
XXXYI. BURSERACEÆ.
BOSWELLIA Roxb., Corom., III, 4, t. CCVII; DC., Prodr., II, 76.
plosslea. Endlrch., in Nov. stirp. mus. vind., Dec., n° 47; ibid.,
Gen., n° 5628.
BOSWELLIA PAPYRIFERA. Nob.
amyris papyracea. Delile, in Cent. pl. d’Afr., in Caill., Voy. à Méroé.
plosslea floribdnda. Endlich., loc. cit. ; ibid., Icon. gen., fasc. X , nis 149
et 120.
( T a b . XXXIII.)
B. foliis in apice ramorum confertis, post florescentiam enatis,
imparipinnatis, tomentosis, 4-5-jugis; foliolis suboppositis ,vixpe-
tiolulatis, ovali-oblongis, acutis, dentatis, utrinque præsertim subtus
tomentosis; sesquiunciam ad 2 uncias longis, 6-8 lineas latis ; floribus
hermaphroditis, in paniculam terminalem dispositis ; capsula coriacea
clavata, trigona, triloculari, trivalvi; loculis 1-spermis; seminibus
obsolète triangularibus, margine subalatis.
Crescit in convallibus fluviorum Taccazé et Mareb (Quartin Dil-
lon et Schimper).
Observation. — C’est un des arbres les plus remarquables de toute l’Abyssi-
nie. Il y est connu sous les noms de Itakk'er ou Makar. Il croît sur les montagnes
qui encaissent le Taccazé et le Mareb, à une hauteur d’environ 4,000 pieds,
au-dessus du niveau de la mer. La partie extérieure de son écorce s’enlève par
feuillets minces, blancs, et analogues à ceux du bouleau. Ces feuillets sont très-
résistants. MM. Quartin Dillon et Schimper s’en sont servis en guise de papier
pour conserver des plantes, et même les expédier en Europe.
Il découle de cet arbre une matière résineuse transparente, d’un jaune légèrement
citrin, (j’une odeur agréable et répandant, quand on la brûle, des fumées
blanches qui ont l’odeur suave de l’encens des Indes. Cette dernière matière,
en effet, est produite, comme chacun sait, par une autre espèce de ce
genre nommée Boswellia serrata.
BALSAMODENDRON. Kunth., Gen. terebint., 16 ; DC., Prodr., II,
76.
ba l sam ea . Gledit., Act. soc. eur. nat. Berol., III, 127.
h e d d e l o t ia . A. Rich., in Fior. Seneg., I , p . 150, t. XXXIX.
BALSAMODENDRUM AFRICANUM. Arnot., in Ann. nat. hist., II I, 86.
HEDDELOTIA AFRICANA. A. Rich., loc. cit..
B. ramulis apice spinescentibus, junioribus pubentibus, foliis 3-
foliolatis, petiolatis, altérais, foliolis obovalibus, basi cuneatis, visco-
sis, apice acutis, margine inæqualiter dentatis, junioribus pubentibus
; floribus subsessilibus, fasciculatis ; corolla calyce subtubuloso
longiori; drupa obovoidea, compressa; putamine osseo rugoso.
Crescit in rupibus montosis convallis fluvii Taccazé prope Tché-
latchékanné ( Quartin Dillon ), nec non prope Enderder, in di-
strictu Choada, in provincia Semiène (Schimper).
Observation. — C’est bien le même arbrisseau que celui qui croît au Sénégal
et que nous avons décrit et figuré sous le nom d’Heudelotia africana.
BALSAMODENDRON KAFAT. Kunth., Gen.tereb., 16; DC., Prodr., 11,76.
B. ramulis apice spinescentibus ; junioribus glabris ; foliis trifo-
liolatis, brevissime petiolatis; foliolis lateralibus minimis, lanceola-
tis, acutis, sæpius abortivis, intermedioobovali oblongoacuto, aut
elliptico, basi angustato, glabro, margine versus apicem obtuse et
obsolete serrato; floribus fasciculatis, brevissime pedicellatis, pe-
talis oblongis, calyce triplo longioribus ; drapa ovoidea, apice acuminata.
Crescit supra tìerragousel, in districtu Choada, provinciæ Semiène,
mense Julio floriferum et fructiferum (Schimper).
Observation. — Je rapporte avec doute cet arbrisseau au Balsamodendron
kafat, Kunth; espèce extrêmement douteuse et avec laquelle elle ne convient
guère que par la forme de son fruit acuminé au sommet.
On la distingue facilement de l’espèce précédente, par ses rameaux et ses
jeunes feuilles glabres-; par ses feuilles dont les folioles latérales sont extrêmement
petites et souvent nulles, offrant quelques dents obtuses dans leur partie
supérieure, et enfin par ses fruits acuminés au sommet.