
1297* Sàlvia officinalis var. Hispanica. Remplacez ce nom par :
Salvia Hispanorüm La g.
Tout bien examiné, celte plante est décidément distincte de la S. officinalis, et c’est aussi l’opinion
de M. Reuter, qui l’a trouvée aux environs d’Aranjuez. La forme de ses calyces, qui ne sont
jamais bilabiés, est caractéristique, ne se retrouve jamais dans la S. officinalis, et d’ailleurs, les
feuilles et le port sont entièrement différents. Le nom d<? S. lavandulcefolia est plus ancien que
celui de Lagasca, mais il a l’inconvénient de ne représenter qu’une variété particulière de celte
espèce.
1307. Thymus tenuifoliüs. Remplacez ce nom par :
T hymus zygis L .
Th. tenuifolius Mill. Benlh. Lab. — Boiss. V o y .
Celte espèce, et particulièrement ma variété gracilis, est excessivement répandue dans .loule.la
Castille depuis Madrid et Aranjuez jusqu’au Guadarrama. Tous les botanistes de Madrid la dési-
gueut par tradition sous le nom Th. zygis; c’est effectivement la seule qui réponde au Thymus
floribus verticillato-spicalis de Loffling, indiqué par lui dans les mêmes localités, et sur lequel
Linné a établi son espèce. C’est donc très-certainement le Th. zygis, espèce jusqu’ici douteuse et
rapportée a tort au Th. acicularis, qui ne croît point à Madrid. On trouve encore en
Castille, aux environs de cette ville,£les Th. vulgaris et hirlus var. intermedia, mais la
phrase de Loffling, qui convient si bien au Th. tenuifolius, ne peut se rapporter à aucun
des deux.
1 .3 1 7 .
Mon Thymus lobatus indiqué dans la note a été décrit un an plus tard qUe moi, sous le.même
nom, par M. VogeJ, Linnæa, vol. i 5, pag. 75.
i3 7 5 . Peucrium poliüm var. anguslifolium. Remplacez ce nom pa r:
1375. bis. Teucriüm capitatum L.
Cette plante est décidément différente du T.polium . Outre le port si différent, l’inflorescence
et les caractères tirés des fleurs, nous avons remarqué, moi h Grenade et M. Reuter aux environs
de Madrid, quelle fleurit toujours six semaines ou deux mois plus tard. Les auteurs des flores
locales sont d ailleurs unanimes pour distinguer ces espèces. Certains échantillons des herbiers
qui paraissent intermédiaires entre elles présentent encore des difficultés que leur étude sur les lieux
et le vivant feront disparaître.
1398. Armeria allioides.
Retranchez des localités de l’habitat la Vieille-Castille, les Pyrénées, la Co rse, l’Italie,
la Grèce, et de la synonymie Stalice leucantha Salzm., et Statice undulata Bory et
Chaub.
Après un examen plus approfondi des espèces de ce genre, j’ai reconnu que la vraie A . allioides
ue se trouvait encore, à ma connaissance, que dans le midi de l’Espagne et dans les Asturies. La
plante de la Vieille-Castille rapportée par Reuter et citée par Lagasca, n’est qu’une variété à fleurs
— 74 9 —
blanches de Y Armeriaplantaginea. 11 est toujours facile de distinguer l’une de l’aulre.en ce ,uc,
dans l’Ar. plantaginea, les écailles extérieures de l|nçolucre sont triangulaires, aiguës, et observées
dans un jeune, boutoéjdéjjassent toujours les ISHles internes, tandis que dans Y A . allioidee
elles- sont arrondies, obtusei et bigliqilus courtes que les. supérieures, ün capitule original de
l’herbier de:Cayau|lles ,:.que je tiehs de Lagasca hti.même, me rend certain que ma plante est bien
celle de Cavanilles. Les plantes de Corse et d’Italie rentrent dans d’autres espèces, ainsi que VA. un-
dulata de Grèce, qui se distingue de la, qôtfc par les bractées externes aetiminées, des feuilles uni-
nervés et d’autres caractères, et paraît une espèce distincte.
1369. A la place de Armeria plantaginea Willd, mettez :
Armeria Boetica Boiss,
A. rhizomate cæspitoso lignoso , foliis herbaeeis lineari-lanceolalis vel lineari-spa-
thulalis basi longé attenualis Subtrinerviis, scapis elatis scabridis, capitulis magnis, v a -
ginâcapilulo subduplô longiori, involucri squamis imbricatis omnibus rotundatis obtusis
nitidis lalè scariosis, calycis pedieello tubo ad costas adpressè villoso breviori, çalcare
ultra pedicelli insertionem producto pedicelli ferè longitudinë, lirabi lobis breviter aris-
tatis, petalis roseis rotundatis.
Hab. in arenosis maritimis provinciæ Malacilanæ et circa Gades herb. Fauché.
Cette espèce, qui, au premier coup d’oeil, ressemble en effet, par son port et ses feuilles, à
VA. plantaginea , en diffère cependant essentiellement ; ses capitules sont plus gros, les bractées
de son involucre, comme celles de VA. allioides, sont régulièrement imbriquées, toutes arrondies
et obtuses, et les extérieures plus courtes même dans les jeunes boutons, tandis que dans 1 A . plan-
taginea, ces mêmes bractées extérieures sont triangulaires, aigues et aussi longues que lés autres.
Dans cette même espèce, la base du tube du calyce est,seulement un peu obliquement insérée sur le
pédicelle, tandis que dans notre espèce, ainsi que dans plusieurs autres de la Péninsule, cette meme
base du calyce se prolonge en un éperon linéaire un peu creusé en gouttière d’un côté pour recevoir
le pédicelle, qu’il égale souvent en longueur. Les A . fasciculaia et pinifolia se rapprochent de
notre espèce par ce dernier caractère aussi bien quje par la forme de l’involucre ; mais la première
s’en distingue par ses feuilles épaisses et piquantes, la seconde les a sélacées ou filiformes, sans
parler d’autres caractères qu’il serait trop long de développeur'J*'
i 4oo. A la place de Armeria australis, mettez :
Armeria splendens Boiss.
Statice splendens Lag. et Rodr.
Hucùsque tantùm in summis montis Sierra Nevada {Lag. et Rodr.) (Boiss.)'--' ■
Il me paraît convenable de laisser pour le moment comme espèce distincts cette plante, qui
diffère par de notables caractères d’autres formes auxquelles j’ai cru d’abord pouvoir la réunir, et
qui a surtout du rapport avec les A . filicaulis et juniperifolia. Je ne suis pas encore bien éclairé
sur la nature et les affinités de ces formes, que j’ai comprisses sous le nom d'A.- australis et dont
le type est l’ A . juniperifolia Koch non Willd, Quant à la plante des Pyrénées orientales
que j’avais réunie à VA. splendens, je trouve maintenant qu’elle rentre mieux dans VA.
Alpina.