
p. TARDIVE DE TOULOUSE,
dans les plantations et dans l ’approvisionnement des marchés. Un pareil
succès, que nulle poire d’hiver n ’a encore obtenu, semble réservé à un fruit
nouveau couronné par la Société d’Horticulture de la Haute-Garonne, et
baptisé par elle d’un nom qui, à lui seul, vaut une description, celui de Duchesse
d ’hiver. Le fruit, comme l ’a constaté avec raison le Congrès pomologique,
a , par le volume, la forme et la couleur, une grande analogie avec la
Duchesse d ’Angoulême. Cependant il est plus b o ssu é , plus irrégulier, ordinairement
déprimé d’un côté, où presque toujours on remarque, de la queue
à l’oeil, un petit sillon en forme de gouttière. Il est aussi plus longuement
atténué vers le pédoncule; en un mot, il affecte davantage la forme d ’une
calebasse. Le p éd oncule, un peu plus fort et plus court, offre un renflement
prononcé. L’oeil est moins renfoncé. La peau, d ’un vert beaucoup plus clair,
moins ponctuée, se colore- de rouge au soleil et prend à la maturité une
teinte jaune plus pâle. La chair est fondante, juteuse, sucrée, et plus ou
moins parfumée selon la nature et l ’exposition du sol. La maturité se pro.-
longe de janvier en féw ie r et mars. » Carrière, Revue hort., 1860, p. 29.
I - •