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In arenosis maritimis, legi specimen unicum inter San Roque et Gibraltar,
circa Gades variis locis lecta præcipuè loco Trocadero dicto exstat in herb. Fauclieriano
nu ne meo.
Cette petite espèce, qui, par son port, ses feuilles délicates* la nature de son indûment et la
grosseur de ses capitules, a quelque ressemblance avec XAndryala tenuifolia, est très-voisine de
certaines formes de la Crépis virens, mais en est très-certainement spécifiquement distincte. Ses
feuilles sont moins découpées, d’une nature bien plus molle ; son indûment, bien plus abondant, est
glanduleux dans le haut de-la plante, ses rameaux et ses pédoncules, surtout après la floraison, re-
marquablement étalés et arqués, ses capitules plus petits, enfin et surtout ses akènes sont de moitié
plus courts, trois fois et non à peine plus courts que le pappus et presque droits. On n’a pas de
peine a la distinguer de la Bcirckausia cernua, Crépis cernua Ten., dont les akènes, plus longs
que ceux du Crépis virens, sont en outre un peu atténués dans la partie supérieure. — Ma
Crépis Lusitanica Welwitsch, plantes desséchées du Portugal, n’est qu’une forme de la Crépis
virens.
1093, p. 391, à la place de Sonchus spinosus, mettez :
PRÆNANTHES. L .
Prænanthes spinosa Forskal.
Sonchus spinosus DC.
E t retranchez de l’habitat les îles Baléares,
Il me semble plus naturel de laisser avec Forskahl cette espèce dans le genre Prænanthes, dont
elle se rapproche par tous ses caractères, que de la réunir aux Sonchus, dont elle diffère essentiellement
par ses capitules pauciflores. Peut-être, lorsque le geure Prænanthes Sera mieux étudié,
devra-t-on le scinder en quelques autres, et notre plante sera alors le type de l’un d’entre eux.'
La plante des Baléares est une nouvelle espèce très-tranchée que je caractériserai comme
suit :
Prænanthes cervicornis Boiss.
P. perennis glaber cæspitosus caudiculis lignosis brevissimis, foliis omnibus ad
caudiculorum apicem sitis lanceolatis runcinatis dentibus acutis çalloso-cuspidatis in
petiolum basi subdilatatum attenualis, caulibus folia vix superanlibus furcatis intricatis
rigidis, pedicellis omnibus præter infimos aborlivis in spinas brèves induratis fertilibus
squamulosis capitulo b revioribus, capitulis paucifloris cylindricis, involucri glaberrimi
squamis infernè dorso obtusè carinatis sub apice dorso appendice parvâ corniformi plana
sphacelatâ au ctis, calyculi squamis adpressis conformibus sed subtriplô brevioribus,
flosculis luteis involucrum v ix superantibus, achæniis cylindricis subteretibus tenuiier
striatis lævibus pappo persistenti niveo eis paulô longiori terminatis.
Lacluca spinosa Gambess. Bal, pag. 90 nec alior. ■— Lactuca Hispanica maritima
fruticosa spinosa Tournef. Inst. ?
Suffruticulus cæspitosus vix 2 pollices allusfacie Cichorii spinosi.
Folia omnia radicalia glaberrima tenera cum peliolo pollicaria aut paulô longiora runjjg
f# — ‘
cinata supernè v ix 3 lineas lata, laciniæ triangulares subrelrorsæ apiculo albo terrai-
natæ. Gaules indurati foliis non Iongiores a basi furcali pedicellis infîmis exceptis abor-
tivis spinosi spinis duris lineam ferè longis. Capitula pauca magnitudinis eorum Pr.
spinosce. Involucri squamæ basi duræ obtusèque carinatæ aiigustè membranaceæ sub
apice obluso appendice verticali compressa brevi n igrâ.auclæ. Calyculi squamæ trian-
gulari-laneeolatæ multô breviores. Achænia subterelia nigricantia sesquilineam longa
tenuiter striata.
Hab. in rupibus maritimis Balearium prope A r ta (Cambessèdes), Palma (Monard in
herb. Fauché.)
Cette jolie et curieuse espèce, à laquelle, d’après la localité, je serais tenté de rapporter le synonyme
deTournefort, a été confôhdue par M. Cambessèdes avec le Prænanthes spinosa, dont elle
est entièrement distincte. Ce dernier est une bien plus grande plante à tiges excessivement rameuses
et divariquées, dout les épines, beaucoup plus fortes, ont près d’un demi-pouce de long.
Les écailles dél’involucre sont presque planes, celles du calycule ovales et largement scarieuses,
enfin les akènes fortement comprimés et marqués de côtes larges et muriculees.
1099. Andryala parviflora.
Supprimez la variété arenaria et remplacez-la par :
1099 bis. Andryala tenuifolia DC.
Cette espèce, que j’ai mal à propos réunie à VA. parviflora,• se distingue de toutes ses variétés eu
ce qu’elle est rameuse dès sa base et que ses fleurs forment une grappe allongée et non un corymbe
à l’extrémité des rameaux ; les feuilles sont d’une consistance beaucoup plus mince et les supérieures
élargies et embrassantes, enfin les corolles sont d’un jaune orangé et non couleur de
soufre.
1104. Jasione amethystina.
La Jasione humilis tomentosa A. De., dont je parlais dans la note relative à celte espèce,
est maintenant la J . sessiliflora 7 eriantha Boiss. et Reut. Bibl. XJn. Gen. 1842. N 38. G est
une variété inCane et à tiges plus courtes d’une espèce très-caractérisée, J. sessiliflora, très-commune
au Guadarrama et aux environs de Madrid, et très-distincte des J. moniana, perennis, et
humilis, par ses fleurs sessiles, de la dernière en outre par les lanières de son calyce subulees et
non triangulaires allongées. Voici encore une nouvelle espèce espagnole ae ce genre.
Jasione Carpetana Boiss. et Reul.
J. cæspilosa, caulibus humilibus infernè densè foliosis, supernè longé nudis scapi-
formibus, foliis infîmis rosulâtis brevioribus cæteris sparsis omnibus linean-spathu-
lalis obtusis subundulatis infernè cilialis, bracleis ovatis argulè dentatis floies su
æquantibus, floribus pedicello calyce breviori suffultis , calycis glabii laciniis, setapeis
tubo triplé longioribus corollâ brevioribus.
J. amethystina Reuler. pl. exs. non Lag.
In pascuis editioribus montium Carpetanorum supra Mirafiores , Cartuja del
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