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p . SUCRÉE DE MONTLÜÇON.
îYuit commençant à mûrir en octobre , et se conservant jusqu’en
décembre, turbiné, ventru, irrégulier, souvent aplati du côté de l’oeil ;
à queue dressée ou oblique, a rq u é e , cylindracée , insérée au milieu
d ’une dépression ; peau épaisse, jau n e , parsemée de points entremêlés
de quelques m arbrures, marquée de fauve autour du pédoncule,
plus ou moins lavée de rouge carminé au soleil ; oeil placé au fond
d ’une dépression régulière, entourée d ’une large tache brune, marquée
de légères zones concentriques un peu squammeuses, à divisions
persistantes ou caduques; coeur p etit, arro n d i, entouré de petites
granulations; loges moyennes ou grandes; pépins noirâtres; lacune
centrale étroite, subéreuse.
Chair fondante ou demi-fondante ; eau sucrée , légèrement astringente,
relevée, rappelant la saveur de la Crassane. — Très-bon fruit.
C’est à un amateur aussi zélé qu ’in s tru it, M. Joseph Grandin, directeur
de la manufacture de glaces do Montluçon, que je dois la
connaissance de cette excellente Poire. L’arbre qui la produit paraît
avoir été signalé, vers le commencement de ce siècle, par un sieur
Rochet et propagé sous le nom de Sucré vert, auquel un autre jardinier
substitua avec raison celui de Sucré de Montluçon. Cet arbre,
d ’une vigueur excessive et d’une fertilité sans égale, mérite d’être
placé au premier rang de nos espèces françaises. M. Grandin m’a remis,
en 1862, quelques-uns de ses fruits, dont la grosseur égalait presque
celle de nos belles Poires Duchesse d ’Angoulême.