
dl'oite, verdàlre ou fauve, un peu verniqueuse, et portant les traces
de quelques bractéoles; jieau jaune citron, lisse, unicolore ou mai-
(piéc d'une large tache brunâtre au voisinage du pédoncule; oeil placé
dans une légère dépression entourée de fines gerçures concentriques,
ainsi que d’un léger duvet blanc à divisions lancéolées, pubescentes
en dessus, canaliculées, étalées ou rapprochées par la base et accompagnées
quelquefois de petites bosses; coeur arrondi ou dessinant sur
la coupe longitudinale du fruit une sorte de losange; loges arrondies,
un peu larges, entourées d’assez grosses granulations; pépins d’un
brun fuligineux; lacune centrale grande, atténuée vers l’oeil.
C h a i r d ’apparence grossière, cassante, sèche, d’une odeur musquée
très-prononcée et rappelant celle du Coing.
« La Poire de Salviati est assez grosse, ronde et p la te , a la queue longue et
menue, est belle et jaune comme une Poire de cire, d’un beurré solide, se garde
assez et est la plus sucrée des Poires et des meilleures. » Merlet, Abrégé, p. 86
[1675],
« La Salviati ressemble entièrement par sa figure au Bésidéry, mais non pas
par sa couleur; c ’est une Poire assez grossette, ronde, queuë longuette, assez
menuë, un peu enfoncée, l’oeil pareillement un peu enfoncé, et petit, le coloris
d’un jaune blanchâtre; celles où il y a de grands placards roux ont la peau
assez rude, les autres où le roux n’est pas l’ont assez douc e; la cbair en est
tendre, mais peu fine ; l’eau en est sucrée et parfumée, tirant au goust de Bobine
plutost qu’à celuy d’orange, mais cette eau est en petite quantité. La Poire est
assez bonne, et seroit encore mieux reçue si elle ne venoit pas avec les Pèches
à la fin d aoust et au commencement de septembre. » La Quint., In sir. ja r d .,
p. 176 [1692J.
« Ce PüiritT est vigoureux greffé sur franc. Sa greffe réussit mal sur le Coignassier.
Sou fruit est de grosseur moyenne, rond ; il a 23 lignes de hauteur, et
lin pareil diamètre. L’oeil est placé dans une cavité peu profonde, bordée de
quelques petites côtes ; la queue est longue, placée dans une très-petite cavité;
tes échancrures du calyce demeurent vertes quelquefois jusqu’à la maturité du
fruit. La peau est b e lle , d’un jaune de c ir e , un peu rouge du côté du soleil,
quelquefois tavelée de grandes taches rousses, et alors elle est rude. Sa cbair est
excellente, demi-beurrée, sans marc. Son eau est sucrée et parfumée, quelque-
P. SALVIATI.
fois peu abondante. Cette Poire est bonne au sucre, et à faire du r-itidia. »
Duham., p. 137 [1768].
« Ce fruit est gros, rond, aplati, fort ressemblant au Bésidhéri, mais d ’une
couleur différente; sa queuë est fort longue et minoc. Cette Poire est un peu
creuse à l’oeil et à la queuë; sa couleur est jaune sur le côté tourné au soleil,
mais blanchâtre de l ’autre; sa chair est tendre, un peu molle et sans coeur; son
jus est sucré, parfumé, et a un peu de goust de celui de la Uohine, mais il est
moins abondant. » Mill. D M ., édit. franç., p. 177 [1785].
(f Le Salviati veut être greffé sur franc. Son fruit, rond, de grosseur moyenne,
est couvert d’une peau jaune de cire, lavée de ronge par le soleil, et parsemée
de grandes taches rousses qui le rendent rude. Sa chair, demi-beurrée et sans
marc, est sucrée, très-parfumée, quelquefois un peu sèche. Cette Poire mûrit
en août. » Le Berryais, Traité des J a rd -, p. 313 [1789].
« Cette variété réussit mal sur Coignassier. Elle a de la vigueur sur franc. Se.s
bourgeons, coudés, quoique grêles, sont chargés de boutons rapprochés, qui sont
gros, pointus, bruns, détachés du bois et portés sur des supports saillants. Ses
fleurs paraissent petites, parce que ses pétales sont fort concaves. Ses feuilles,
d’un vert clair, sont petites et repliées. Le fruit est rond, écrasé aux deux extrémités.
Son ombilic est enfoncé d’une manière sensible. Le fruit reste constamment
vert jusqu’à sa parfaite maturité; alors il se colore légèrement de rouge,
et a quelquefois des taches rousses. Sa peau est d’un jaune foncé. Cette Poire
est fondante, et est recherchée par son parfum et sa douceur. On en fait du
ratafia de Poire, qui est agréable lorsque le fruit est bien parfumé, il mûrit à la
fin de thermidor. » Galvel, Traité gén. des P é p ., T. II, p. 294 [1805].
« Le Salviati est un arbre assez vigoureux, qui prend naturellement la forme
pyramidale; il a les rameaux nombreux, très-divisés, et, quoiqu’ils affectent une
direction verticale dans leur jeunesse, ils finissent pourtant par devenir pendants.
La forme générale du fruit est en toupie très-raccourcie ; l’oeil est ouvert, placé
dans un léger enfoncement; lu queue, menue, longue de 0“,04, est enfoncée dans
le fruit; la peau est fine, très-unie, jaune à la maturité. La chair est d’un blanc
jaunâtre, ferme, grenue,'demi-cassante, pierreuse vers le centre; l’eau est sucrée,
musquée, assez abondante. » Poit., Pom. [1846].
On voit par tout ce qui précède que la P. Salviati décrite et figurée
dans le Jardin fruitier de Noisette (2® edit., p. 118, Pl. XLI, f. 1)
n’a absolument aucun rapport avec l’ancien fruit que nous décrivons.
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