
613 o M O N A D E L P H l A , P E N T A N D R I A .
PIST. G ermen fubrotundum , in fondo calicis. St y l u s longus, cylin-1
draceus, carnofus. St igm a capitatum.
PER. Ba c c a fp hæ r ica , trilocularis.
SEM. tria, ovata, acuta, arillo ad bafim notata.
MOUTABEA Guianenfis. (TABULA 174.)
F r u t e x c au le s plures, farmentofos, ramofos, tortuofos, è radicel
emittens. F o l ia alterna, ovata, acuta, brevi petiolata, glabra,rigida,!
integerrima. F lores corymbofi, axillares. Pe r ia n t h iu m album, quinl
quefidum ; laciniis inæqualibus, patentibus. C o r o l l a alba, monope l
tala, quinque-lobata, lobis conniventibus. F r u c t u s ; bacca fphærica,1
lutea, glabra, exfucca, tenuis, fragilis, trilocularis, in iüngulis loculisJ
S emen unicum in pulpâ gelatinosâ, dulci, eduli nidulans. Semen amyg-l
dalinum, carne violacea, pundis albis notata, membrana tenui, arii.I
lata, primo alba, deindè rufefcente tegitur. F lores expaniì, odoreml
gratum fpirant, ad firingam accedentem.
Florebat, & fru&um ferebat Junio.
Fìabitat in campis cultis Caïennæ & Guianæ.
Nomen Caribæum AIMOVTABOU.
E x p l ic a t io T a b u læ d u c en t e s im æ se p tu ag e s im æ q u a r tæ .
1. Gemma forts.
1. Flos expanfus.
3. Calix & Corolla aperta. Piftillum.
4. Pars corolla aperta.
5. Lamella fegregata infra lacinias , antheras ferens.
6. Germen. Stylus. Stigma.
7. Bacca.
S. Bacca tranfvers'e fcijfa. Amygdala.
c). Amygdala fegregata.
10. Amygdala aperta, bicotyledones.
11. Cotyledo amygdala.
LE M O U T A B IË de la Guiane. (P l a n c h e 2.74)
La racine de cet a r b r is s e a u poulie plufieurs tiges iàrmenteufcs;
rameufes, de cinq à lìx pieds de longueur & plus. Par l’alTemblage de
ces tiges He rameaux il forme des builfons plus ou moins épais. Ces |
rameaux
rameaux font garnis de f e u il l e s alternes, prefquefelfiles, lifles, vertes,
entières, fermes, ovales, terminées par une pointe. Les, plus grandes
ont quatre pouces de longueur, fur un pouce & demi de largeur.
Les fleurs nailïent par petits bouquets à raiffelle des feuilles.
Le c a l ic e eft dune feule piece blanche, arrondie à là bafe, enfuitc
plus étroite en forme de tuyau, dont l’orifice eft fort court.
La c o r o l l e eft blanche, d’une feule piece ; fon tube eft fort court,'
& il eft partagé par le haut en cinq lobes inégaux , appliqués l’un fur
l’autre par un de leurs côtés : elle eft attachée à. la paroi interné & fu-pé-
rieure du tube du calice.
Les étam in e s font cinq an th e r e s , chacune eft appliquée fous une
des dentelures d’un feuillet qui eft placé à la paroi interne du tube de
la corolle. Ce feuillet eft large, long, à cinq dentelures ; il fe courbe à
fon fommet, & cache entièrement l’orifice de la corolle.
Le p is t il eft un petit ovaire arrondi , attaché au fond du calice -,
il eft furmonté d’un s t y l e lon g, charnu, terminé par un s t igm a t e
obtus.
La corolle ne s’épanouit pas ; il faut écarter fes lobes & lever le
feuillet pour appercevoir les antheres..
L ’o v a ir e devient une b a ie jaune à trois loges., remplies chacune
d’une am an d e à deux cotylédons, de couleur violette , pointillée de
blanc. Cette amande eft couverte d’une fubftance douce, gélatineulé
Sc fondante que les Créoles fucent volontiers. Cette amande , qui
eft enveloppée d’une membrane d’abord blanche, devient roufle en
vieilliflant : elle a la forme de la graine d’un cainicier. La coque de cette
baie étant feche eft fragile.
Ce fruit eft nommé GRAINE MAKAQUE par les Créoles, & ce
nom eft indifféremment donné à pluiieurs antres fruits que les finges
mangent.
Cet arbriifeau eft appellé AYMOUTABOU par les Galibis ; il croît
dans l’île de Caïehne & dans laGuianè , fur les terreins qui ont été
défrichés.
Les fleurs exhalent une odeur tout-à- faitf' femblable à celle des
fleurs du Seringa.
Il étoit en fleur & en fruit au mois de Juillet.
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