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belle espèce a des feuilles très-longues lancéolées-liuéaires, toutes bordées de cils couchés
, des ochrées terminées par des cils nombreux qui les égalent presque eh longueur. Ses épis
sont très-lâches et filiformes comme ceux du P. Hydropiper, mais dressés et non pendants» et ses
périgones entièrement dépourvus des glandes qui caractérisent ceux de cette dernière espèce.
Dans le P. Hydropiper, ainsi que dans le P . mite Schrank, les feuilles en outre sont oblonguçs,
lancéolées, beaucoup plus courtes, et les soies des ochrées bien moins longues.— Le Pol.salicifo-
lium Del. — P. pseudohydropiper Salzm. d’Egypte et de Tanger ressemble infiniment par son
port, la forme de ses épis et de ses feuilles au P . serrulatum , mais les soies de ses ochrées sont
plus courtes, ses bractées ne sont pas ciliées et ses graines comprimées et presque lenticulaires.
1 4 7 8 . POLYGONUM AVICULARE. L .
V a r . nana N. — Minimum, ^-1 pollicare. Caulis simplicissimus basi ascendens. Folia
oblonga oblusissima. Flores pauci axillares. Nuces trigonæ ut in specie minutissimè tu-
berculatæ.
Polygonum nanum Bory, Florul. Sierra Nevada, n° i i 5.
In solo lutoso lagunarum semiexsiccatarum regionis n ivalis , Sierra Nevada in pratis
Borreguil de Dilar diclis. Alt. cire. 9500'. Fl. Aug.
Hab species in Europâ omni à Scotiâ (Hook.) et Sueciâ (Wahl.), Asiâ minori, Sibiriâ
(Led.), Africa boreali. '
La variété ruina est très-remarquable par sa petite taille, ses liges très-simples, recourbées et
ascendantes, mais elle n’offre aucun caractère essentiel par lequel on puisse la distinguer du
P. aviculare, et on s’explique très-bien son port par sa station dans une région très-élevée
dans des lacs alpins , où l’eau reste une grande partie de l’année et ne lui laisse que peu de
temps pour se développer.
1479. P o lygo n um e q u is e t if o r m e . Sibth.
Icon. Fl. Græca, tab. 364-
V ar. trigyna N. — Flores trigyni et octandri nec digyni hexandri.
Pol. controversum Guss. Fl. s ic .— P . flagellare Berl.— P . aviculare D es f Atl. nonL.
— P . suffruticosum Salzm. pl. exs.
Is sepibus ad vias regionis calidæ, circà Malaga. FL æstate.
Hab. in regione mediterraneâ australiori, Lusitaniâ (Welwitch), Hispaniâ australi in
regno Granalensi et propè Gades (herb. meum), Italià australi à Romaad Siciliam (Bert.
Guss.), Græciâ (Sibth.), Ægypto (Sieber), Africa boreali (Desf. Salzm.).
Cette ( spèce a des tiges ligneuses couchées et qui ont souvent plusieurs pieds de longueur ; ses
feuilles sont ondulées sur les bords, oblongues, lancéolées, tantôt obtuses comme dans mes
échantillons, tantôt aiguës; et plus étroites comme dans le P . flagellare B rot. Les fleurs sont
disposées deux ou trois ensemble dans les aisselles des feuilles; quelquefois les rameaux sont allongés
et les feuilles florales développées , alors l’épi floral est lâche et allongé ; quelquefois aussi
les entrenoeuds sont très-courts et les feuilles très-petites et plus courtes que les fleurs qui naissent
de leur aisselle; dans ce cas les épis floraux sont serrés, n’ont qu’un demi-pouce a un pouce
de long et ont un peu l’apparence, comme le remarque M. Koch, de ceux du Tamarix Gallica.
Cette dernière disposition est surtout fréquente dans les échantillons de Sicile et de Candie ,
mais je l’ai retrouvée quelquefois dans ceux d’Espagne, et elle parait dépendre du sol où
croît la plante et probablement de l’époque où on la cueille. Le P. equisitiforme est toujours
très-facile à distinguer des variétés couchées et ligneuses du P . aviculare, c est-a-dire des
P. Monspeliense Ten. et P. aviculare Link, par ses fleurs plus grosses portées par un pédicelle
plus long qu’elles-mêmes et non presque sessiles. Les échantillons de Sicile et d Espagne ne
diffèrent de ceux de Grèce que par un nombre différent d’étamines et de pistils, nombre que
je crois sujet à varier et qui constitue à peine une variété. Quant au P. equisitiforme- de
Corse et de Sardaig ne, je crois qu’ il doit former une espèce différente de celle de Sibthorp;
ses tiges sont dressées, plus grosses, à stries nombreuses et aiguës et presque entièrement dépourvues
de feuilles.
1480. Polygonum maritimum. L.
le . Sibth. F l. Græca, tab. 363.
In arenosis maritimis regionis calidæ, Malaga, Motril, Estepona, etc. Fl. æst.
Hab. in Europæ regione mediterraneâ omni à Galliâ australi et occidentali, Asia mi-
a o r i (Sibth.) Ægypto, Africa boreali (Desf. Bavé).
1481. Polygonum Convolvulus* L . »
In cultis regionis calidæ superioris, circà Churnana legit cl. Proion go.
Hab. in Europâ omni mediâ et australi à Sueciâ (Wahl) et Scotia (Hook.), Sibiria
(Ledeb.), Barbariâ (herb. meum).