
STERCÜLIA CINEREA. Nob.
s t e r c u l i a a b y s s in i c a ? R. Brown., in Sait, voy., App. 377; Horsf. et
Benn., pl. Jav. rar., 226.
(T a b . XVI.)
S. foliis petiolatis basi fisso -c o rd a tis, d igitato-3-5-lobis, su perne
pu lv e ru len tis, su b tu s c in ereo -tomen to sis, 5-7-nerviis, lobis ovalibus
a cum in a tis, in te g ris ; flo rib u s .... carpellis coriaceo-membranaceis
ob lo n g is, angustis, apice acumine re cu rv o te rm in a tis , ex te rn e cinere
o -tom e n to sis, in te rn e subvillosis.
Crescit in regione maritima non procul a mare Rubro, Choho
dicta (Ant. Petit).
Observation. — Celte espèce me paraît tout à fait nouvelle. Elle a de la ressemblance
avec la S. tomentosa. Mais ses feuilles sont presque glabres en dessus,
etseulement pulvérulentes, non tomenteuses et grisâtres en dessous, ses carpelles
sont très-allongés et très-étroits, presque membraneux, également tomenteux
et grisâtres extérieurement, et non renflés, d’une couleur jaune dorée, ni presque
ligneux, comme ceux de l’espèce précédente.
Cette espèce est-elle la S. abyssinica de R. Brown, dont M. Bennèt a donné
récemment le caractère? C’est ce que je n’ai pu reconnaître avec certitude
d’après la phrase assez courte du jeune et savant botaniste anglais.
Tribus II. HERMANNLE.
HERMANNIA. Nob.
HERMANNIA e t MAHERNIA aU C to rU m .
HERMANNIA TIGREENSIS. Hochst., in pi. Schimp. A b y s s sect. il, n° 812.
( T a b . XVII.)
H. herbacea, annua; caule erecto ramoso, vix pedali, ramis
erectis, gracilibus, hirtis, pilis stellatis; foliis altemis, brevissime
petiolatis, elliptico-oblongis, acutis, margine serratis, pilosis ; sti-
pulis persistentibus, lanceolatis, acutis, pilosis; pedunculis axilla-
ribus solitariis, unifloris, patulis, folio saepius longioribus, gracilibus,
versus partem superiorem pilosis; petalis erectis oblongis
angustis obtusis, basi longe unguiculatis, ungue marginato ; stami-
num filamentis planis, distinctis, versus partem superiorem dilatatis,
obovalibus ; antheris oblongis apice bifidis ; capsula obovoidea,
centro depressa subpentagona, et dorso sub apice 5-cornuta, 5-
valvi, valvismedio septiferis.
Crescit prope Tchélatchékanné, non procul a convalle fluvii Taccazé
( Quartin Dillon et Schimper ).
Observation. — Cette espèce est annuelle. Elle se distingue de suite par ses
feuilles elliptiques allongées, ses pédoncules grêles, très-longs, divariqués et
uniflores.
HERMANNIA QUARTINIANA. Nob.
m a h e rn ia a b y s s in i c a . Hochst., in pl. Schimp. Abyss., sect. n , n° 1103.
H. suffrutescens ; caule sublignoso, a basi ramoso, diffuso,
hirto ; foliis elliptico-lanceolatis, aut lanceolatis acutis, margine
serratis , breviter petiolatis , subhirsutis , stipulis lanceolatis ,
integris aut subdentatis ; pedunculis oppositifoliis, divaricatis,
apice bifloris ; floribus pedicellatis ; pedunculo hirto ad basin
bifurcationis bibracteato ; petalis obovali-oblongis, obtusis, longe
unguiculatis ; staminum filamentis liberis, in medio abrupte dilatatis
incrassatisque, quasi utrinque cornutis, pilosis; antheris
oblongis, apice bifidis ; capsula globosa, calyce parum accreto ves-
tita, hirta.
Crescit in collibus petrosis circa Adoua, mense Novembre florens
et fructifera (Quartin Dillon, Schimper).
Observation. — Doit-on séparer le genre Mahernia du genre Bermannia,
ainsi que tous les auteurs l’ont fait jusqu’à présent? Nous ne le pensons pas; ces
deux genres ne présentent en réalité aucune différence essentielle qui justifie
leur séparation. C’est le même calice, c’est la même corolle, à estivation spirale
et convolutée dans les deux genres. Ce sont les mêmes étamines, généralement
libres ou à peine monadelphes par leur base, à anthère allongée extrorse
et bifide au sommet : seulement dans le genre Mahernia, les filets grêles à leurs
deux extrémités sont renflés vers leur partie supérieure en un corps transversal
épais, poilu, souvent glanduleux et concave, tandis que dans les espèces
du genre Hermannia ils sont simplement membraneux, dilatés, surtout vers
leur partie supérieure. Dans l’un et l’autre genre, les cinq styles sont ou distincts
ou rapprochés et légèrement soudés ; mais, dans ce dernier cas même,
on les sépare facilement et sans déchirure.
H n’y a donc, selon nous, nul caractère qui puisse servir à distinguer ces
deux genres, et nous proposons de les réunir en un seul.