
dans la partie inférieure seulement; la couronne est extrêmement courte, dressée, mu tique et
comine frisée par des plis nombreux; le calice intérieur est mutique. Dans les fruits du sommet
du capitule, les fruits sont cylindriques, l’involucelle sillonné de fovéoles moins profondes et
resserré dans sa partie supérieure ; enfin le calice intérieur est terminé par cinq soies très-scabres
qui surpassent le frqit en longueur.
85g. SçABIOSA COLUMBARIA. L.
Advias et fossas regionis calidæetmontanæ, circà Alhamci cX. Webb, ego circà Vêlez.
Hab. in Europâ omni à Scotiâ et Sueciâ (Wahl.), Africa boreali (Desf.).
860. SçABIOSA TOMENTOSA. CaVIc.
Cav. tab. i83 (bona).—Sc. Pyrenaica y tomentosa Coult. în DC. Prodr.
In regione montanâ et alpinâ communis, Sierra de Mijas, Sierra Bermejd, Sierra de
la Nieve, Sierra Nevada à pago Guejar usquè ad Penoh de San Francisco , Sierra T e -
jed a, Sierra de Gador. Alt. 2Ôoo/-8ooo/. Fl. Jul.
Hab. in montibus Boeticæ, regni Valentini (Cav.).
Cette jolie espèce forme des touffes assez épaisses. Les feuilles radicales inférieures sont oblon-
gues, seulement dentées, plus souvent lyrées ou pinnatifides, à lobes courts, arrondis'et rétrécis à
la base; elles sont couvertes des deux côtés d’un tissu épais, soyeux et argenté. Les capitules sont
petits et longuement pédoncules, les folioles de l’involucre ordinairement deux fois plus courtes
que les fleurs, les akènes velus sur les côtes, la couronne de l’involucelle trois fois plus courte que
le tube et les soies du calice intérieur environ quatre fois plus longues que la couronne. Ces soies
ont la forme de celles de la Sc. Columbaria et ne sont point élargies à la base ni carénées intérieurement
comme dans la Sc. luçida. Cette plante est très-voisine des Sc. Pyrenaica et holosericea,
et il n’y a p'as même de caractères bien précis pour l’ en distinguer. Voici cependant les différences
qui m’ont engagé à la conserver comme espèce. La Sc. Pyrenaica a les lobes de ses, feuilles , même
inférieures, bien plus étroits » lancéolés et non arrondis et rétrécis à la base; les poils sont bien
moins nombreux. La Sc. holosericea Bertol. est couverte d’un duvet plus court et plus incane, ses
tiges sont feuillées et non presque nues, ses feuilles plus aiguës et moins découpées, celles même
de la partie inférieure de la tige sont entières ou simplement dentées, les lobes (les supérieures
allongés et lancéolés et le terminal plus grand que les autres. Elle ne paraît pas enfin croître en
touffes épaisses comme la Sc. ïomentosa.
861. SÇABIOSA ÜRCEOLATA. Desf.
Var. fi bipinnatisecta N. —^Sc. Bdetica Bdiss. El. n" 104.—Pycnocdmon nitcefolium.
Fl. Portug. tab. 88.
Major; caulis 2-4-pedalis ramosus breviter pubescens ; folia bipirmatisecta laciniis
lanceolato-cûneatis obtusiusculis ad nervos marginesque hirsutis scabridis ; capitula
duplô majora longissimè pedunculata ; involucri adpressè hirti foliola usquè ad tertiam
partcm concreta corollas ochroleucas radiantes subæquantia ; paleæ foliaceæ.
In arenosis maritimis regionis calidæ, circà San Roque, Gibraltar. Fl. Jun.
Desfontaines avait déjà.observé dans la Flore Atlantique que le Sc. urceolala de l’herbier de
Vaillant était une espèce distincte. J’ai été d’abord de la même opinion en voyant ses feuilles
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bipinnatifides à lanières bien plus larges et hérissées sur les bords, ses liges plus rameuses, ses capitules
deux fois plus grands; mais ayant trouvé depuis dans les herbiers, des échantillons intermédiaires
entre ces deux formes, soit pour le degré de division dés feuilles, soit pour la grosseur des
capitules, je n’ai plus hésité à faire redescendre cette plante au rang de variété. La figure de la Flore
Portugaise représente bien la forme des feuilles, mais les capitules sont déjà bien plus petits que
dans mes échantillons et se rapprochent du Sc. urceolàta d’Italie,