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ovales ou spathulées *, on y distingue trois nervures presque d’égale force, tandis que dans le B.
pappidosa il n’y a qu’une nervure médiane donnant naissance à des nervures secondairesNpennées
très-peu distinctes. Les capitules du B . sylvestris sont un peu plus petits; les écailles de l’invo-
lucre sont plus aiguè's, acuminées et entières sur les bords. Enfin, le bord de l’akène est couvert
de longs poils, tandis qu’il est presque glabre dans le B . pappidosa. Ces espèces habitent des
localités bien différentes; l’une les lieux cultivés de la région chaude, et l’autre les endroits secs
des régions montagneuse et alpine.
Expl. tab. 1,2. Folium involucri utroque latere.—3. Flos radii.-»-4* Flos disci. — 5. Idem
apertus, — 6. Stylus. — 7. Ovarium. — 8. Idem auctum.
JSOLIDAGO. L,
871. SOLIDAGO VlRGA-AUREÀ. L .
V ar. a alpestris DC. — S. alpestris W . K.
In pascuis et lapidosis regionis alpinæ superioris et nivalis, Sierra Nevada à sylvaticis
la Cartejuela usquè ad juga summa Puerto de Vacares, Collado de Veleta, etc. F l. Jul.
Aug. Alt. ôooo'-ioooo'.
Hab. in Europâ omni à Lapponiâ (Wahl.) et Scotiâ (Hook), Sibiriâ (Led.). Varietas
in montosis totius trac tus.
Subtr. II. Baccharideæ. Less.
CONYZA. L ess.
872. CONYZA ÀMBIGUA. D C .
Erigeron crispum Pourr. — E . linifblium Willd.
Ad vias et ad culta regionis calidæ , V e le z , Malaga en la Dehesilla. Fl. Jul. Aug.
Hab. in Europâ australi omni à Galliâ australi, Africâ boreali (Salzm.).
873. Conyza Gouani. DC.
Erigeron Gouani W illd .— Dimorphanthes G ou an iCass.
In humidis regionis calidæ, ad marginem rivuli propè Motril legit cl. Webb.
Hab. in insulis Canariensibus , Hispaniâ australi, probabiliter etiam in regno Ma-
roccano.
Cette espèce est bien différente de la précédente par ses feuilles spathulées, bien plus larges, un
peu dentées, par ses capitules réunis au sommet des rameaux entêtes serrées. J’ai vu les exemplaires
récoltés par M. Webb ; ils sont identiques avec ceux des Canaries, et M. Webb m’a assuré qu’ il
n’y avait aucune erreur quant à la localité qu’il indique.
PHAGNALON. Cass.
874* Phagnalon sordioum. DC.
Conyza sordida L j|ff- Chrysocome muralis paucioribus congestis fuscisque capitulis
Barr. Ic. 277.
Ad muros et rupes regionis calidæ, circà Malaga en las Herniitas cl. Prolongo e.t
en e l Desierto de las Nieves supra Yunquera. Alt. o-a5oof. Fl. y e r e .
Hab. in regione mediterraneâ occidentali, Galliâ australi, Italiâ omni, Hispaniâ,
Barbariâ (Desf.).
875. Phagnalon rupestre. DC.
Conyza rupestris L . — C. saxatilis Sibth. non. L |||— C. geminiflora TenQ -■ Chrysocoma
latifolia minima singulariflore Barr. Ic, 425.
Ad rupes regionis calidæ, circà Malaga frequens. Vulg. Pelucilla.
ab. in Europæ regione mediterraneâ omni, Asiâ minori et Syrià, Ægypto et Ara-
bià (ex Forsk.), Africâboreali (Desf.), insulis Canariensibus.
876. Phagnalon L agascæ. Cass.
Conyza intermediaLag. Gen. et Sp. n° 358, — Conyza saxatilis Asso. Sieber non L.
..j-rr- Phagnalon saxaiile |3 intermedium DC. Prod.
Inter sepés cactorum et ad muros regionis calidæ, circà Malaga, V e le z , Canillas.
F l. Apr. MaiV„V;'
Hab. in Hispaniæ Calalauniâ (Pourr.), Aragoniâ (Asso) , regno M urcico el Valentino
(Lag. in herb. meo), Boeticâ, insulâ Zacyntho (Margot-, Cretà (Sieb.), Chio (Oliv.),
Græciâ (Zucc. et Gaudich. in DC. herb. sub P . rupestre).
Cette espèce se rapproche beaucoup plus de la précédente que du Pli. saxatile. Ses feuilles
sont un peu embrassantes et siüeuses au bord comme celles du P . rupestre, mais elles sont plus
allongées et plus étroites, surtout celles du haut de la plante. Ses tiges sont plus élevées et ses
pédoncules glabrescents, plus minces et plus allongés. Enfin, les écailles de l’intérieur ont un bord
scarieux plus large, sont planes et non bombées ou convexes, les intérieures sont bien plus aigues,
toujours droites et non recourbées au sommet. Je suis sûr que cette plante est bien celle de La-
gasca dont je possède un échantillon authentique, et je la regarde comme une espèce distincte.
Le P . saxatile, dont elle a le port et les pédoncules allongés et grêles, s’en distingue facilement
par ses feuilles ordinairement plus étroites, linéaires et très-entières, par les écailles de son iuvo-
lucre qui sont encore plus aiguës, réfléchies après la floraison, et clont les bords sont très-finement
crispés ou ondulés, surtout dans la partie supérieure. On emploie en guise d’amadou, en les
triturant entre les doigts , les rameaux et les feuilles sèches de ces trois espèces.
877. Phagnalon saxatile. Cass.
Conyza saxatilis L . non Sibth. nec Asso.
Ad muros et in rupestribus regionis calidæ, circà Malaga cl. Salzmann in h. meo! et
in regno Granatensi orientali (Lag.). Fl. Apr. Mai.
Hab. in regione mediterraneâ occidentali, Lusitaniâ (Brot.), Hispaniâ in Asturiis