
In collibus et dumosis regionis montanæ in regno Granatensi occidentali, circà urbem
Rondo, et propè A fayote. Alt. 2ooo/-3ooo/. Fl. Mai. et Jun.
Hab. in Hispaniâ australi, Africa boreali in Atlante (Desf.).
Cette belle espèce se distingue de toutes les autres par son tronc ligneux, ses rameaux plus épais
et plus forts. Sou fruit n’est pas mince et presque papyracé comme dans les espèces précédentes,
mais il est épais et solide comme celui.du S .p aïen s, et deux fois plus long que ce dernier.
CŸTJSÜS. L .
Calyx bilabiatus labio superiore bidentalo, inferiore tridentato. Stylus subulatus in -
curvus. Stigma capitatum terminale.
C’est une chose fort difficile que la fixation des caractères qui doivent différencier Cytisus de
Genista. Celui proposé par Linnée, carina includens ou excludens genitalia, a trop peu de fixité
et d’importance réelle pour être adopté, et l’auteur du Species le sentait bien lui-même lorsqu’il
plaçait ces deux genres à une grande distance, comme pour empêcher qu’on ne les comparât l’un à
l’autre et que le lecteur ne fût frappé de tout ce qu’ il y avait d’artificiel dans leur circonscription.
M. Koch , dans son Synopsis, établit ces caractères d’une manière différente. Il donne pour C ytisus
« stigma obliquum exlrorsùm declive, » et pour Genista « stigma terminale obliquumin-
trorsùm declive. » J’objecterai à cette classification que plusieurs dès espèces les mieux caractérisées
comme Cytises, telles que C . Laburnum, nigricans, sessilifolius, albus, etc., n’ont pas le stigmate
oblique, mais bien càpitellé et tout-à-fait terminal, et que d’une autre part, en s’y conformant,
on est obligé de placer dans ce genre d’autres espèces que leur port et leurs affinités rapprochent
tout-à-fait des Genista, comme par exemple les G . sagittalis, Lusitanien, umbellata, etc'.
Je proposerais donc de modifier ces caractères, et me rapprochant davantage de ceux que Reichen-
bach a adoptés pour sa F lo ra excursoria , je rangerais parmi les Genista tout ce qui a un stigmate
oblique ou latéral, intrôrse ou extrorse, et je ne laisserais parmi les Cytisus que les espèces qui ont
un stigmate bien évidemment terminal et càpitellé. Je pense qu’il faudrait encore sortir de ce dernier
groupe toute la section des Tubocytisus qui, à cause de la forme de son calice et de plusieurs
autres caractères, pourrait former un genre à part. On obtiendrait ainsi des coupes passablement
d’accord avec le port et la forme du calice. Je répéterai au surplus ce que j’ai dit à propos des Sa-
rothamnus; c’est que toutes ces plantes sont intimement liées par leur organisation et leurs caractères
, de sorte que les groupes qu’on en formera auront toujours quelque chose d’artificiel et d’un
peu arbitraire, et sembleront indiquer des limites tranchées là où la nature n’en offre pas. On
se tirerait peut-être d’affaire en faisant des genres de chaque race ou réunion d’espèces très-voisines,
et comme sorties du même type, mais ce ne serait que tourner la difficulté, et j ’aimerais mieux
alors, comme l’avait proposé Lamarck, réunir tous ces genres en un seul.
4o i . Cytisus triflorus. L ’Hér.
Cytisus IV . Clus. Hisp. Ic. p. i g 5.
In montosis regionis ealidæ, circà G ibraltar ex Clusio et ex herbario Tournefortii !
Hab. in regione mediterraneâ australiori, Galliâ australiori, Hispaniâ orientali, Ilaliâ
(Ten. Guss. Moris.), Græciâ et Byzantio (Sibth.)| Africa boreali (Desf.), regno Maroc-
cano (herb. DC.).
— i 3g —
GENISTA. L .
Calyx bilabiatus labio superiore bidentato, inferiore tridentato. Stylus subulatus
incurvus. Stigma laterale introrsüm aut extrorsüm declive.
* Stigma extrorsüm declive.
402. Genista candicans. L .
Cytisus candicans L . — G enista Canariensis Bory et Chaub. et auct. var. non L .
— Ic. Bot. Reg. tab. 217.
In frigidis regionis montanæ superior!s , montes inter Estepona et Ig u a leja , circà
urbem Ronda. Alt. Sooo'-Sâoo'. Fl. Mai. Jun,
Hab, in Galliâ australi, Hispaniâ maritima, Lusitaniä (Tourn. herb,), Italia australi
(Ten, et Guss.), Græciâ (Sibth,), Maderä et Canariis (Webb),
Le vrai G . Canariensis se distingue de cette espèce par ses feuilles plus petites et plus soyeuses,
ses fleurs disposées en épis allongés, et non en capitules,
403. Genista linifolia. L .
Spartium linifolium Desf. Atl. tab. 181. — Cytisus lin ifo liu s Lam. — G enista tin c-
toria Clus Hisp. Ic. p. 200 non Linn.
In declivibus siecis regionis ealidæ, G ibraltar in declivitate occidentali, ad radices
Sierra Berm eja legit quoque cl. Hænseler ! F l. Jun.
Hab. in Hispaniæ regno Boetico, Murcico (Clus.), Galliâ australi in Galloprovinciâ,
Græciâ ex Bory et Chaub., Oriente ex P C . Prod., Africâ boreali (Desf, et W ebb), Canariis
(Smith in DC. herb.).
404. Genista umbellata., Poir,
G. ramosissima , ramis gracilibus striatis glabris subaphyllis elongatis, foliis lineari-
lanceolatis simplicibus sessilibus altérais deciduis suprà sericeis subtùs glabrescentibus,
floribus in capitulum terminalem 10-12 florum âggregatis, càlyce vexillo carinâque
hirsutis, leguminibus sericeis compressis linearibus reclis semi-pollicaribus breviter
mucronatis 3-5-spermis.
Spartium umbellatum Desf. All. tab. 18 0, non Lois. Fl. Gall.
In collibus aridis regionis ealidæ maritimæ vulgatiasima. Alt. o -iS o o 1. F l. Mai.
Jun.— Vulgo B o lin a .
Hab. in Hispaniâ australi, Barbariâ (Desf.).
Cette espèce est parfaitement distincte du G. radiata, qui a des feuilles opposées, trifoliées, à folioles
linéaires et plus allongées, dès rameaux plus courts et des capitules plus pauciflores des
fleurs à étendard glabre et des légumes ovales, monospermes, terminés par une longue pointe recourbée
en dessus.