
à pédoncule ordinairement assez long, portant en général quelques
cicatrices de bractéoles, légèrement épaissi à son insertion, inséré
dans l’axe du fruit, et de couleur bronzée; peau olivâtre à l’ombre ,
parsemée de points fauves et gercé s, lavée de brun-vioIàtre au soleil ;
oeil à fleur de fru it, large, ouvert, à divisions deltoïdes, étalées ou
conniventes, épaisses, légèrement tomenteuses, et d’un rouge-ferrugin
eu x ; coeur arro n d i, de couleur carminée, entouré de nombreuses
granulations jaunâtres; loges moyennes, de couleur ro sé e , rapprochées
de l’axe; pépins bru n s; lacune centrale allongée.
Chair d’un ro u g e-c a rm in é plu s ou moins b r illa n t, c a s s a n te , très-
g ra n u le u s e , d o u c e â tr e , p eu parfumée.
J’ai réuni sur une même planche les trois variétés de P. Sanguine
que possède le Muséum, et qui toutes trois diffèrent de la P. San-
guinole, que j ’ai déjà publiée. Ces variétés apparaissent quelquefois
en grande abondance su r nos marchés, où elles sont expédiées de la
Picardie. Les P. Saiiguines sont de très-médiocre qualité, de même
époque de maturité, et ont l’inconvénient de blettir très-vite.
« Sanguine est longu ette, grosse comme Amiret, grisâtre dessus, et toute
la chair dedans rouge comme san g , n’est bonne qu’à mettre dans l’eau par
quartiers, pour faire croire estre d evin. Estant coupée, elle montre comme
une rose rouge au milieu. Telle q ue lle .» Dom Claude Saint-Etienne, Nouv.
I n s t r .,p .m [1670].
(( L’arbre est vigoureux; ses feuilles (celles des rosettes) sont grandes,
presque ron d e s, ayant plus de largeur que de longueur, un peu farineuses,
plates, seulement un peu froncées p a r le s b o rd s, où l’on n’aperçoit que
quelques dentelures très-peu marquées; quelques-unes des petites nervures
sont rouges ; elles sont longues de trois pouces et larges de trois pouces quatre
lignes. La fleur a seize lignes de diamètre ; les pétales sont ovales, creusés en
cuilleron; quelques-uns teintés de rouge parles bords; le calyce est rougeâtre.
Son fruit est de grosseur moyenne, ayant vingt-trois lignes de diamètre, sur
vingt-quatre de hauteur, pyriforme, un peu aplati du côté de la tûte, où l’oe i l ,
qui est tr ès-g ro s, est placé au fond d ’une cavité. La queue est longue de
dix-huit lignes; à son insertion il y a une rainure, qui semble la séparer du
fruit. Sa peau est ver te, tiquetée de points gris du côté de l’ombre, rouge
du côté du soleil. Sa chair est rouge, grossière et assez insipide. » Duhamel,
Trait. Arbr. fruit., p. 243 [1768]. — Loiseleur, Nouv. Duham., vol. C, p. 201,
iï“ 33, p l.6 2 , fig. 1 [ l8 lo ] .
Poire de vin. — Poire betterave. « Fruit petit, régulier, lisse, lavé de rouge
et finement piqueté de nombreux points jaunes dans le rouge; oeil gros,
saillant, à divisions épaisses, conniventes, fermées, blanchâtres en dehors;
chair grossière, d’abord granuleuse, puis fondante, marbrée de rouge comme
une betterave, plus encore sous la peau et autour des loges qu’ailleurs ; eau
su cré e, assez abondante; pépins courts et noirs. Le seul mérite de cette
petite poire consiste dans la singularité d’avoir la chair marbrée de rouge,
singularité qu’elle partage avec une autre poire anciennement connue. »
Sageret, Ann. Soc. hort. Pa ris, tome 17, p. 206 [1835].
Poire rouge de Halle, a Cette variété est communément cultivée dans le
canton de Halle (Wurtemberg), et en semble originaire ; l’arbre atteint des
proportions comparables à celles d ’un beau chêne. On le désigne ordinairement
sous le nom de Blutbirne (Poire de sang} ; mais nous avons cru préférable
de le désigner sous le nom de Poire rouge de Halle, afin qu’on ne le
confonde pas avec une autre Poire de sang. Sa forme est arrondie, l ’oeil est
largement ouvert, et à fleur de fruit; sa queue est forte, insérée dans l’axe
ou un peu de côté ; sa peau e st vert-jaunâtre, lavée de rouge-brun et plus ou
moins recouvertede taches rudes et terreuses. » — Hauser, Illv-siriri. Handb.
der Obst., p. 427 [1859].
Bivort a décrit sous le nom de P. Sanguine de Belgique une poire
assez semblable de forme à un Saint-Germain, fort différent par conséquent
des précédentes.
H La Poire sanguine de Belgique est ovoïde-allongée, quelquefois pyriforme,
et mesure ordinairement en longueur n eu f centimètres; l ’épiderme,
jaune foncé, est teinté de rouge au s o le il, ponctué de rouge cerise sur toute
sa surface et marqué de brun autour du pédoncule et du calyce ; le pédoncule
est assez g r o s, placé à fleur de fruit ; le calyce est large et ouvert. La
chair, blanc-jaunâtre, est légèrement colorée de rose près de l’épiderme;
elle est fine, fondante, sucrée et très-parfumée ; les loges sont assez grandes,
et de couleur rose-violacé très-vif; c ’est un bon fruit, qui mûrit au commencement
de novembre. » Bivort, Album pomol., vol. 4, p . 63 [1851].