
R A C A R I A, (T a b v ia 382.)
CAL. . .
STAM . \ defifiçrantur.
PIST. . . .J
PER. D r u p a o v a u , g la b ra , fu b lu te a , u n ilo c u la ris.
SEM. N u c e s tres, oblongæ , angulatæ, extùs convexa;, fimul jundæ,
quandoque binæ, ex unâ parte planæ, ex altera convexa ; fæpiùs
única nux ovata, acuta. N u c l e u s viridis, teña fragilis.
RACARIA fylvatica. ( TABULA 382.)
F r u t e x c a u l e s íimplices, decetn-pedales è radice emittens. Fol
i a alterna , pinnata, trijugata; f o l io l i s ovatis, acutis, glabris, inte-
gerrimis, coftæ triangulari adnexis , fuperné iri acumen deíinenti, ad
baíim craffiori ; paulo fupra hanc bafim tuberculum prominet quinqué,
plus vel minus, aculéis rigidis munitum. F r u c t u s racemofi, terminales.
D r u p a fucculenta, acida. N u c l e u s viridis, faporis pili immaturi.
Fruéhim ferebat Augufto.
Habitat ad radices montis Serpent dicti.
E x p l i c a t i o T a b u Læ t r e c e n t e s im æ o c t o g e s im æ s e c u n dæ .
i. E x tremí tas cofia folíola ferens.
z. Fruclus.
y. OJficulum quafi decorticatum.
4. Ojficula dúo.
5. Fruclus cum tribus ojficulis , tranfversh fcifius.
6. Amygdála.
LE RACARIER. ( P lanche 382)
Cet a r b r is s e a u s’élève à la hauteur de dix à douze pieds. Son
t r o n c eft droit, & a environ trois ou quatre pouces de diametre. Son
é c o r c e eft mince , lifte , & conferve la marque des pédicules des
feuilles qui font tombées, & un peu au defliis de chaque impreflïon
il y a un tubercule d’où fortent des épines dures , longues de trois
ou quatre lignes. Son b o is eft blanc &t fort dur. Les f e u il l e s font alternes
ternes «¿conjuguées, à deux ou trois rangs de f o l io l e s oppofées.
Elles lont implantées lùr une côte triangulaire qui porte à fa naiifance
un talon fort gros Sc ligneux. Cette côte eft longue d’environ dix
pouces, & eft terminée par une pointe. Le premier rang des folioles
eft placé à cinq ou fix pouces au defliis du talon de cette côte. Elles
font ovales, entières, pointues, minces, vertes, fermes, longues de
fept à huit pouces, fur trois & demi de large ; elles font traverfées
par une côte faillante en deflbus, d’où partent plufieurs nervures latérales
qui s’anaftomofent les unes avec les autres, avant d’arriver au
bord de la foliole. Ces folioles font d’inégale grandeur ; les fupé-
rieures font les plus larges. Au defliis de la naiflance de la cote qui
porte ces folioles, eft un tubercule chargé d’épines dures & roides..
Tous le$ pieds que j’ai vus, étoient fans branches.
Je n’ai pas pu obferver la fleur de cet arbrifleau ; il étoit en fruit.
Ces fruits étoient difpofés en maniéré de grappes aufommet du tronc:
ils avoient la grofleur & la forme d’un gland. L e c o r c e etoit jaune
& épaifle; elle couvroit une fubftance molle &C acide, fous laquelle
étoient trois noyaux oblongs, triangulaires, qui le touchoient par leurs
faces internes, &c dont la face extérieure étoit convexe. Chaque
noyau contenoitune a m a n d e verte, qui avoit le gout du pois vert.'
Quelquefois il n’y a qu’un feul noyau, & pour-lors il eft ovoïde. Lorf-
qu’il n’y en a que deux, ils font applatis, appliques 1 un contre 1 autre,
& convexes à leur lùrface extérieure. Le pédoncule de ce fruit, qui eft
ligneux, étoit profondément enfonce dans fa fubftance, & je n y ai
obfervé aucune trace du calice.
J’ai trouvé cet arbrifleau dans les forêts qui font au bas de la montagne
Serpent, qui répond au quartier d’Aroura.
C’étoit dans le mois d’Août.
Ex p l ic a t io n d e l a P l a n c h e t r o i s c e n t q u a t r e v in g t -d e u x ie m e .
1. Extrémité de côte qui porte les folioles.
2. Fruit, ■
3. Fruit dont une partie de Vécorce eft enlevée 0 laijfe voir le noyau.
4. Deux noyaux comme unis enfemble.
Suppl. D