
tel ou tel végétal, la plupart croissent indifféremment sur des plantes très-diverses, circonstance
qui pourra servir à l’étude de leurs modifications et du plus ou moins de validité des nombreuses
espèces qu’on a établies dans ce genre.
1282. Orobanche Hispanica. N.
O. caule simplici parcè puberulo, spicâ densâ, floribus bracteâ unicâ ovato-triangulari
acuta nigricante glabrescente parallelè sulcato-striatâsuffultis, calycis disepali glabrius-
culi sepalis multinerviis subbicarinatis ad tertiam partem bifîdis, lobis acutis bracteam
æquantibus corollâ dimidiô brevioribus, corollâ parvâ glabrescente cæruleâ incurva
suprà ovarium coarctatâ, limbi v ix ampliati lobis rotundatis subintegris, antheris paulo
infra corollam dimidiam insertis glaberrimis.
In regione montanâ, circà Granada Rambur, ego in vallibus montis Sierra Nevada
circà San Gerônimo. Insertio adhùc ignota.
Il peut paraître téméraire de décrire, comme nouvelle, une Orobancbe dont on ne connaît
pas l’insertion et dont la description, faite sur le sec, est nécessairement fort incomplète ; mais
celle-ci est si distincte et si reconnaissable, que j ’ai dû la faire connaître et appeller sur elle l’attention
des botanistes. Elle est remarquable en ceci, qu’ayant la bractée unique et le calice à deux
sépales des vraies Orobanches, elle a le port, la forme et la couleur de la corolle des espèces de la
section Trionychon. La seule plante avec laquelle il fût possible de la confondre, est Y O. minor,
mais on la reconnaît de suite à la brièveté de ses bractées noirâtres, à leur glabréité, au calice
deux fois plus court que la corolle, à la couleur bleue.de cette dernière , qui est beaucoup plus
petite, plus étroite, resserrée au-dessus de l’ovaire et tubuleuse dans toute sa longueur parce que
le limbe n’est ni dilaté ni étalé, aux lobes de ce limbe arrondis, à peine crénelés et point ondulés
et denticulés comme dans l’O. minor, enfin, à ses étamines absolument glabres. Mes
échantillons ont de 3 à 4 pouces en fleur et atteignent un demi-pied en fruit. Ma plante serait-
elle l’O. cernua de Loeflling, indiquée aux environs d’Aranjuez, sur YArtemisia campestris?
Quelques traits de la description de cet auteur pourraient le faire penser; mais cette description
est trop vague pour permettre de prononcer sur l’identité de ces plantes , avant d’avoir observé
l’O. cernua dans son lieu natal. Le nom spécifique de cernua, d’ailleurs, est impropre et ne pourrait
à coup sûr s’appliquer à la plante que je décris, et dans laquelle les fleurs ne sont point penchées
, mais simplement recourbées à la manière de la plupart des espèces de ce genre.
1283. Orobanche arenaria. Borkh.
In regione montanâ, suprà Granada ad radices Marutoe Cotuloe parasiticam legit am.
Rambur.
Hab. in Europâ australiori à Galliâ et Germaniâ.
Je n’ai d’autre raison pour réunir ma plante à l’O. arenaria plutôt qu’à l’O. cçerulea Vill. que
les anthères dont la suture est garnie de poils laineux abondants, tandis qu’elle est presque glabre
dans T O. coerülea, mais je croîs ce caractère peu important et sujet à des variations. :
1284. Orobanche ramosa. L .
In regione calidâ et montanâ ad radices Rumicis Acetosce et aliarum plantarum.
V a r . (3 lanata. -— Antheræ villo connexæ.
— 4 7 7 —
I „ regione calidà circà Estepona et Rond* en el Tajo adradices Hedypnoidis polym°
Z h " J\n Europâ ferè Omni ab A n g liâ , Galliâ et Germaniâ, Africa boreali (Desf. et
M M deu* formes j d’autre différence que la glabréité ou la villqsité des anthères ,
caractère qui ne me paraît pas avoir plus d'importance que dans l’espèce précédente.
LABIATÆ. JUSS.
TR. I. OCYMOIDEÆ. BENTH.
LAVANDULA. L .
1285* L avandula Stæchas. L .
Ic. Sibth. F l. Græc. tab. 54g. — Stæchas I Clus. Hisp. pag. 232. — Barr. Ic. 3o i .
In collibus regionis calidæ et montanæ inferioris, circà M a la g a , Estepona, Banda.
Alt. o -3ooo’ . F l. Mai. Jun. — Vuig . Cantueso. I HH Hab. in Europæ regione mediterraneâOmni à Galliâ australi ad Byzantium, Asia
minori (Auch.), Afi-icâ boreali (Desf.), Canards.
1286. L avahdula dentata. L . . ’ •
Stæchas I I Clus. Hisp. Ic. pag. 233. — Stæchas crispa fo lio Tourn. herb.
In collibus maritimis regionis calidæ , juxtà Malaga loco e l Palo dicto. FI. Mai.
APHab. in Hispaniæ regno Valentino ubi ego post Clusium stirpis detectorem loco
Cßlpe dicto le g i, Murcico (Gaudich. !) et Granatensi, Balearibus (Camb.), Africa boreali
(Desf. et Bové propè Oran), Maderâ. Nee in Italiâ nec in insulâ Zaeyntho ubi in -
dicatur spontanea crescit.
1287. L avandula Spica. DC.
L . Spica var. ß L .
In collibus aridis regionis montanæ, inter Alhama et Granada, in montibus supra
pagum Alfacar Rambur. Alt. cire. 3ooo'. Fl. æst.
Hab. in regione mediterraneâ occidentali, Galliâ australi maritima, Lusitania (Brot.),
Hispaniâ orientali, Balearibus (Cambess.), Barbarin (Desf.). In Italia australi etGræciâ
ubi indicatur, sola L . vera DC. crescit.