
p . m i SAIKT-GERMAIS.
curtains terrains, à avoir une forte carrière autour du pepin, et susceptible,
comme la Virgouleuse, do contracter de l’odeur. Elle est sujette, lorsque le
soleil est trop v if, ou lorsqu’elle est exposée il des variations rapides de l'atmosphère,
.è se crevasser et à avoir une chair dure. » Calv.. Tniiié génér. des
Pépin., vol. I, p. 352 [1805].
a Le Poirier Saint-Germain est un des plus beaux arbres fruitiers par son
port pyramidal et sa belle végétation ; il fructifie abondamment et résiste l’un
des mieux aux intempéries des saisons. Il est tellement caractérisé qu'on le re-
eonnaît facilement entre cent autres, d’abord par ses jeunes rameaux, qui forment
un angle très-aigu avec la tig e, ensuite par ses feuilles, qui sont étroites,
arquées, un peu creusées en gouttière et portées sur un pétiole blanchâtre. Le
fruit n’a de rapport dans sa forme et dans sa couleur qu’avec la Virgouleuse et
la Louise-Bonne ; sa surface est inégale et bosselée. Sa chair est blanche, très-
beurrée, fondante sans être très-fine. Le Saint-Germain partage seul avec le Bon-
Chrétien la gloire de paraître en nature cinq ou six mois sur les tables somptueuses,
et on le prépare de différentes manières dans les offices. — 11 faut à ce
Poirier une bonne terre substantielle, plus humide que sèche. » Poit., P o im t.
[1841].
a Le Poirier de Saint Gennain est vigoureux, fertile, mais cependant délicat;
il craint les brouillards du printemps, qui tout avorter ou gercer les fruits.
Planté en espalier au midi ou au levant et préservé de toute intempérie, il donne
un fruit de toute première qualité; en plein vent il est très-peu productif; dans
une terre sèche et dans les années froides et humides le fruit est pierreux, amer
et fort mauvais. ■ Willerm., P o ir., p. 21 [1848].
.Merlet et Duhamel ont distingué deux variétés de la Poire de Satnl-
Germain, mais quelques pomologistes ont porté aujourd’hui le nombre
de ces variétés à quatorze. C’est à l’une des deux variétés primitivement
décrites que doit, selon moi, se rapporter le Saint-Germain gris
d ’hiver ou le Saint-Germaiu b ru n , sur lequel je reviendrai plus tard.