
liam (Gussi), et Græciam (Sibth.), in Hispaniæ mohtibus vulgaris ,1 Asturicis (Du r ieù ) ,
montes Castellæ, montes Mariani (Quer).
CRATÆGUS. L .
. 620. Cràtægus monogyna. Jacq.
C. Oxyacantha Scop. DC. non L.
Var. hirsuta .^ F o liis margine p lus minusve h irtis, sæpè.facie utrinque pubescentibus.
— C. tanacetifoliaNiebb. II. non Pers.
In regione montanâ ^.Sierra d e là Nieve, Sierra Tejeda f Sierra Nevada in. yallibus,
Serraràa de Ronda, montes suprà Alfacar ex cl. Rambur. Alt. 2000/-5ooo/. F l. æstate.
Hab. in Europâ totâ à Suèciâ (Wah l.), et Scotiâ (Hook.), Africa boreali (De s f.)^ ,.
Dans tous les échantillons du midi de l’Espagne, les feuilles sont plus ou moins pubescentes ; j ’ai
aussi remarqué ce caractère sur la plante de la Flore Atlantique et sur celle de Grèce, et il paraît
commun à tout le Çr.monogyna des régions méditerranéennes les pliis méridionales. Dans la plante
recueillie par M. Rambur sur la Sierra de Alfacar, cette pubescence est encore plus épaisse ; elle
recouvre les deux surfaces des feuilles, ainsi que lés calices et les pédoncules. Cette variété a
aussi les feuilles fort découpées, comme le C. Oxyacanilia var. laciniàta Spach, et c’est elle
que M. Webb regarde dans son Iter Hispanicum comme le C. tanacetifolia de Persoon. Il y a
en effet quelque rapport dans les feuilles, mais le Cr. tanacetifolia, dont ori trouvé une figure
dans Tournefort. Voyag. tom. 2, p. 428, a des corymbes serrés de fleurs deux fois plus grandes ,
des calices très-cotonneux, et se reconnaît encorna ses fruits deux fois plus gros ét pentagones,
tandis que ceux de notre plante lié diffèrent en rièn de ceux du C.' monogynaordinaire.
621. Cràtægus oxyacantha. L . Koch.
C. bxyacanthoides Tliuill. DC'. Fl. Fr.
V a r . hirsuta. — Pedunculis foliisque margine plus minùsve pubescentibus.
In dumosis regionis montanæ, Sérrania de Ronda circà Igualeja. Alt. cire. 2660 .
F l. vere.
Cette espèce qui se distingue de la précédente par les dents de ses feuilles obtuses et non
aiguës, ses fleurs plus grandes, plus précocès et d’une odeur nauséabonde, son feuillage d’un
vert plus foncé, se présente comme elle dans le midi de l ’Espagne avec des caractères un
peu différents de sa forme ordinaire. Les feuilles sont plus ou moins couvertes de poils très-
courts , »visibles surtout sur leurs bords.
622. Cràtægus Granatensis. T ab. LX I.
C. arborescens ramisinferioribus spinosis, foliis marginehirlulis cuneiforaiibus trifidis,
lobo intermedio profundè tridentalo, corymbis laxiusculis, calycibus . glabris y floribus
riionogynis, fructibus longé pedunculatis ovalis.
C. Granatensis Boiss. El. n°i72.
Arbor 20-3o-pedalis. Truncus diametri pedalis et ultra, rectus, parle superibri ramo-
sus, ramis patulis. Ramuli inferiores apice in spinas rigidas duras 1 —2—pollicares abeun-
tes. Cortéx glabra nitidà. Folia margine et sæpè parte infëriori pilis b reyibus raris puberula,
inferiora in gemma sæpè integra spathulala, superiora cuneiformia sæpè ad medium
usquè trifida lobis lateralibus uni aul bidentatis, intermedio profundè 3 rariùs 5-denlato,
denlibus subæqualibus. Petioli pubescentes. Stipulæ petiolis duplô breviorës, semisagit-
tatæ, acutæ, elongatæ sæpè lineares, parte infëriori dentatæ. Pedunculi glabriaut v ix pu-
beruli elongati. Ca lyx glaber. Flores monogyni. Fructus longé pedunculatus ovoideus
glaber ruber, calyce coronatus, duplô major eo Cr. Oxyacanthoe.
In yallibus regionis alpinæ, Sierra Nevada pars superior, vallis suprà San Gerônimo.
Arbores pulcherrimàs eundo à pascuis Casoleta dictis ad Barranco de Gualnon obser-
vavi. Alt. 5ooo -6ooo/.
Ce Cràtægus ressemble tellement au C. helerophylla Flug. Ann. Mus. 12. tab. 38. — Lindl.
Bot. Reg. 1, t. 6.l , que j ’ai longtemps hésité si je ne le réunirais poiut à cette dernière espèce. Je
me suis déterminé pourtant à l’en séparer par les raisons suivantes. Ma plante est un arbre
véritable qui arrive jusqu’à -3o pieds de. hauteur, tandis que celle de Flugge n’est décrite
que comme un arbrisseau. Ce dernier, soit dans ses échantillons cultivés, soit dans ceux que
j ’ai vus du Caucase et de l’Orient, paraît manquer entièrement de ces fortes épines qui caractérisent
mon C. Granatensis. Ses feuilles sont parfaitement glabres, plus étroites à la base,
et leur lobe intermédiaire est aigu, denticulé et non obtus et à trois divisions profondes.
Les pédoncules et les calices sont fortement tomenteuxj enfin, les stipules du C. heteroplvylla
sont très-grandes, ovales et profondément pinnatitides, tandis que dans ma plante elles sont
plus petites, plus étroites et seulement dentées à la base. Au surplus, ces deux espèces demandent
à être étudiées encore comparativement et éprouvées par la culture, de même que
la plupart de celles de ce genre difficile.
M. Webb cite dans son catalogue, comme croissant à Gibraltar, une quatrième espèce, le
C. Maroccana Pers. qui est probablement la même chose que C. maura L. et qui n’est point
la plante figurée sous le premier nom dans le Botanical Register; mais je ne le cite qu’en note,
attendu que c’est une espèce mal connue, mal définie, sous le nom de laquelle on voit dans
les herbiers des plantes fort différentes, et que Poiret lui-même regarde comme une variété du
C. Oxyacantha.
Expl. T ab. 1. Folium auctum. — 2. Fructus transversè sectus.
AMELANCHIER. Med.
623. Amelanchier vulgaris. Moench.
Mespilus Amelanchier L .
In rupestribus calcareis regionis alpinæ, Sierra Tejeda pars superior, Sierra Nevada ad
Dornajo, Trevenque, Aquilones de Dilar. Alt. ôooo^ôôoo7. Fl. Jun. Jul.
Hab. in Galliâ, G ermania australiori (K o ch ) , Helvetia, Italiâ meridionali (Ten. Guss.),
Creta (Sibth.), Lusitania in Juresso (Brot.), Hispaniâ.
COTONEASTER. Med.
624. COTONEASTER GRANATENSIS. TAB. LX.
C . fruticosus, foliis ellipticis obtusis suprà glabris, subtùs pallidioribus sparsim pubes-
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