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r . DES URBANISTES.
renieriL cntbncé clans le fruit, de couleur fauve; peau lisse, (.riin jaune
vif ou de couleur orangée du coté du soleil, parsemee ordinairement
de (iiiehjues marbrures fauves, portant toujours une large tache au-
toiu- du pédoncule; oeil placé dans une très-faible dépression régulière,
entourée de zones concentriques, à divisions linéaires-lancéolées,
pubescentes, étalées; lacune centrale étroite ; loges moyennes; pépins
brun-acajou.
Cn.\iH blanche, fine, très-fondante; eau d ’une saveur sacrée, acidulée,
citronnée, très-agréable. Fruit de première qualité.
.l’ai conservé à ce délicieux fruit le nom sous lequel on l’a d ’abord
fait connaître de préférence à ceux de Beurré Piquéry, Beurré Drapiez,
Louise d'Orléans, Beurré Gens, Urbatxist’s Seedling, etc., c[ue lui donnent
quelques pépiniéristes.
0 La Poire des Urbanistes a été obtenue à Malincs, vers la fin du siècle dernier,
par le comte de Coloma. Elle a reçu le nom de Coloma et de Beurré Coloma
d’Autoinne; celui d’Urbaniste lui a été imposé parce que l’arbre a été découvert
en 1783 dans le jardin des religieuses de ce nom. C’est un fruit h peau mince,
d’un vert pfilc, lisse et grasse au toucher à l ’époque do la maturité, et qui offre
de nombreuses tiquetures d’un vert obscur. La queue, qui est courte, est entourée
d’une tuclje rousse. La chair est blanche, fine, beurrée et sucrée. Ce fruit
mûrit eu octobre et se conserve environ pendant un mois; son odeur est alors
celle du Doyenné, moins l’arome musqué de ce dernier. Par son feuillage, et
aussi un peu par son port, l’Urbaniste se rapproche de l ’Hoyerswerda, du Saint-
Germain, etc.; par sa peau elle se classe près du Doyenné blanc. » Van Mons,
Bevue des Revues. Bivort, Alb. pomol., I, p. 87 [1847].
« L ’Urbaniste est de forme allongée; sa hauteur égale trois pouces e't son
grand diamètre deux et demi ; la peau, assez lisse, est de couleur vert-jaunâtre
dans sa plus grande étendue, avivée de rouge du côté du soleil ; sa chair est
blanc de lait, fondante, d’une saveur acidulc-sucrée, assez suave. Cette Poire,
la plus grosse de celles q u is ’offrcnt en bouquet, mûrit en septembre. » Couver.,
Traité des Fruits, p. 496 [1839].
« Fruit moyen, ovale, turbiné ou pyriforme, obtus ; son épiderme est iiri,
P. DKS URBANISTES,
jaune herbacé, tavelé de gris, rarement nuancé, rose ou rouge d’un c ô t é , au
moins â Rouen. Cliair blanche, fme, très-fondanto. Eau abondante, très-sucrée,
agréable. Mûrit tin de septembre ou en octobre. » Prévost, Pomol. Seine-Infér.,
p. 107 [1839 à 1850].
« Ce fruit est moyen, ovale, de forme variée. La p eau , d’un vert lierliacé,
relevée de gros points roux, est rarement colorée eu rouge du côté du soleil.
I.e pédoncule est fort, gros, court, fauve, cannelé, oblique, renflé du côlé de
son attache au fruit, implanté peu profondément, environné d’une tache brune;
l’oeil est grand, noirâtre. Chair blanche, mi-line, fondante, peu juteuse, sucrée,
parfumée, agréable. Le fruit mûrit inégalement du milieu â la fm de septembre ;
il se conserve jusqu’à la mi-octobre. » Willerm. P o ir ., p. 18J [1848].
« J’ai reçu, sous le nom á’lJrbanist Seedling, en octobre 1846, d’un de mes
correspondants, la Poire qui fait le sujet de cet article, comme étant un fruit
nouveau. Il a 9 centimètres de long sur 7 | de diamètre; sa forme est
un peu irrégulière, c’est-à-dire uu peu plus ventrue d’un côté que du point
opposé, vers la queue , qui est courte et grosse, et placée sans aucun enfoncement;
il est obtus et presque arrondi. Le calyce est petit, ouvert, et se
trouve placé dans une cavité large, plane, quelquefois un peu profonde. A sa
maturité, la peau est lisse, jaune-orangée, très-pointillcc de brun et tachée de
fauve, surtout vers la queue, qui est grosse. La chair est fondante, beurrée,,
d’un sucre acidulé superflu. Sa maturité a lieu en octobre. » Bivort, Alb.
p om o l., I, p . 13 [1847].
« Arbre vigoureux. Fruit moyen, mesurant 9 centimètres de haut, 7 on largeur;
pédoncule lo n g u e 10 à 12 millimètres, gros, fort, droit, à fleur du fruit;
calyce petit, ouvert, é to ilé , placé dans une large cavité irrégulière. Épicarpe
vert, taché de rouille , fortement semé de petits points de la même couleur; à
la maturité il passe au jaune d ’or vif; chair beurrée, fondante; eau suffisante
et sucrée. V lJrbanist's Seedling nous a été envoyé par M. de Richebourg, du
Mans. » J. de Liron d’Airol, Not. p om o l., p. 4 3 , tab. 8 , fig. 10 [18o5].
Je place ici la description du Beurré Drapiez, qui ne me semble
différer de l’Urbaniste que par son époque de maturité.
« Les feuilles du Beurré Drapiez sont étroites, lancéolées, pointues. Les
fruits gros, régulièrement ovales et moins rétrécis vers le calyce que vers le
pédoncule, qui est gros, parfois charnu. Le calyce est clos, cotonneux, placé
dans une cavité superficielle, très-évasée ; la peau est v e r te , marbrée de gris
autour du pédoncule et du calyce, marbrée et ponctuée sur sa surface. La chair
on est blanche, fme, beurrée, fondante; l’eau abondante, sucrée, légèrement
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