
queue droite ou un peu arquée, ordinairement placée dans l’axe du
fruit, où elle se renfle et se plisse, de couleur brune ou verdâtre,
offrant souvent la trace de bractéoles; peau lisse, jaune ou jau n e-
ocreux, parsemée de points fauves et ordinairement dépourvue de
taches, lavée de rouge du côté du soleil ; oeil placé à fleur de f r u it,
entouré de petites granulations ; loges grandes, allongées ; pépins
noirs; lacune linéaire, atténuée vers l ’oe ils u b é re u s e .
Chair blanche, ferme ou demi-cassante, assez juteuse ; eau sucrée-
acidulée, légèrement fenouillée ou quelquefois faiblement musquée.
— Assez bon fruit d ’hiver.
Prévost a décrit dans la Pomologie de la Seine-Inférieure, sous le
nom de P. Sarrasin, une poire du mois d ’août et q u ’il a distinguée,
avec beaucoup de raison, de celle qui nous occupe ici.
« La Poire de Sarrasin est de moyenne grosseur, son diamètre étant de
vingt-deux lignes, et sa hauteur de trente lignes. Elle est plus grosse dans un bon
terrain. Sa forme, peu régulière, est allongée ; le côté de l’oeil diminue de
grosseur et se termine irrégulièrement, de sorte que le fruit se soutient difficilement
sur cette extrémité ; l ’oeil ést placé à fleur. L’autre côté s ’allonge
en pointe obtuse, et y est terminé par une queue assez grosse, longue de
six à dix lignes. La peau, du côté du soleil, est lavée d’un rouge-brun tiqueté
de points g ris; le côté de l ’ombre est vert, s ’éclaircit à mesure que le fruit
approche de sa maturité, et devient d’un jaune pâle. La chair est blanche,
sans pierres, presque beurrée dans sa parfaite maturité. L’eau est sucrée,
relevée, e l un peu parfumée. — Cette Poire est excellente cuite et en compotes;
elle se garde plus longtemps qu’aucune autre. Le 4 novembre, lorsque
je la décrivais, il y en avait encore de l’année précédente, très-saines, très-
bien conditionnées, qui pouvaient se conserver encore longtemps; elles
étaient fort bonnes crues.*Il y a peu de Poiriers qui méritent autant que
ce lui-ci d’être cultivé. » Duham., Arbres f r u it., p. 249 [17681.
« Fruit assez gros, oblong, renflé au milieu, aminci du côté de la queue;
épiderme fin, jaune-clair, chargé de marbrures de couleur d ’ocre, pointillé,
fortement coloré de rouge-vermillon; pédoncule long de 20 à 28 millimètres,
ligneux, un peu charnu et plus clair à son insertion sur le fruit, où il s ’em-
paquète dans une légère cavité; oeil bien formé, à peine enfoncé. Chair fine,
cassante, juteuse, tendre, avec un parfum acidulé et anisé, comparable à la
pomme Pe tit Fenouillet anisé. » Ch. Baltet, Bonnes Poires, p. 158 [1859].