
CRUCIFERÆ. JUSS.
TR. I. SIL1QU0SÆ.
* Inarticulatoe.
MATTHIOLA. R. Br.
60. Matthiola varia. DC.
M. caulibus basi suffruticosis simplicibus, foliis omnibus ferè radicalibus tomentosis
linearibus integris denlatisve, floribüs subsessilibus, petalis oblongis undatis lutescen-
tibus sordidè purpurascentibus-ve, siliquis maluris erectis glabrescentibus compressis
latiusculis apice crassiusculis aut breviter tricuspidatis , valvulis medio uninerviis.
In saxosis arenosis regionis montanæ, Sierra de Mijas p rov. Mal. usquè ad cacumen.
Alt. i 5o o'-35oo/. F l. Mai.
Hab. in V alesiâ, Sabaudiâ, Carniâ (Kocb), Hispaniâ australi. Probabiliter in aliis locis
inter eos M. tristis et corohopifolice rèperienda.
Je donne l'a diagnose de cëtle espèce et plus bas celle du M . tristis, parce que jusqu’ici
les auteurs ne les ont pas bien connues. Ou s’est appuyé; pour les distinguer, sur deux caractères
également fallacieux, les feuilles entières ou dentées-, et les siliques simples ou tricuspidées.
Ayant observé les deux plantes dans leur localité, j ’ai pu m’assurer que dans chacune d’elles,
ces deux formes de feuilles et de siliques se rencontraient avec tous les intermédiaires et sans
être liées l’une avec l’autre , c’est-à-dire qu’on trouve des feuilles entières avec des siliques tricuspidées
, et vice versâ. Le vrai caractère est dans la forme des siliques qui, dans le M . varia,
sont dressées, comprimées parallèlement à la cloison avec une forte nervure sur le milieudes
valves, tandis que dans le M . tristis elles sont plus ou moins étalées , cylindriques , toriileuses ,
avec des valves convexes presque énerves. Quant à leur longueur , elle est fort variable dans les
deux espèces, mais généralement bien plus considérable dans le M. tristis, où elles atteignent
jusqu’à 4 pouces. Les tiges sont rameuses dans cette deçnière espèce., tandis qu’elles sont
presque simples dans l’autre. Je n’ai pas rapporté le Cheiranthus varius Sibth. Fl. Græc.-tab. 636, en synonyme du JM. variai il en diffère d’après la figure par des feuilles infiniment plus
longues et plus larges, des fleurs plus grandes aussi. Sa localité « in Grcecice maritimis »-ne
convient pas non plus,,c’est peut-être une espèce non décrite.
Matthiola tristis. R. Br,
M. caulibus basi suffruticosis ramosis, foliis radicalibus et caulinis tomentosis linearibus integris
dentatis-ve, floribüs subsessilibus, petalis oblongis undatis sordidè purpurascentibus, siliquis
maturis-longissimis patulis puberulis teretibus torulosis apice crassiusculis aut tricuspidatis,
valvulis convexis subenerviis.
Çheiranihus tristis L.— Ch. parviflorus Thib. nec Schousb. — Hesperisangustijolia Cav. et
Brot, nec DC. — Ch. coronopifblius Sibth. Fl. Græc. tab. 637,. (par. foliis dentato-pinnalifiiüs
et siliquis cruoigeris.) — Math, coronopifolia et M . crucigera DC.
Hab. in Lusitaniâ (Bro t.l), Hispaniâ interiori circà Matritum et in collibus gypsaceis circa
la Guardia, prov. la Mancha ubi ego adhùc floriferam mense Novembri legi, Galloprovinciâ
circà 2'arascon et Orgonl, regno Neapolitano (Ten.), Siçiliâ (Guss.), Græciâ (Sibth.), Barbariâ
(Desf.fj. '
J’ai pu rapporter ici avec certitude le Ch. tristis de Linné, à cause des localités citées dans
le Species, qui sont les environs d’Avignon et l’Espagne par Loefïïing, et à cause de la phrase
de l’H. Upsal. « Hesperis caule ramoso diff'usô siliquis teretibus » qui n’omet aucun des caractères
importants de cette espèce.
6 1. Matthiola tricuspid ata. R. Br.
Cheiranthus tricuspidatus L . Sibth. Fl. Græc. tab. 639.
In arenis maritimis circà Almuhecar et V e le z . Fl. Aprili.
Hab. in littoribusmediterraneis omnibus, ad Ægyptum usquè (Del.).
62. Matthiola parviflora. R. Br.
Ic. Webb et Berth. Phyt. Can. tab. 7. — Cheiranthus parviflorus Schousb.
In cultis siccis regionis ca lidæ, A lm un e ca r , Malaga. Reperuit quoque cl. Webb,
ad promontorium Cabo de G ata.
Hab. in regione mediterraneâ occidentali australi, Hispaniâ australi, regno Maroc-
cano (Schousb.), Canariis (Webb).
63. Matthiola lunata. DC.
Hesperis hispanicafoliis incisis siliquà lunata Tournef. Inst.
In siccis regionis calidæ, in ditione Alpujarras dicta cl. Webb.
Hab. in Hispaniæ australis regno Valentino, ubi ego circà A lle a legi, in collibus
Saguntinis (Webb).
Elle est bien distincte de la précédente par ses fleurs presque deux fois plus grandes, et
par la forme dé ses siliques dont les cornes terminales sont courbées en demi-lune, avec la
pointe du milieu presque nulle.
MALCOMIA. R. Br.
64. Malcomia Africana. R. Br.
Hesperis A frican a L .
In collibus argillosis, saisis regionis montanæ inferioris, propè Cacin et la Mala in
via inter Alhama et Granada.
Hab. in Hispaniâ australi et interiori propè Matritum (Thibaud), Calalauniâ (Webb),
Galliâ australi, Asiâ Caucasicâ ex Bieb. E x AfriGâ recensiores nondùin retulerunl.
65. Malcomia littorea. R. Br.
. Ic. Leucoium marinum minus I I , Clus. Hisp. p. 334. — Cheiranthus littoreus Lin.