
F b l 'i t nnirissant en seplemlirc, g ros, obtus, déprimé autour de la
queue, qui est très-courte, assez charnue, fauve ou olivâtre, légèrement
enfoncée dans le fruit; peau lisse, jaune vif ou jaune citron, très-faiblement
lavée de rose ou de jaune orangé du côté du soleil, presque dépourvue
de points du côté de l’ombre, ordinairement privée de
marbrures, mais constamment munie d ’une large tache brune autour
du pédoncule; oeil placé dans un enfoncement irès-évasé, régulier,
marqué de fines zones concentriques el accompagné de légers sillons
qui s’avancent quelquefois ju sq u ’au delà de la dépression, à divisions
un peu charnues, jau n âtres, connivenles, un peu cotonneuses; coeur
dessinant une sorte de losange sur la coupe longitudinale du fruit, entouré
de granulations; loges moyennes; pépins roussâtres; lacune
centrale atténuée vers l’oe il, subéreuse.
C h a i r blanche, fine, demi-fondaiite, assez juteuse; eau très-sucrée,
mais peu relevée.
Ce beau fruit, dont la précocité est une des principales qualités, en
a aussi les défauts; il passe trè s-vite, et présente quelque analogie,
sous le rapport des phénomènes qui se manifestent à la maturité, avec
d ’autres grosses poires, telles que la P. Nouveau Poiteau.
Le Poirier Saint-Roch parait être très-répandu dans le département
de la Gironde à cause de sa fertilité et de la vogue dont jouit le fruit à
l'époque de l’année où il fait son apparition sur les marchés; l’a-
cheteur est séduit par sa belle apparence, mais c’est une poire de
.second ordre (1).
(l) Voirie Rapport sur les travaux de la Commission pomohgique, année. 1858, dans les
.■innales de la Soe. horlirult. de la Gironde.