
e t d e fo rm e v a r ia b le s , d r o i t , c j lin d r a c é , in s é r é d a n s l ’a x e du fru it
ou é p a is s i e t c o u d é , e t a s s e z s em b la b le à c e lu i d e k V ir g o u leu s e ,
lis s e ou v e r r u q u e u x ; p e a u d ’u n v e r t ja u n â tr e , m a t e , p a r s em é e d e
t r è s -n om b r e u x p o in ts g r i s â t r e s , g e r c é s , is o lé s ou én tr em e le s d e le g
e r e s m a r b r u r e s , sa n s tr a c e d e c o lo r a tio n r o u g e ; oe il g r a n d , p la c e
a u m ilie u d ’u n fa ib le a p la t is s em en t o u à fleu r d e f r u i t , à d iv is io n s
é ta lé e s , lin é a ir e s , a ig u ë s , c a n a lic u lé e s , é ta lé e s su r l e fr u it e t le g e -
r em en t p u b e s c e n t e s ; coe ur a r r o n d i, èn to u r é d e p e t it e s g r a n u la t io n s ;
lo g e s g r a n d e s ou m o y e n n e s ; p ép in s n o ir - fu lig in e u x ; la cu n e c e n tr
a le é t r o it e , su b é r eu s e .
CiiAiii fin e , d em i-fo n d a n te o u f e rm e ; ea u a s s e z a b o n d a n t e , s u c r e e ,
p eu r e le v é e .
La P . S a g e r e t s e r e c om m a n d e p a r s a lo n g u e c o n s e r v a tio n , a in s i
q u e p ar sa c lia ir , d o n t la sa v eu r e t la fin e s s e d ép a s se n t c e lle s d e la
P . d e Pen te c ô te .
11 e s t e s s e n t ie l de n e p a s la co n fo n d r e a v e c la P . E d o u a rd , n om m e e
p a r S a g e r e t.
«Vo ici quelques renseignements que M. Sageret a bien voulu me donner
lui-môme sur cette Poire : Étant dans le Câlinais, M. Sageret a remarqué dans
un jardin un très-vieux poirier, dont on n’a pu lui dire ni le nom m l’origme.
n a seulement pu s’assurer que cet arbre avait été greffé. Il en a obtenu quelques
fruits, qui mûrissent en octobre et en novembre, et qu’il a trouvés bons.
Il en a semé les pépins, qui ont produit des arbres qui avaient beaucoup d’é-
pines dans leur jeunesse, mais qu’ils ont perdues. Les premiers fruits n’étaient
pas très-gros, mais cette année (1833) il y en avait de dix pouces de tour;
leur forme est généralement turbinée; la peau d’un vert tendre, qui s ’éclaircit
à l’époque de la maturité; la chair est fondante, beurrée, sucrée, d’une saveur
très-agréable. On trouve que cette Poire a quelques ressemblances avec
le Doyenné pour la forme, et que sa saveur a de l ’analogie avec celle de la
Virgoutmise. Sa maturité arrive en janvier et février, quoiqu’elle provienne
d’un fruit qui mûrissait en octobre et novembre, mais qui, autant que l ’auteur
peut se le rappeler, avait des qualités qui sc retrouvent dans sa nouvelle
Poire, n Poiteaii, Ann. Soc. hort. de P a r i s , vol. XII, p. 348 [1833].
« C’est un arbre vigoureux, même sur coignassier, ayant la belle forme
pyramidale et l ’aspect du poirier d’Angleterre, dont il se distingue toutefois
par des rameaux plus gris, ses mérithalles un peu plus courts et moins renflés
à chaque oeil; par ses feuilles à bords entiers ou sans dentelures; pa rses
yeux moins saillants, ses fruits plus courts, mûrissant plus tardivement. Le
fruit est moyen, ovale-turbiné ou oviforme, parfois arrondi, ayant ordinairement
de 6 à 7 centimètres e l demi de hauteur sur à peu près autant de largeur,
sur des arbres en plein vent non soumis à la taille. Son épiderme est
épais, vert pâle ou jaunâtre, abondamment pointillé et marbré, gris sur toute
•sa fac e, rarement lavé de rose sur l ’un des côtés. Le pédoncule vert et brun
est d’environ 12 à 25 millimètres. L’oeil est petit, presque k llcur de fruit, à
divisions ordinairement caduques. La chair est fondante, fine, un peu pierreuse
autour des loges; son eau est abondante, très-sucrée, très-agréable.
Celte Poire est réputée devoir se conserver jusqu’en février et mars ; cependant
elle a toujours mûri, à Rouen, de la fin de novembre à la fin de décembre,
et je n’ai pu en conserver au delà du 12 janvier. Celte Poire est d’un vc-
lume Irès-ordinaire, et elle manque de coloris; mais ses bonnes qualités doivent
la faire rechercher et cultiver en pyramide et à haut vent. » Prévost, Pomol.
S eine-Injér., p. 105, et in Ann. de Flore e t Poni., vol. XII, p. 10 [1844-1845].
« Arbre vigoureux, formant de belles pyramides. Rameaux verticaux, gros,
lisses, grisâtres, gris plombé h leur base, fauves, verdâtres k leur sommet.
Entre-noeuds courts, réguliers. Fruit moyen, ovale-turbiné ou arrondi ; pédoncule
vert dans le voisinage du fruit, brun à son origine, gros, court, pointillé
de gris. Peau épaisse, vert pâle, abondamment granitée et pointillée de couleui
brune sur toute son étendue, rarement te inté e de rouge du côté du soleil.
Chair blanchâtre, assez fine, fondante, sucrée, mais âpre quand elle est mangée
avec la peau. Lorsque l’arbre est cultivé en pyramide ou bien en haut
vent, le fruit se modifie; sa chair est fine, fondante , e l renferme une eau sucrée
très-agréable et ti’ès-abondante. Sa conservation se prolonge ju squ ’en
février et mars. Cet arbre ressemble, par son port, au poirier d'Angleterre, w
Willermoa, P a ir ., p. 167 [1819].