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de Ce dernier , pour de fernblables expériences , elle fait voir
que quelque foin, dont on ufe aux operations èhymiques» le feu en
confümC toûjotlrs une partie confiderable ; favoir, fur deux livres une
dragme 4b. grains ; puis que pour réduire l’eau en l’équilibre de l’A -
réometre il eft nécefïaire d’y en remettre une femblable partie.
O n trouve donc, par la démonftration de cet infiniment, qu’il
y a fur deux livres d’Eau de Mer, nuit dragmes, dix grains de q l S
fel & fur Cent livres, 402. dragmes 30. grains, quoique, par les
précédentes expériences de diftillations, on n’en trouve, fur deux
Livres,que 6. dragmes, 30. grains,& fur Cent Livres 325.dragmes.
L ’ E au de Mer artificielle, rendue par le moyeu du fel com-
mun égale à celle de la fuperficie de Châteauvieux , fait voir m&nedwfcj
la même choie que l’Experience precedente, puis qu’elle demande
encore une plus grande quantité de fol Commun, que celle
du fol qui a été diftillé,pour faire que l’Aréomètre foit en même équilibre,
qu’il étoit avec l’eau naturelle de Châteauvieux. Il afalu y
ajouter 67. grains de plus , c’eft-à-dire, une dragme davantage, ce
qui répond à peu près à la reftitution du fel diftilé faite à l’eau de la
Mer, d’où on l’avoir tiré auparavant. 11 faut remarquer que dans le
fel commun, qui n’a pas été premièrement tiré & enlüite filtré avec
foin, on trouve toujours de la matière terreftre, laquelle fo précipitant
au fond de l’eau caufe quelque différence à l’Aréome-
tre.j car j ’ai vu par les épreuves, que j ’ai faites, que là où une
dragme de fel exaétement diftillé fiiffit, il faut toujours davantage
de fel commun , & cette quantité doit être équivalente à celle
de la lùbftance terreftre , qui fe précipite bien-tôt dans le fond
du vaiffeau.
O n voit dans-, la quatrième T ab le , le progrès des quantitez de fols mgc jLl*
qui ont été' employez tant pour rendre aux eaux diftillées celui qu’el- fc fÿ S S i
les avoient auparavant, que pour faire une eau de mer artificielle - dCM-
lefqùels, degré par degré , augmentent de poids , jufqu’a ce que
l ’Aréometre foit parvenu au même équilibre, qu’il a avec les eaux
naturelles, qu’on a voulu imiter par l’A r t , ou que l ’on a voulu remettre
en leur premier état, après les en avoir tirées. Il y a auffi
dans la même Table plufieurs remarques néceffaires, par le moyen
delquelles le Lecteur pourra voir, d’un coup d’oeuil, tout ce que
de fomblablés expériences doivent montrer, pour faire parvenir
à une connoiftance plus parfaite de la nature de l’Eau de
la Mer.
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