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P. DE TONGRES.
au soleil, parsemée de gros points gercés, souvent accompagnés d’une
sorte de réseau grisâtre formé de linéaments portant ordinairement
une tache fauve autour du pédoncule et dans le voisinage de l’oeil ;
oeil placé au milieu d’une dépression régulière, entourée de zones
concentriques, à divisions courtes ou tronquées, glabres; coetir dessinant
un losange sur la coupe longitudinale du fru it, entouré de
petites granulations; loges moyennes; pépins brun-roussâtre; lacune
centrale large et subéreuse.
Chair très-blanche, à peine granuleuse, très-fondante, remarquablement
juteuse; eau sucrée-acidulée, un peu astringente, parfumée,
non musquée. — Excellent fruit.
Ce beau fruit doit être pris à point pour présenter toutes ses qualités;
gardé au fruitier, il s’y colore, ainsi que les P. Williams et
Clairgeau, et y acquiert tout son parfum.
Les pomologistes belges ne sont point d’accord sur le nom que
doit porter cette intéressante variété. Quant à moi, je n ’ai pas hésité
à adopter celui sous lequel elle a été pour la première fois figurée
et très-bien décrite par M. Bivort dans son Album pomologique,
ainsi que dans les Annales de Pomologie belge. Il est évident qu’une
description accompagnée d’une figure doit l’emporter sur une tradition"
orale, toujours très-contestable quand il s’agit du choix et de
l’adoption d’un nom. Voici, au surplus, la lettre que m’écrivait, à la
date du 10 août 1864, l’un des chefs de culture de M. Van Houtte,
M. Ed. Pynaert :
. La poire Durondeau, et non pas Durandeau, est très-communément
cultivée sous ce nom et sous celui de Beurré-Durandeau dans nos provinces
wallonnes. Je ne comprends donc pas ce qui a pu déterminer M. Bivort,
et après lui le Congrès pomologique de Namur, à adopter de préférence
le nom de Poire de Tongres, d ’autant plus que cette dernière dénomination
implique une erreur. En effet notre variété n ’est nullement originaire de
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p . DE TONGRES.
la ,m e de Tongres, l’antique capitale des Aduatiques, comme on serait disposé
à le croire, mais elle a pris naissance à Tongre-Notre-Dame petite
commune aux environs d'Ath, et qu’il ne faut pas confondre avec Tongre-
Saint-Martin, qui n ’en est pas de son côté tort éloignée Je pense donc
qu’il serait plus juste de restituer à cette variété le nom de son oblenteur.
M. Durondeau. qu’elle porte à Tourna,, à Ath, etc. . . Il y a dans ancienne
propriété d eM . Durondeau, qui est devenue ce lle de M. Monforl
un exemplaire du poirier qui nous occupe, et que quelques personnes disent
être le pied-mère. Sa tige, haute de 2 mètres environ a emiron la gros-
seur de la jambe ; mais je me suis assuré qu’elle avait été greffée. »
M, Pynaert a reproduit ce que je viens de citer dans le petit opuscule flamand
qu’il a publié sous le titre de Fmitboomkweck m FruUkund, p.
[ 1864].
M
„ Poire de Tongres. Arbre d’une vigueur moyenne, à cultiver sur frane
plutôt que sur Cognassier, d’un port pyramidal ; il rameaux courts, gn s,
supports renflés, ridés à la base, brun foncé ou fauves; f ®
longs, droits, souvent renflés au sommet et présentant une sorte d arête qu
s’étend d’une insertion de feuille à l ’autre; épiderme luisant, olivâtre à
l’ombre, bronzé au soleil, parsemé de petites lenticelles grises, arrondies ou
linéaires; yenx coniques, p o in ta s , saillan ts, brun fauve et parfois ronge à
la base. Les feuilles sont ovales-allongées, aiguës, àb o rd s redressés profondément
dentés, i pétioles munis de stipules linéaires. Le fruit est très-gros
iT u e , pyramidal, haut de 12 centimètres, bosselé sur tonte sa surface, à
peau d’ùn i ^ e foncé, plus ou moins lavée de roux et colorée en ronge au soleil
à l’époque de la maturité. Le pédoncule, grêle relativement à la grosseur
du fruit, est ordinairement rejeté d e côté et accompagné d u n e forte gibbo-
¿ é le ealyee est placé dans une cavité peu profonde et évasée. La eba.r est
blanebe, fin e , fondante, remplie d ’une eau très-abondante, sucrée .v in e u s e
et d’un partum des pins agréables. - La maturité de c e t excellent fruit a
lieu ordinairement vers la mi-octobre. Son origine nous est “ ^
son nom nous autorise à croire qu’elle a été trouvée dans la vil e de Tongres.
Je ne lui connais jusqu’à ce jour aucun synonyme. » Bivort, A lb. porno og.,
vol. 3, p. 37 [18S0].
„ Cette variété provient, à ce qu’il parait, des semis de M. Durandeau (sic)