
ordinairement une protubérance autour de l’oeil ; à queue droite plus
uu moins enfoncée ou insérée obliquement, cylindracée, de couleur
olivâtre, lisse; peau jaune-verdâtre ou ja u n e , parsemée de gros
points gercés, marquée d ’une large tache fauve autour du pédoncule,
très-rarement teintée de rouge du côté du soleil; oeil très-
gran d , à fleur de fru it, à divisions étalées, linéaires-lancéolées,
aiguës ou tronquées, cotonneuses et blanches, entourées de petites
protubérances; coeur dessinant une sorte de losange sur la coupe
longitudinale du fru it, entouré de granulations; loges moyennes ou
grandes; pépins fuligineux; lacune centrale subéreuse.
Chair b la n c h e , c a s s a n te , ju te u s e , la is s a n t u n p e u de m arc d an s
la b o u c h e ; e au su c ré e , a c id u lé e -a s trin g e n te .
Cette variété, dont on rencontre dans presque tous les villages
des environs de Paris des arbres séculaires d ’une grande fertilité,
alimente nos marchés pendant plusieurs semaines. En effet, malgré
le reproche que Merlet lui adressait au dix-septième siècle, nous la
voyons encore apparaître en immense quantité dans nos rues, où
elle devance de quelques jours une autre poire vulgaire, VAngleterre.
La Quinlinye range la P. de Vallée au nombre des plus mauvaises
variétés, mais je trouve, dans la liste qu’il donne de celles q u ’il
conseille de rejeter, la P. de Madame ou de Windsor, le Milan de
la Beurrière ou M. Blanc, qui sont encore admises aujourd’hui au
nombre de nos bons fruits d ’été.
« Le Poirier de Vallée vient fort promptement, et porte son fruict beau et
bon, et en grande quantité; il n’est point délicat; il est fort propre pour recevoir
toutes sortes de greffes, à cause qu’il est grandement abondant en séve ;
vous le pouvez planter dans vosVergers, c’est un fort bon Arbre, b Cl. Mollet,
Théâtre des Plans et J a rd ., p. 36 [1632].
«V a llé e , est rondelette, un peu plus grosse qu’une b a lle , toute jaune.
Bonne. » Dom Cl. S.-Ètienne, ISonv. In str ., p. 39 [1670].
« La Vallée ou Poire de Liquet est fondante , a beaucoup d’eau, mais âcre
e t rude pour l’o rdinaire; ce qui fait qu’elle n ’est plus en usage comme au
■temps passé. » Merlet, Abrégé bons Fr., p. 66 [1690].
« Fruit de moyenne grosseur, aiToiidi ou turbiné, d’un jaune verdâtre, lé gèrement
coloré du côté du soleil ; à chair cassante, peu fine, médiocre. Mûrit
vers la fin d’août. Arbre très-productif, ce qui le fait cultiver en quantité par
les paysans des environs de Paris pour porter ses fruits à la halle. » Noisette,
Jardin f r u it., 2® éd it., p. 123 [1832].
« Le fruit est de moyenne grosseur, figuré eu toupie ventrue, régulier, peu
variable dans sa fo rme, ayant environ 6 centimètres de hauteur sur autant de
diamètre transversal, un peu bosselé; la queue est longue de 34 â 36 millimètr
es, menue, roide, rnunie de cicatrices et teinte de roux en partie et souvent
insérée obliquement sur le fruit. La peau, verte d ’abord, jaunit un peu dans
la maturité; e lle est marquée de petits points bruns, et ordinairement de taches
roussâtres vers la queue. La chair est blanche, un peu p ie rr eu se , assez
fondante, mais âpre à la gorge. L’eau e st peu abondante, douce et sucrée.
Cette Poire mûrit vers le 20 août. E lle tient le dernier rang de la médiocrité à
cause de l’âpreté de sa chair, qui la rapproche des Poires à cidre. » Poiteau,
Pomol. franç. [1846].
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