
1>. TONNEAU.
de petites protubérances; peau jaune vif el fortement colorée en
rouge du côlé du soleil, parsemée de petits points bruns et de quel-
(|ues taches fauves dans le voisinage de l’oeil; oeil a divisions grandes,
aiguës, dressées, canaliculées, placé au fond d ’une dépression en-
tuu rée de côtes ou de protubérances assez saillantes et ordinairement
marquées d étachés fauves; coewr dessinant une sorte d ’ovale sur la
|)ortion moyenne du fruit, entouré d ’assez grosses granulations;
loges moyennes; pépins de couleur brune; lacune centrale nulle ou
très-étroite.
Uh a iu très-blanche, assez sèche, d’apparence moirée, laissant du
marc dans la bouche, d ’une saveur légèrement sucrée-acidulée qui
rappelle celle de quelques Pommes douces.
Ce très-beau fruit ne peut servir que d ’ornement de dessert; il blettit
très-rapidement au centre en conservant encore un certain éclat. Il
est essentiel de ne pas le confondre, comme on le fait souvent, avec
les P. Amour et Trésor, qui en sont distinctes par la forme, le coloris
et l’époque de maturilé. Il est signalé pour la première fois et porté
au irombre des Poires nouvelles sur le Catalogue des RR. PP. Chartreux
pour 1732; la première édition de ce Catalogue, publiée en
quatre pages in-4°, Paris, L. Coignard, 4728, no mentionne pas, en
i-ffet, de P. Tonneau parmi les soixante variétés qui s’y trouvent
inscrites.
« La Poire de Tonneau est aussi grosse par la queue que par la tête; elle
vientgrosse, et est excellente en compote; février et mars. » Ca(. Pép. Chnrlr.,
p . 4 3 [1732J.
« Son fruit est très-gros, d’une forme un peu approchant de celle d'un
tonneau, son diamètre étant par le milieu de trois pouces deux lignes, par
l’extrémité du côté de l’oeil de vingt-trois, et par l’extrémité du côté de la queue
de dix-huit lignes. L’oeil est placé dans une cavité très-profonde, bordée de
petits plis ou sillons. La queue, longue d’un pouce, est implantée aussi dans
une cavité très-profonde, et bordée de petits plis. Ce fruit est beau, et son dia-
P . TO.XNEAl .
mètre bien rond dans toute sa longueur. La peau est verte du côté de l’ombre,
jaunit lorsque le fruit mûrit. Le côté du soleil est d’un beau rouge vif. La chair
est très-blanche, un peu pierreuse autour des pépins, qui sont noirs, longs et
plats. Ce beau fruit mûrit en février et mars : après avoir orné les desserts, il est
('xcellent cuit et en compote. » Duhamel, Arbr. f r u i t., p. 237 [1768].
« Les feuilles de ce Poirier sont grandes, et ses fleurs belles cl bien ouvertes.
Son fruit est très-gros, rcnllé par le milieu, diminuant presque également de
grosseur par les deux bouts, qui sont obtus, jaune et d’un beau rouge vif. Cette
belle Poire est bonne à cuire en février e l mars. Le Berryais, Trait, des .Tard..
p. 340 [1789].
« Fruit gros, obtus ou comme tronqué aux deux bouts, renflé vers le milieu
et ayant un peu lu forme d’un tonneau. Son pédoncule est court, implanté dans
une cavité profonde, souvent étroite, et relevé de bosses. L’oeil, ordinairement
petit, est placé dans une cavité évasée, assez profonde, régulière ou relevée de
quelques bosses. L’épiderme lisse, vert jaunâtre, rouge d’un c ô .é , fincinenl
pointillé de gris. Chair grossière, cassante, parfois dure ou coriace, un peu
pierreuse autour des pépins. Eau peu abondante, quelquefois un peu acide. Ce
beau fruit n’est mangeable que lorsqu’il est cuit. Il blettit au centre souvenl
dès le mois de novembre et lorsqu’à l’extérieur rien ne peut encore faire soiij)-
çonner ([u’ii se détériore. Quoique Duhamel ait dit que cette Poire se conservai!
jusqn’en février et mars, je n’ai jamais pu en conserver après la fin de novembre.
n Prévost, Pomol. Seine-Infér., p. 73 [1839].
« Fruit très-gros, pyramidal, obtus, tronqué aux deux bouts, renflé vers le
milieu comme un tonneau. Peau jaune doré, brillante, relevée de points verts,
tachée de roux, fortement lavée de rouge v if du côté du soleil. Pédoncule long
(l’un centimètre et demi, courbé, brun fauve, implanté dans une cavité assez
profonde, couronnée de sept à huit petits mamelons. Chair blanche, grossière,
pierreuse; eau légèrement âpre. Calyce peu enfoncé dans une cavité évasée et
régulière; divisions caduques ou très-irrégulières. Ce beau fruit, qu’on ne cultive
que pour l’ornement des desserts, se gâte au centre souvent en novembre;
ii se mange cuil. mais il est très-médiocre. » Willerm.. P o ir ., p. 218 [1848].
(( M. Godefroy * a présenté à la Société d’üorticulture plusieurs Poires de
Tonneau, en faisant remarquer que presque tous les auteurs disent que cette
Poire mûrit en février et mars, tandis qu’elle mûrit en octobre et novembre.
Si cette erreur se perpétue dans plusieurs livres, elle n’est cependant pas partagée
par [ont le monde. Nous avons toujours vu ce fruit mûrir en novembre
‘ Ancien iK'piiiicriste ii Villu d ’Avray.