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p . SILVANGE.
clair ou jaune verdâtre, lisse, parsemée de gros points fauves gercés
et peu saillants, marquée d ’une tache gris fauve autour du pédoncule
et de légères zones concentriques autour de l’oe il; oeil p etit, à divisions
plus ou moins tronquées à l’extrémité, creusées en cuiller, glabres,
formant, en s’étalant sur le fruit, une sorte d ’étoile assez régulière;
coeur dessinant, sur la coupe longitudinale du fruit, une sorte
de losange atténuée vers l’oeil ; loges larges, renfermant un ou deux
})epins bruns fuligineux; lacune centrale subéreuse.
C h a ir remarquablement verte avant la parfaite maturilé, puis jaune
au voisinage de la peau, fondante, granuleuse autour du coe u r; l’eau
en est abondante, acidulée, parfumée, d’une saveur très-agréable et
qui rappelle celle des meilleures Crassanes.
« Cette Poire, fort estimée en Lorraine, n’est que de médiocre grosseur, son
diamètre e.\cédanl rarement 23 lignes, et sa hauteur 25. Elle est pyriforme, un
peu renflée vers la q ueue, qui est assez g ro sse , longue de demi-pouce. L’oeil est
très-peu enfoncé. La peau est lisse, verte, et jaunit très-peu. La chair est fondante,
un peu grenue. L’eau est abondante et relevée. Ce fruit fort bon, mais
inférieur à un grand nombre d’autres, mûrit en novembre. L’arbre est délicat;
son bois est menu et foible, même sur franc. Cette Poire, très-bonne dans certains
terrains, médiocrement bonne en d’autres, est mauvaise dans quelques-uns. »
Le Berryais, Trait, du J a rd ., vol. I, p. 346 [1789].
« La Bergamotte Sylvange a une forme exactement turbinée; sa hauteur est
de 32 lignes, son diamètre est de 30. L’oeil est petit, placé dans un enfoncement
très-peu profond, de même que celui où s’implante la queue. La peau est d’un
vert clair, même lors de l ’extrême maturité, parsemée de points grisâtres. La
chair est fondante, d ’une saveur sucrée, un peu relevée et très-agréable. Mûrit
en octobre. » Loiseleur, Nouv. Duham., p. 219 [1815].
« La Silvange verte est de grosseur moyenne; sa peau est d’un vert clair
à l ’ombre, et d’un vert pins foncé du côté du soleil; sa chair est sensiblement
verte à l’extérieur, blanche au centre, fine, fondante, moelleuse, sucrée, d’une
odeur particulière et fort agréable. Elle commence à mûrir en octobre et se
conserve jusqu’en décembre. Outre l’avantage qu’elle a de se conserver plus
longtemps que l ’Angleterre et l’Épargne, elle offre celui de n’être jamais pierreuse.
«Ch. Fr. Piérard,iVoie on the Pears c a lle d SïWmsQS, Trans, hort. Land.,
p. 429 [1824].
« Depuis plus de cinquante ans je possède la P. Silvange, que l'on peut placer
parmi les Beurrés les plus fondants. On la mange en octobre et novembre. Elle
est excellente en plein vent, quoique petite. Ce sont des jardiniers du pays messin
qui m’ont apporté les greffes de cet arbre. » Morel-Vindé, Ann. Soc. Hort. J^ar.,
vol. XVI, p. 406 [1835].
« C’est une de nos meilleures Poires d’automne. L’arbre est d’un beau
port. Le fruit est moyen, turbiné, assez constant dims sa forme ; la peau est d’un
vert clair, marquée de beaucoup de points gris plus nombreu-x vers la tête que
vers le pédoncule. La chair est tr ès-fine, beurrée, fondante. Cette Poire l’emporte
sur le Beurré gris par son parfum. » Poit. Pomol. [1841].
Le Congrès Pomologique tenu à Lyon en 1856 classe la Silvange
parmi les arbres spécialement à haute tige et au nombre des bons
fruits qui mûrissent en novembre.
La Poire globuleuse et brune représentée dans le Jardin fruitier de
Noisette * n ’a aucun rapport avec le fruit décrit par Le Berryais.
D’une autre p a rt, la Pomologia Austriaca** présente une Silvange
d’hiver en forme de longue calebasse qui n’a aucune ressemblance
avec la Silvange longue décrite par Piérard comme sous-variété de
notre fruit.
■* Noisette, J a rd . f r u it., 2® édit., Tab. 67.
** G. Kraft, Pom. A u s tr ., Tab. 169.
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