,
Caucaso (Fisch. in h. DC.).
J ai cherché inutilement des différences spécifiques entre ma plante et celle de Suisse, celles qui
les séparent sont très-légères et ne tiennent qu’au climat et à la localité. Les fleurs sont un peu
plus condensées, presque sessiles, plus purpurines, îe calice est plus hispide et ses dents égalent
presque la corolle en longueur. Les échantillons de la Sierra Nevada ont des feuilles semblables à
ceux des Alpes, ceux de la Sierra de la Nieve qui est plus basse et plus sèche, ont des folioles plus
larges et plus incanes et des fleurs d’une teinte plus foncée. Du reste V A. aristatus est sujet dans les
Alpes même à d assez grandes variations. J’en ai du col de Tende où les dents du calice ne sont pas
plus loifgues que le tube, tandis que dans les environs de Genève elles surpassent deux fois ce même
tube en longueur. — Ma plante est identique avec celle représentée dans la Flora Græca, c’est
aussi 1 A . Siculus et Creticus du Prod. mais très-probablement point celui de Lamarck dont
la description paraît se rapporter à l’espèce suivante. La confusion entre ces deux espèces tient à
ce qu’elles croissent toutes les deux, soit en Sicile, soit dans l’île de Crête. — L’ A . pseudoiragacantha
Pall. est certainement aussi V A. aristatus, d’après sa figure et des échantillons de sa localité;
lui-même dit son espèce identique avec un Astragale qu’il a reçu du Valais, avec Varistatus par
conséquent.
529. Astragalus Cretigus. L am.
A . Creticus Lam. Diet, non DC. Prod. — A . echinus DC. Astr. tab. 34, et Prod.!
Sched. meæ. — A . Caspicus M. B. — A . Siculus Raf. non DC. Prod. — A . Creticus
Siblh. Fl. Græc. tab. 736 (form a fb lio lis la tio ribu s,flo ribu s paulbm a jortbus).
In aridis calcareis regionis alpinæ omnium ferè montium regni Granatensis, Sierra de
la N ieve Prolongo et Hænseler, Sierra T ejeda pars superior, Sierra Nevada circà San
Gerôninio. Alt. 52oo,~700o'. Fl. Jun. Jul.
Hab. in Alpibus regni Granatensis, Siciliæ, Cretæ (Sieb. ! f , Asiæ minoris (Labill in
h. DC. )}
Cette espèce forme des buissons de deux à trois pieds de haut, tandis que les tiges delà précédente
sont rampantes et n’ont pas un demi-pied de long. Ses fleurs sont plus petites, disposées aussi en
capitules serrés dans la partie supérieure. La corolle n’est pas couleur de chair, mais d’un blanc
jaunâtre avec l’étendard strié de raies bleuâtres. Enfin on la reconnaît à son calice de moitié plus
court que la corolle, et tellement couvert de poils blancs soyeux que l’on n’en peut distinguer les
dents au premier abord. Ma plante est identique avec des échantillons de Sicile et de Crète et avec
V A . echinus du Prodrome, et la description de Lamarck lui convient beaucoup mieux qu’à la
précédente. La figure de Sibthorp doit aussi représenter la même espèce, quoique ce soit une
forme un peu différente. — V A . pycnoplvyllus Stev. en est encore voisin, mais bien*distinct par
ses fleurs disposées en épis allongés le long des rameaux, par son calice à dents plus courtes.
530. A stragalus tumidus. Willd.
A . R auw olfii V a h l .— A . armatus'WiWà. — A n th y llis tragacanthoides Desf. Atl.
tab. 194. — Poterium fo r te Clus. Hisp. Ic. p. 2 16 .! — Tragacantha Granatensis fo liis
incanis caducis flo r e albo Moriss. Hist. sect. 2 , tab. 23. — Tragacanthoe affinis lanuginosa
sive Poterium CB. Tour. herb, et Juss. herb. !— A stragalus fru tico su s calycibus
subsessilibus inflato-globosis p etio lis spinescentibus Orycto. Arag. p. 17 7 , tab. 2 fig. 2
ex Vahl.
In collibus aridis regionis montanæ inferiôris, inter G uadix et la V en ta d el P era l à
Clusio observalus nec temporibus recentioribus lectus.
Hab. in Hispaniâ interiori, A lca rria de Cuenca in Casteïlâ Nova (c l. Rodriguez!) in
Sierra Morena ( am. Prolongo ! ) , Aragoniâ (W a h l.) , Africa boreali (Desf. !) , Ægypto
(Fo r sk .) , Arabia petræâ (Schimp.), Asiâ minore et Persiâ (DC. herb.).
Je réunis ici plusieurs plantes entre lesquelles je n’ai pu trouver des différences spécifiques. Celle
d’Espagne, dont je dois un bel échantillon à l’amitié de M. le professeur Rodriguez, à Madrid
diffère de celle d’Orient par des feuilles plus velues et munies de huit à dix paires de folioles au
lieu de cinq à six; ses fleurs sont assez longuement pédicellées et réunies par trois ou quatre au
lieu d’être solitaires ; enfin les dents des calices sont sétacées, de deux à trois lignes de long, tandis
que celles de la plante d’Orient n’ont que la moitié de cette longueur. Les échantillons du Sinaï
établissent déjà un passage entre ces deux formes par leurs calices à dents allongées, et leurs