
p . DE SAINT-ODRS.
dracée, droite ou oblique, assez longue, b ru n e , parsemée de quelques
lenticelles; épaisse, jaune à l’ombre, lisse, d’un beau rouge la-
queux du côté du soleil, rappelant un peu le coloris de la Poire Seckle,
parsemée de petits points arrondis, fauves, entremêlés de petites marbrures
brunes, légèrement squammeuses ; oeil à fleur de fruit ou placé
au milieu d ’une faible dépression, à divisions tro n q u é es, rarement
entières, lancéolées, assez épaisses, cotonneuses, accompagnées de
petites bossès; coeur arrondi, b lan c , entouré d’assez grosses granulations;
loges moyennes; pépins fuligineux.
Cium blanchâtre, très-juteuse, ferme ou fondante; eau très-sucrée,
légèrement parfumée et d’une saveur particulière, non musquée.
Le Poirier de Saint-Ours a été envoyé de l’Isère au Muséum par
M. Gustave de Linages, qui a bien voulu m’adresser de Voreppe, à la
date du 19 juillet 1861, la noie suivante ;
(C .... Vers la fm du siècle dernier ou au commencement de c e lui-c i, le
grand-père d eM.le comte de Galbert, en chassant, à la fin du mois d ’août, dans
les bois de la montagne de l’ÉchailIon, avec son parent, M. de Saint-Ours,
rencontra un jeune poirier couvert de fruits qu’ils trouvèrent d élicieux. Des
greffes furent prises immédiatement, et l’arbre lui-môme fut transporte plus
tard à la Brusse, canton de Voiron, où il existe encore. C’est sur cet arbre,
âgé environ de soixante-dix a n s , que les greffes, les fleurs et les fruits que je
vous ai envoyés ont été pris. »