
rond, déprimé; à queue longue ou très-longue, a rq u ée , renflée aux
deux extrémités, enfoncée dans le fruit, lisse ou parsemée de lenticelles,
de couleur fauve; p e a u terne, jaune pâleou jaune verdâtre, parsemée
de nombreux points gercés, fauves, ainsi que de marbrures de même
couleur, et marquée de brun autour du pédoncule et de l’oeil ; oe il
petit, placé au fond d ’une dépression régulière, plus ou moins profonde,
à divisions tronquées ou persistantes, conniventes et blanchâtres;
coe ur arrondi ou dilaté transversalement, entouré de grosses
granulations; loges grandes; pépins arrondis, fuligineux; lacune
subéreuse, plus ou moins dilatée.
Chair b lan ch e , fon d an te q uoique g ran u le u s e, ju te u s e ; e au sucrée-
a cidulé e, lég è rem en t m u sq u ée ou fenouillée.
J. Bauhin donne, n“* 43 et 44, la description et la figure de deux
poires à très-longue queue, lo n g is s im i p e d ic u li. La première est
verte et appelée P en d a r à Montbéliard, et P. de R a ts ou P. de S o u ris
à Bâie et à Fribourg, à cause de la ressemblance de la queue avec
celle de ces animaux. La seconde est jaune et paraît être notre 3/w8-
c a t à longue queue.
On cultive encore dans l’Orléanais, sous ie nom de P. de V ign o t
ou de V ig n o tte , un poirier à fruits mûrissant en août, arrondis, bruns,
de la couleur de la P. Messire Jean, et qu ’il ne faudra pas confondre
avec notre poire de Vigne.
« Poire de Vigne, en octobre. » Jardinier fr a n ç ., p. 66 [4665].
a P. de D amoiselle est quasi comme Sucrin, mais pas si grosse et est grise. »
Dom Cl. Sain t-Étienn e,/n sir . ôons P m i i , p. 62 [1 6 7 0 ].
a P. de Vigne ouàeDamoiselle, o a là Longue-Queue d ’Anjou, est ronde, grisc-
brune, fort beurrée, dont l’eau est excellente, et d o n ila queue est ordinairement
lo n g u e ; elle veut être cueillie ferme et ver te, autrement elle est pâ-
Icuse et passe trop tôt. b Merlet, Abrégé bons F r .,p . 91 [1675] et p. 77 [1690].
« La Poire de Vigne, en o ctobr e, se vante d ’estrc si bonne en certains endroits
qu’on ne sauroit, croit elle, sans la plus grande injustice du m o n d e ,
luy refuser au m o in sl’entréeparmy les dix-neuf.....Lavingt-deuxième place ne
seroit pas mal remplie par la Poire de V ign e, ou de Damoiselle , que mal à
propos on nomme en quelques endroits Petit-Oin ; elle est g r is e , rou ssâ tr e,
ron d e, e l médiocrement grosse ; elle a la queue extrémcnt longue, et meurit
vers la fm de la mi-octobre, qui est le temps des vacances, c ’est-à-dire le temps
que la campagne est la plus fréquentée , et q u ’on a le plus besoin de fruits
pour régaler les Compagnies; sa chair véritablement n’est pas dure, mais à
proprement parler elle n’est ny de la classe des beurrées , ny de celle des
tendres, encore moins des cassantes ; elle fait plutôt une classe particulière, qui
est une manière de chair grasse et gluante, et souvent pâteuse; et par-dessus
cela son mérite est infmement obscurci par la rencontre des Beurré, des
Vcrtelongue, des Bergamotte, des Sucré-Vert, des Petit-Oin, desLanzac, des
Marquise, des Crasane, etc.; voilà pourquoi je ne la placeray pas s i - to s t , et
allendray à la mettre parmi les Arbres de tige : donnons cependant la vingt-
deuxième place à un second- Verte lon gu e, qui vaut sans doute beaucoup
mieux que la Poire de Vigne. » La Quintinye, îm tr ., p. 318 et p. 322 [1 6 9 0 ].
« Le fruit est petit; son diamètre est de dix-neuf lig n e s , et sa hauteur de
vingt et une lignes. Sa tête est bien arrondie ; l ’oeil, grand et très-ouvert, y
est placé à fleur. L’autre extrémité diminue beaucoup de grosseur , de sorte
que, si elle se terminait plus en pointe, le fruit serait pyriforme. Sa queue est
longue de près de deux p o u c e s, grosse vers l’extrémité. La peau est rude ,
d’un gris-brun ; le côté du soleil prend en quelques endroits une légère teinte
rougeâtre, tiquetée de petits points gris. La chair est b eu rré e, un peu fond
ante, devient molle si le fruit n’a été cueilli avant sa maturité, ou pâteuse
si on le laisse trop mûrir à la fruiterie. L’eau est fort b o n n e , d ’un goût très-
relevé. Le temps de sa maturité est le mois d ’octobre. » Duhamel, Traité
Arbr. fru it., p. 242 [4768].
a La Poire de Vigne est réellement une très-bonne poire, un peu beurrée
et fondante, d’une eau douce, sucrée, très-relevée ; seulement il faut la laisser
un peu sous la feuille, savoir la cueillir et manger à propos, si l’on veut
jouir de tous ses avantages ; car elle est fr ê le , délicate ; un rien la ternit ; et
c ’est peut-être de là que lui vient le nom de Vierge ou Demoiselle, a Mayer,
Pomol. franconica, p. 237, n° 66 [4801].
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