
XX. POLYANDRlA MONOGYNIA.
T H O A. { T a b ü LA 3 3 <j .)
Flores mafiuli fpicati, fpicä intra duos flores femineos nodofd,
articulatd , articulis f i x , fiptem.
CAL. nullus.
COR. nulla.
STAM. Fxlamenxa brcvia , numeroiä , fuprà ßngulos nodos. An-
th e r a e minima:.
Feminei flores ad baßm fpic* , unus utrimme fejßlis.
CAL. nullus.
COR. nulla.
PIST. G e rm en ovatum, St y lu s ferè nullus. St ig m a t a tria aut qua-
tuor, minima, iiibrotunda.
PER. C a p s u l a o v a t a , r u fe fe c n s , u n ilo cu la r is ; cu ju s c o r t e x opperir
fo b fta n t iam , i c t is m in im i s , r ig id is , p u n g e n t ib n s c o n f la t am , teils
f r a g il i a d h x r e n t em .
SEM. unicum, ovatum, edule.
TH OA urens. ( T a bu l a 3 3 6.)
F r u t e x t r o n c o tortuofo, decem-pedali ; ram os tortuofos, fcan-
dentes, emittente, fuprà arbores, edam proceras, iparfos. F o l ia op-
polita , ovata, acuta, glabra, integerrima, brevi petiolata, F lores
axillares & terminales. Suprà corticem trunci, reperitur gummi
genus luteum, tranüucidum.
Floret, fruétumque fort yariis anni temporibus.
Habitat in fylvis Guianx.
Nomen Caribxum th o a .
Accedere videtur ad Ula. H.Malab.1. 7.pag.
T x p l ic a t io T abulae trecente simae t r ig e i im a e sex t^ .
1. Flores mafiuli.
2. Feminei flores,
3. Capfula.
M O N OE C IA , P O L Y A N D R lA M O N O G Y N IA . 87;
4. Capfula fimi-decordicata.
5' Capfula tranfversb fiijfa.
LE T H O A piquant. ( P lanche 336.)
Le t r o n c de cet a r b r is s e a u eft noueux, tortueux : il s’éleye à
dix pieds environ, fur fix pouces de diametre. Son é c o r c e eft ridée,
gerfée & grifâtre.^Son b o is eft blanc & ipongieux ; à meiüre que ce
tronc s’allonge, u pouffe des b r a n c h e s fàrmenteufes & noueufes,
qui fe répandent fur le tronc des arbres, & fur leurs branches. De
chaque noeud fortent des r a m e a u x noueux, oppofés , garnis de deux
feu il l e s oppofées, lifles, vertes, entières, ovales, terminées par une
pointe aiguë. Les plus grandes ont cinq pouces & demi de longueur,
fur environ trois de largeur.
De l’aiflelle des feuilles , & à l’extrémité des rameaux, naiffent
des épis de fleurs mâles, qui ont à leur naiflànce, de chaque côté, une
fleur femelle. L’épi de fleur mâle eft noueux ; chaque noeud eft articulé
l’un au deflus de l’autre, & va toujours en diminuant de grofleur.
Les fleurs mâles font compofées de plufieurs étamines placées fiir
chaque noeud. Leurs f i l e t s font courts, très grêles. Les a n t h e r e s
font jaunes, très petites.
La fleur femelle eft un ovaire oblong, arrondi, furmonté d’un très
petit s t y l e terminé par un s t ig m a t e à trois ou quatre petites éminences
arrondies. Ces deux fleurs n’ont point de calice, ni de corolle.
L’épi de fleur mâle tombe. Il avorte quelquefois un-ovaire.
L’ov a ir e devient une c a p s u l e liffe &£ rouflâtre, à une Feule loge.
Lorfqu’on enleve la première écorce de cette capfule , on trouve une
fubftance feche, compofée de poils roides, couchés, qui fe détachent
facilement les uns des autres, & pour peu qu’il en tombe fur la peau,
ils caufentune grande démangeaifon. - Sous cette fubftance eft une
coq ue fragile qui contient une a m a n d e à deux cotylédons., dont
la peau eft rouflâtre. Cette amande, bouillie ou grillée, -eft bonne à
manger. Les Marays, efpece de eoq-d’Indc, & lesHocos, efpece de
faifans, fe nourriflent de ce fruit qu’ils avalent tout entier.
S s s s s ij
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